DIVISION
cécité survenir avec une extrême lenteur; celle forme de cécité est aussi très-souvent occasionnée par une hypersécrétion de l'humeur vitrée et une augmentation de la pression inlra-oculaire dues à l'irritation qu'occasionne le cristallin déprimé. Le résultat final est une amaurose avec diminution du champ de la vision, semblable à celle qui survient dans les cas de glaucome très chronique, laquelle s'accompagne de peu de symptômes extérieurs (1). »
5. Une des conséquences de la division à travers la cornée consiste dans l'adhérence, dans une très-petite étendue, de l'iris à la plaie de la cornée. Cet accident, très-rare, peut survenir même lorsqu'il n'y a pas eu de perte de l'humeur aqueuse au moment de l'opération. On aura recours à l'atropine ou à la belladone pour mettre l'iris en liberté, et si ce moyen échoue, on pourra plus tard pratiquer la section de la bride.
4. Non-seulement la division demande en général à être renouvelée plus d'une fois, mais, de plus, il est souvent avantageux de varier la méthode de division de la cataracte. M. Mackenzie débute d'ordinaire, par exemple, par la déchirure de la capsule antérieure, sans toucher au cristallin lui-même. Puis, souvent, deux mois après celte première opération, il pratique la discision du cristallin. Il a rarement recours d'emblée à celle dernière, à moins que l'âge du sujet ou la couleur de la cataracte ne permettent de supposer que la lentille est molle dans toule son épaisseur. Chez les personnes âgées, la discision convient rarement ou jamais; ce qui convient mieux chez elles à défaut de l'extraction, c'esl la division fréquemment répétée.
5. La division pratiquée une fois à travers la cornée ou la sclérotique détermine généralement l'absorption complète, ou presque complète de la portion lenticulaire de la lentille; mars il reste le plus souvent des débris opaques de la capsule; ce qu'il y a de mieux à faire, c'est de les extraire par une ouverture pratiquée à la cornée ou à la sclérotique, de façon à ce que la pupille redevienne claire. Toute tentative pour les diviser est d'ordinaire inutile el ils résistent à l'absorption. Aucune aiguille courbe ne convient pour la division d'une pareille capsule. Le couteau à iris d'Adams convient mieux; on peut s'en servir pour diviser une portion de l'iris près de la pupille aussi bien que la capsule opaque, ce qui a pour effet d'assurer la béance des parties divisées en y comprenant le sphincter de la pupille. S'il n'y a qu'un simple filament de capsule qui traverse la pupille, il est préférable de ne pas intervenir. Il troublera à peine la vision. On échoue d'ordinaire lorsqu'on essaye de le couper en travers ou de le rompre par pression. Si l'on veut s'en débarrasser, il faut absolument l'extraire.
(I) De Graefe. Archiv. fur Ophtli. 1853, B. IV, Ablh. 2, S. 146.
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SECTION XVIII