DES PROPRIÉTÉS DES LENTILLES. XXXIII
dation dans son entier, c'est la somme de la quantité de réfraction statique R S ou-^- et de la quantité de réfraction dynamique A ou — ; on a donc : 1° -y- = -£- -J — — .
Maintenant qu'est-ce que p? qu'est-ce que q°>.
Ce sont les foyers conjugués, ou distances mutuelles de l'objet et de son image. Or, l'objet est à 4 pouces, et l'image sur la rétine, c'est-à-dire à la distance constante <p; (le globe de l'œil, en effet, ne change pas). On a donc : -£- -\- -±- — -^ — j ^-
ou, plus simplement, en supprimant — de part et d'autre, -£- = -j-,
49. — L'étendue de l'accommodation, quand elle s'exerce en totalité, équivaut donc à l'action réfringente qu'exercerait une lentille de 4 pouces, condensée avec celle qui représente l'oeil au repos.
49 bis. — En d'autres termes, dans l'œil type ou emmétrope, la quantité de réfraction dynamique employée à la vision nette à la distance n, est égale à -J- ou à l'action d'une lentille de longueur focale égale à n.
Cette formule démontre encore que la quantité totale de réfraction développée par l'œil, pour voir nettement à une distance quelconque de ?i pouces, est égale à la somme de la réfraction statique -—- (applicable aux rayons parallèles) et de la réfraction facultative 4-.
division de l'étendue de l'accommodation en parties altquotes.
Corollaire. — La quantité de réfraction dynamique qui mesure l'étendue de l'accommodation peut, pour les besoins de la pratique, être divisée en sixièmes, pour jouer, dans l'étude de l'accommodation, le rôle de parties aliquotes. D'après cette manière de voir, et suivant les judicieuses remarques de M. Donders,
SO. — L'étendue de l'accommodation serait indifféremment représentée par une lentille collective de -~ ou par six lentilles de ~ chacune, condensées en une seule.
L'utilité de ce système de division trouvera plus loin sa démonstration pratique.
On aura cependant une première idée des avantages de l'introduction de cette division de l'étendue accommodative, par l'exposition suivante :
Si la force accommodative totale 1/4 égale à £, représente la quantité de réfraction à ajouter à celle de l'œil normal pour lui procurer la vision nette d'un objet placé à 4 pouces de distance; si l'on supprimait 1/24 de cette force additionnelle, l'objet le plus voisin, encore distinctement visible, ne pourrait plus être qu'à 4 pouces et -^.Supprimons -£t-, et nous le reportons à 6 pouces, supprimons -^- et le voilà à 8 pouces.
En résumé, chaque quantité de — en réfraction répond aux distances suivantes :
Puis, si l'on reporte ces mêmes quantités en sens inverse, en deçà de 4 pouces, on aura :
4", 3" + -f , 3", 2" + -f, 2" -1- -f, 2" + tt> 2". Toutes ces distances correspondant à des différences constantes de ~ de l'une à l'autre, entre les quantités de réfraction.
D10PTRIQUE PHYSIOLOGIQUE.
§ VII. Expression de l'étendue de l'accommodation dans le nouveau système, en prenant pour unité de réfraction l'action d'une lentille de 216 pouces de longueur focale.
Dans ce nouveau système, avons-nous vu, le nombre représentant la quantité de réfraclion développée par l'œil était de 518 unités (48) R S = 518.
Si maintenant l'étendue de l'accommodation, la quantité de réfraction facultative ou dynamique, est représentée par une lentille de 4 pouces, ce sera 54 unités nouvelles que nous aurons à y ajouter. (Voyez le tableau, (45).)
Ce serait alors ce nombre de 54 unités qu'il faudrait diviser en sixièmes égaux, pour représenter les parties aliquotes proposées par M. Donders.
Or, nous avons trouvé que, dans la pratique, cette quantité de ■— était un peu élevée, ne donnant pas un assez grand nombre de parties aliquotes.
D'autre part, une légère modilication, non au système en lui-même — il est admirable, — mais dans les nombres choisis, nous permet d'exprimer la même idée en nombres beaucoup plus aisés à retenir et à manier dans le calcul.
Voici en quoi consisterait cette modification : Nous proposerions d'abord de prendre 3" '/, pour « punctum proximum » de la vision. Ceci n'est pas nous écarter de l'expérience, car M. Donders fixe à 3" '/=. ou 4" ce même point; mais, en le choisissant, nous avons l'avantage d'exprimer en nombres ronds, multiples les uns des autres, toutes les parties aliquotes de l'étendue accommodative.
Le punctum proximum étant donc supposé à 3" 1/2, l'étendue accommodative est représentée par 60 unités de réfraction. Or, si nous divisons ce nombre en dix parties égales, nous avons l'avantage d'un plus grand nombre de parties aliquotes et ensuite celui de les représenter par la série suivante, éminemment simple, et dont la subdivision est de 6 unités de réfraction ou une lentille de 36 pouces.
L'expression : A = 60 sera donc pour nous absolument équivalente à! = rk 0>u lieu de 1/4 du (49)).
tableau représentant l'étendue accommodative a = -7- == réfraction dynamique exprimée en quantités de réfraction, dont chacune est le dixième de l'étendue totale, ou l'action réfringente d'une lentille de 36 pouces.
Au delà du punctum proximum.
En deçà du punctum proximum.