‹ Traité pratique des maladies des l'oeil : (volume 2)Chapitre 90 sur 273 · CXLI · texte numérisé non relu

CXLI

DIOPTRIQUE PATHOLOGIQUE

§ V. Champ périphérique de la vision associée.

170. — Nous avons dit plus haut que la vision complète exigeait le concours des deux yeux. Ce n'est pas à dire pourtant que la vision soit binoculaire dans toute l'étendue périphérique du champ visuel. La position des deux globes, plus ou moins enfoncés dans les orbites, la présence des arcades orbitaires et de la protubérance nasale

enlèvent de chaque côté, ainsi qu'en haut et en bas, une portion plus ou moins étendue du champ superficiel total.

Quand les deux yeux pointent sur un même objet situé sur la ligne médiane, menant les deux lignes gn, dn, tangentes au nez, et passant par le centre optique de chaque œil, on voit que l'espace, hémisphérique est ainsi divisé en trois parties, une médiane B n C, commune aux deux yeux, les deux autres, D et G, limitées aux parties internes de Fis- XLIV- l'une des rétines. Dans cel-

les-ci, la vision est évidemment monoculaire. C'est une simple vision d'avertissement, dans laquelle la direction seule est exacte, mais où les perceptions sont peu nettes.

Ce genre de vision est celui qui reste au strabique, quand il a su faire abstraction des images communes. C'est une fonction d'avertissement.

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