MEMBRANES EXTERNES DE LOEIL
actuel de la science. Quelle est, en considérant les vices de naissance en général, la fréquence comparative des abnprmités congéniales des yeux? — Quelle en est la fréquence sur un nombre donné de naissances?— Sont-elles plus fréquentes dans un sexe que dans l'autre? — En est-il de spéciales à l'espèce humaine? — Occupent-elles d'ordinaire les deux yeux ou un seul de ces organes isolément, et dans ce cas est-ce à droite ou à gauche qu'en est le siège le plus fréquent? — Sont-elles plus répandues chez les individus à iris bruns, ou chez ceux qui ont les yeux gris ou bleus? — L'hérédité est-elle pour quelque chose dans leur production, et, s'il en est ainsi, dans quelle proportion? — On trouvera dans le premier et le dernier des opuscules de M. Cornaz, déjà cités, quelques éléments pour répondre à ces questions; mais jusqu'ici ces réponses sont bien p.ulôt partielles et spéciales à te! ou tel vice de naissance que vraies pour l'ensemble.
Nous n'avons pas à insister sur l'utilité pratique de ce genre d'étude; si elle pouvait être méconnue, il suffirait de rappeler que plusieurs fois des médecins ont pris ces abnormités pour des maladies acquises, et les ont soumises à des traitements irrationnels et pour le moins inutiles.
SECTION II