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ENCÉPHALITE

Villeurs, elle résulte de l'irritation produite par des tubercules de l'encéphale, par la carie du rocher, par de petites embolies artérielles suite d'endocardite, etc.

Dans la seconde enfance, elle se développe sous l'influence du froid et du rhumatisme, sous l'influence des caries du crâne ou de la colonne vertébrale, enfin, après une embolie artérielle pins ou moins volumineuse, provenant des endocardites valvnlaires latentes, si communes chez les enfants.

L'encéphalite qui accompagne la méningite fait partie de cette maladie et se confond avec elle.

L'encéphalite primitive s'annonce souvent par une convulsion qui dure plus on moins longtemps et qui laisse après elle nue paralysie hémiplégique. L'enfant guéri est resté infirme, avec ou sans contracture des membres et ne pouvant marcher ou se servir de la main. La sensibilité est conservée ainsi que l'intelligence, mais celle-ci peut être atteinte et offrir des caractères d'idiotie ou d'imbécillité. Chez quelques enfants il y a des attaques d'épilepsie.

La vision semble normale ; mais à l'ophthalmoscope, on constate toujours de la névrite ou de la péri-névrite avec exsudât griscàtre autour de la papille, sans dilatation des veines rétiniennes. C'est une névrite optique descendante, sans phénomènes de compression cérébrale.

A part cela, les fonctions digestives restent en bon état et la nutrition ne souffre pas. Les enfants peuvent vivre quelques mois ou quelques années dans cette situation et ils ne meurent que de maladie intercurrente, cérébrale ou autre.

Quand ils succombent, on trouve dans le cadavre une partie plus ou moins étendue offrant l'atrophie des circonvolutions cérébrales. Là, les méninges sont épaissies, opalines, infiltrées de sérosité. Le tissu est dur, sclérosé ou induré, résistant, et la substance grise est devenue jaunâtre. Au microscope, les tubes nerveux sont détruits, privés de myéline, réduits à leur axis, et l'on voit tout autour des corpuscules nombreux de névroglie.

S'ils succombent dans l'état aigu, la substance cérébrale est en ce point rougefitre, piquetée de rouge, ramollie, et autour existe une substance cérébrale jaunâtre, un peu molle, également remplie d'un piqueté sanguin considérable.

Contre cette encéphalite, il faut donner le calomel, 20 à 50 centigrammes deux fois la semaine. Si le mal est à l'état chronique, on donnera des bains sulfureux et on fera de l'électrisation par courants intermittents ou par courants continus.

La myélite est quelquefois liée à l'encéphalite ; mais chez un certain nombre d'enfants, elle existe seule, ainsi que je l'indiquerai plus loin.

Elle résulte de l'action du froid sur les membres ou d'une affection rhumatismale articulaire, de la convalescence d'une maladie aiguë, ou du mal de Pott et de la pach\ méningite spinale. Dans ces cas, la paralysie ressemble beaucoup a celle que j'ai fait connaître dans le chapitre des paralysies myogéniques et dans celui des paralysies essentielles (voy. ces mots).

Elle débute par degrés ou subitement, et les enfants sont paralysés do membres inférieurs avec conservation de la sensibilité tactile, abolition de la sensibilité réflexe. Plus lard il survient quelquefois de la contracture ou bien du tremblement lorsqu'on soulève les membres. La température est abaissée localement, et il n'y a pas de trouble de défécation ou de rémission des urines. Les membres s'atrophient un peu, le tissu cellulaire sous-cutané est augmenté d'épaisseur, et les muscles palis sont atteints de dégénérescence granulo-graisseuse.

Les fonctions digestives restent en bon état, ainsi que les organes des sens: seulement dans l'œil, le nerf optique est d'abord rouge cl hyperhémie sympathique

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puis sa nutrition s'altère, il s'atrophie légèrement et finit par offrir une atrophie complète. C'est ce que j'ai fait voir dans mes recherches sur le diagnostic des maladies de la moelle épinière par Vophthalmoscope (1). On y trouvera même des figures chromolithographiées qui représentent ces différentes phases de la névrite optique d'origine spinale.

Les enfants peuvent vivre longtemps dans cet état, reprendre en partie les mouvements de leurs membres inférieurs et marcher d'une façon irrégulière. Cela est rare. Ordinairement le mal est incurable.

Quand les enfants meurent, on trouve une altération de la substance grise de la moelle dans les cornes antérieures. Le tissu en est altéré, granuleux, quelquefois graisseux, il est rempli de corpuscules de tissu conjonctif. Les tubes nerveux atrophiés, en partie disparus, sont privés de myéline et réduits à leur cylindre d'axe.

Contre ces myélites compliquant ou non l'encéphalite, il faut faire des frictions excitantes sur les membres, donner des bains salés ou sulfureux, des (louches de vapeur simple aromatique, appliquer des cautères ou faire des cautérisations pointillées le long du rachis, des électrisations répétées des membres, etc.

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