‹ Traité pratique des maladies des nouveau-nésChapitre 120 sur 472 · JE · texte numérisé non relu

JE

Fie. 32. — Cysticerques ladriques altérés par la vieillesse, provenant des muscles et du cerveau

de l'homme (*).

chets tombent ou sont détruits ; le pertuis de la vésicule se rétrécit ou se ferme tout à fait, et ne laisse plus sortir la tête; la vésicule, en outre, se déforme plus ou moins, acquiert un volume anormal ou se segmente et même se dédouble , mais il ne se produit point de nouvelles têtes de cysticerque (fig. 32).

Le cysticerque ladrique subil avec le temps, comme les autres cysticerques, les altérations que nous avons mentionnées ci-dessus. Des cysticerques trouvés chez riionune dans les muscles et dans le cerveau nous ont offert des déformations et

(*) 1, individu (d'un muscle) dont la vésicule extérieure esl devenue mûriforme, le pertuis esl presque oblitéré; 1, ", le même; la vésicule extérieure incisée et renversée; la vésicule interne, par le côté opposé an pertuis, s'esl couverte de renflements vésiculeux ; -2. individu (du cerveau); vésicule externe déformée, pertuis encore perméable : 2a, rostre <•! couronne de crochets de ce cysticerque, ensevelis dans un pigment noir; grossis 107 fois; ;j. individu (du cerveau) portant deux vésicules; 1'' corps etla tête étant situés dans le prolongement^ui unit les vésicules ;3a. tête de ce cysticerque grossie 12 fois •■! avec sa forme; elle avait acquis une consistance anormale, ses crochets étaient tombés (deux ont été retrouvés libres dans le kyste); 'M>. même tête, au même grossissement, mais comprimée; l'une des ventouses el le rostre sont envahis par du pigment. BOUCHUT. — NOUV.-NÉS. — 7e ÉDIT. 17

altérations variées : chez les uns, la vésicule était augmentée de volume et sou pertuis était oblitéré ; chez plusieurs, elle portait des expansions vésiculaires ; chez l'un elle était double (dicyste). Chez aucun, la tête n'était exsertile ; chez tous, les ventouses étaient noircies par le pigment, et les crochets détruits ou tombés, ou ensevelis dans ce pigment. Il est évident que tous ces vers cystiques, se trouvant chez un même individu, appartenaient à la même espèce ; or, plusieurs des cysticerques décrits ci-dessus et dont les observateurs ont fait des espèces distinctes, offraient entre eux des différences semblables aux altérations et aux déformations de nos cysticerques ; d'où l'on doit conclure que ces vers n'appartenaient point à des espèces ni même à des variétés distinctes , mais qu'ils étaient simplement déformés ou altérés.

Dans le cysticerque de l'observation II, les ventouses étaient bien évidentes, et au centre , se voyait à l'œil nu un point noir formé par la bouche de l'animal et la couronne de ses crochets. Déjà cette couronne de crochets était altérée par un dépôt de matière noire, mais elle paraissait encore bien conservée, et les crochets résistants ne sont pas tombés dans la préparation. Ils étaient au nombre de vingtneuf ou trente. Le col, articulé, rétréci, allongé, communiquait avec le corps transparent , à la surface duquel on pouvait voir une foule de granulations et de plaques calcaires. Ce cysticerque m'a paru être le type de la variété Cysticercus celhdosœ.

Si l'on ajoute ces observations à celles qui sont déjà connues, on verra que chez l'homme les cysticerques du cerveau sont impossibles à reconnaître pendant la vie. La raison en est toute simple. Ces entozoaires ne déterminent souvent pas de symptômes, et les phénomènes morbides auxquels ils peuvent donner lieu n'ont rien de caractéristique.

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