MALADIES DE LA MOELLE ÉPINIÈRE
I och blanc, 1 gramme; sous-nitrate de bismuth.
I i. — Pas de diarrhée. Sous-nitrate de bismuth, 1 gramme.
Température dans l'aisselle, à huit heures et demie, 39 degrés.
13 juin. — L'enfant est tout à fait rétablie de l'état de consomption où elle était tombée. Elle a repris de l'embonpoint et des forces ; elle se promène toute la journée, el ne se plaint de rien. Cependant, au cœur, le bruit de souffle est le même. Le gonflement de la glande thyroïdienne n'a pas diminué ; l'exophthalmie seule est moins prononcée.
Observation IL — Goitre exophlhalmique. — Enfant. — Mademoiselle X..., âgée ■ le ->-ize ans et demi, formée a quatorze ans, a vu ses règles disparaître sans cause au mois de septembre 1867, puis au mois de janvier suivant : il y eut des palpitations, un gonflement de la glande thyroïde et un commencement d'exophthalmie. — Son appétit re>ta le même et les digestions excellentes, mais elle maigrit beaucoup.
On me l'amène au mois de mai 1868, et je constate l'exophthalmie légère, le gonflement assez considérable du cou; des palpitations, 120, avec léger bruit de souffle au premier temps et claquement valvulaire au second; teint animé rouge; pas d'épistaxis; sifflement d'oreilles; céphalalgie temporale; un peu de dureté d'oreilles ; sommeil agité sans convulsions ni paralysie.
Bon appétit; pas de vomissement ni de diarrhée; constipation; urines fréquentes, claires ; engourdissement dans les mains et dans les pieds ; sans anesthésie.
Observation 111. — (Recueillie en 1875 à la salle Sainte-Catherine), fille de treize ans non formée. Il y avait un goitre évident avec ramollissement de la partie moyenne très-saillante, rougeur de la peau et fluctuation comme s'il devait se former un abcès. Les yeux étaient très-saillants sans troubles visuels, mais il n'y avait aucune palpitation ni aucun trouble de la circulation cardiaque ou générale.
Un cas, rapporté par Cbvosteck (l ), est intéressant par son extrême rareté.
Observation IV. — Lue fillette de douze ans, grande, assez mince et un peu anémique. L'exophthalmie, que l'on avait remarquée depuis plusieurs semaines, était considérable ; la sclérotique était découverte dans une étendue de deux ou trois ligne> entre la paupière et le bord supérieur de la cornée. Dans les derniers temps, la vision était devenue indistincte pour les objets éloignés. Le corps thyroïde était ramolli et notablement augmenté de volume. On percevait à la main et à l'oreille un léger souffle au niveau des artères thyroïdiennes; celles-ci, de même que les carotides, étaient plus volumineuses et animées dé pulsations anormales. Cette malade n'avait jamais eu de palpitations, mais elle avait eu parfois des attaques de dyspnée accompagnées de douleur dans les côtés. Le cœur battait violemment, mais d'une manière assez diffuse. Il n'y avait pas de souffle à ce niveau. \^i\ point curieux de cette observation, c'e^t que, de temps à autre, une oreille ou les deux à la fois devenaient très-rouges pendantquelijue temps. Lesseins étaient peu développés. Cette jeune fille n'avait jamais été inenstruée ; elle avait presque toujours vécu à Vienne ; elle était d'un caractère enjoué et sa santé avait toujours été très-bonne, bien que, depuis deux ans, elle se fût plainte de temps à autre de douleur dans le côté et de dyspnée et qu'elle se fatiguât rapidement. Ses antécédents de famille étaient hon>.
La malade fut traitée pendant quelque temps par les courants continus, mais ^ans résultat