MALADIES DE LA MOELLE ÉPINIÈRE
Les maladies de la moelle épinière ne sonl pas très-communes chez tes enfants, pas plus chez les nouveau-nés que dans la seconde enfance.
(1) Chvosleck. Kliltik fur Paduitrie, avril lv~
"chez les nouveau-nés, on a quelquefois observé les traumatisme* de la moelle, et Parrot a cité un cas curie... d'enfant nouveau-né de sept jours, qui était paralysé des membres supérieurs et inférieurs, sans anesthésie et sans trouWe bien Lnmé des fonctions pulmonaires et cardiaques. - L'enfant succomba et dm*, au niveau de la sixième vertèbre cervicale, une rupture complète de la moelle avec écartement de i centimètres comblé par un caillot blanc, dur, et avec altération grauulo^raisseuse des bouts du cordon spinal. Cette rupture était le résultat de fortes tractions opérées pendant l'accouchement sur le tronc de 1 enfant, la tête
étant engagée la dernière (1). . .
' Chez les enfants plus âgés, la moelle est le siège de lésions qu, viennent sans cause appréciable ou sous l'influence du froid des membres inférieurs. Dans ces cas il va une véritable paralysie ascendante. Ailleurs, la maladie résulte d un abcès vertébral ou d'une pacbyn.éningite qui comprime la moelle - d une scierose des cordons antérieurs ou postérieurs - d'une hémorrhagie spinale - d une intoxication saturnine - du tétanos et de la méningite cérébro-spinale, et enfin, de la naralysie dite essentielle del'enfance (voy. ce mot) qui produit la paraplégie.
Cette forme de paralysie est considérée comme une paralysie spinale, mais c est une erreur. La lésion de la moelle est consécutive a l'atrophie granulo-graisseuse des muscles et à la paralysie, mais elle n'est pas primitive.
J'ai aussi vu un enfant tomber lourdement sur le derrière et au bout de quelques jours être paraplégique, puis guérir, ce qui m'a semblé dépendre d'une hémorrhagie traumatique du canal rachidien, hémorrhagie qui aurait comprime la fièvre de la moelle et les nerfs de la queue de cheval.
En dehors des maladies spinales qui ont un nom en pathologie, il y a donc une simple paraplégie complète ou incomplète qui est spontanée ou rhumatismale comparée de fourmillements et de faiblesse des membres inférieurs, sans fièvre ni troubles des fonctions. Une fois cependant j'ai vu une attaque d epdepsie spinale, la seule qui se soit produite en dix-huit mois, ou bien l'amaurose et la
'"chez les enfants, le diagnostic est souvent difficile, obscur, et il resterait douteux sans le secours de la cérébroscopie. Mais comme dans ces cas l'action sympathique de la moelle sur l'œil se traduit par des phénomènes rétino-papillaires d'œdeme ou de paralysie vaso-motrice, l'examen opbtbalmoscopique permet de voir dans l'œil les signes d'une lésion spinale.
\insi que je l'ai établi (2), on trouve alors une hyperhémie plus ou moins considérable de la papille, avec œdème partiel pouvant aller jusqu'à masquer tout a fait l'insertion du nerf optique. A une époque plus avancée, cela peut aller jusqu a une atrophie du nerf optique, laquelle résulte de l'hyperhémie prolongée du nerf. Cette forme de myélite subaiguë, sans fièvre, dure très-longtemps. Elle peut guérir, mais plus souvent elle est incurable. ' . . ,
Des bains sulfureux, des bains salés, des douches de vapeur sur le dos. des applications de teinture d'iode, de cautères ou de vésicatoires 1 elec.nsationpar courants continus, l'usage d'une ou deux gouttes d huile phosphorée, de -25 milligrammes de nitrate d'argent, sont ce qu'il y a de mieux a employer.
(J) ^Bouchut*' todùgnostw'des maladies de la moelle par Vophthalmoscope. Paris, 1865 Gà'Jetle médicale, 1809. et Atlas d'ophthalmoscopie. Pans, 1876.