‹ Traité pratique des maladies des nouveau-nésChapitre 142 sur 472 · Z È N E OU P U N A I S I E · texte numérisé non relu

Z È N E OU P U N A I S I E

Une odeur fétide exhalée par les narines constitue l'ozone ou la punaisie. — Cette maladie, assez commune dans la seconde enfance, constitue une infirmité trèsdésagréable. Elle dépend d'un coryza chronique lié à la diathèse scrofuleusc ou syphilitique. Ce n'est souvent qu'une affection catarrhale dont le produit stagnant et altéré par l'air prend une odeur repoussante; mais, dans quelques cas, il y a ulcération de la muqueuse, dénudation des os propres du nez et carie de ces os. — Cette complication entraîne presque toujours l'aplatissement du nez et la déformation du visage.

Les malades mouchent épais des matières puriformes verdâtres, infectes, et s'il y a carie des os du nez ils rendent en même temps des fragments osseux, plus ou moins considérables.

Traitement. — On doit donner à l'intérieur l'arséniatedc soude, 10 à 15 milligrammes; l'huile de foie de morue, 30 à 80 grammes; l'iodure de potassium, 2 à 3 grammes, et prescrire les eaux iodo-bromurées de Larey, de Salins, de Kreutnack, etc.

Comme moyens locaux, s'il n'y a que catarrhe infecte, des douches d'eau de guimauve, d'eau et de lait, d'eau et permanganate de potasse avec un irrigateur mis dans une narine et que l'on ferme, l'eau entre par une narine et sort par l'autre. — On peut aussi employer le silicate de soude, 1 gramme pour 500 grammes ou une solution de nitrate d'argent, l gramme par litre.

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