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DU DÉVELOPPEMENT ET DE L'EMBONPOINT

Le volume des enfants, leur poids, leur degré d'embonpoint, fournissent des notions générales importantes dont il faut tenir compte, qui peuvent être insnfli-

16 PATHOLOGIE GÉNÉRALE ET SÉMÉIOTIftUE DE L'ENFANCE.

sautes quand il s'agit de formuler un diagnostic précis, mais qui peuvent guider le médecin dans le choix de la nourrice. Ainsi l'on dit : cet enfant ne vient pas bien, il ne prospère pas, et en le pesant chaque semaine on voit qu'il ne gagne que 1)5 on 100 grammes au lieu d'en gagner 250 ou 300. Souvent la faute en est à la nourrice, qui se ménage en donnant peu à teter, ou qui donne un lait pauvre et insuffisant. Dans ces cas, changez de nourrice, et l'enfant reprendra des forces et se développera avec une nouvelle Aigueur (1).

Lorsqu'on observe un enfant malade, son état de maigreur ou d'embonpoint produit sur le médecin une certaine impression, qui souvent suffît seule pour indiquer la nature de la maladie, sa forme aiguë ou chronique, et même sa durée approximative. C'est ainsi qu'il pourra quelquefois reconnaître la diarrhée aiguë, la diarrhée chronique, la dyspepsie ou le rachitisme.

Dans l'état aigu, l'amaigrissement est rapide; les chairs, ordinairement polies, sont molles et pendantes, mais la peau est encore assez ferme ; les rides ne sont pas encore dessinées à sa surface. — Dans l'état chronique, au contraire, outre la flaccidité et la mollesse des tissus, la peau parait avoir perdu son élasticité, elle conserve le pli que la pression des doigts lui imprime, elle est couverte de rides qui se prononcent davantage au moment de la contraction musculaire. — Ln persistance du pli de la peau à la suite de la pression des doigts est surtout marquée dans les maladies de l'abdomen. Elle est assez constante dans l'entéro-colite pour être rangée parmi les symptômes de cette maladie — Dans le rachitisme, la disproportion de la tête et des membres, qui sont relativement plus petits, l'aplatissement latéral de la poitrine, le volume du ventre et le gonflement des grandes articulations suffisent pour établir le diagnostic.

Il faut donc, dans l'étude des maladies de la première enfance, prendre en considération le développement, le poids et l'embonpoint des sujets. On trouvera là des signes qui ont une grande importance, dont la valeur ne peut être laissée de côté sans inconvénient.

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