MORT SUBITE
V l'occasion de la syncope, il est bon de parler de la mort subite chez les enfants : J'en ai vu un certain nombre d'exemples. Dans certains cas, la mort est due à des convulsions réflexes de l'intestin par suite d'entozoaires (1); ailleurs la mort subite est la conséquence de convulsions subites dues à une tumeur latente du cerveau gliome ou tubercule ; — dans d'autres cas, c'est la conséquence d'un accès de spasme de la glotte ou de phréno-glottisme. — Quelques enfants meurent de suffocation dans un accès de coqueluche amenant le spasme de la glotte et la pâmoison avec perte de connaissance ; enfin un accès de pâmoison provoqué par une violente colère ou une scène de cris. — J'ai vu ainsi un enfant de trois ans atteint d'impétigo du cuir chevelu et dont je fis raser les cheveux, qui pendant les cinq minutes de l'opération cria violemment et pleura beaucoup. A peine le barbier avait-il terminé, qu'elle tomba la tête en avant et succomba sans convulsions, le visage bleuâtre et les lèvres cyanosées. A l'autopsie faite avec le plus grand soin, je n'ai rien trouvé dans aucun organe.
Ces morts subites dépendent ou de la syncope, c'est-à-dire l'arrêt primitif du cœur, ou de Y asphyxie, lorsque par spasme de la glotte ou quinte de coqueluche il y a une pâmoison qui étouffe les enfants ou d'une congestion cérébrale subite, par suite d'une tumeur cérébrale.