ULCÉRATIONS DE LA LANGUE
La langue peut être le siège d'ulcérations de nature fort différente. Elle offre des ulcérations aphtheuses, des ulcérations par blessure lorsqu'une dent cariée est brisée, des ulcérations syphilitiques ou scrofuleuses, et enfin des ulcérations de coqueluche.
Dans cette dernière maladie, on trouve souvent à la partie inférieure de la langue, soit au filet, soit latéralement, des ulcérations grisâtres et étendues dont la cause a été longtemps méconnue. On a pensé qu'elles étaient la conséquence d'un effort intérieur qui déterminait une vésico-pustule suivie d'ulcération : absolument comme, dans une fièvre éruptive, le travail morbide engendre une éruption. Il n'en est rien, ces ulcérations qui n'existent que dans la coqueluche sont la conséquence de l'usure de la langue par son frottement sur l'arcade dentaire inférieure au moment des quintes de toux. C'est un phénomène dont j'ai parlé à propos de la coqueluche (voy. page 380).