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DYSENTERIE

La dysenterie est une maladie fort rare chez les nouveau-nés. On pourrait même nier son existence, si on ne l'avait observée au moment de quelques épidémies dysentériques graves.

Strack dit avoir observé uneé pidémie de dysenterie, en 1757, à Mayence, où il aurait vu plusieurs exemples de cette maladie transmise de la mère à l'enfant, et se présenter ainsi d'une manière congénitale. Zimmermann rapporte l'histoire d'une femme de Frauenfeld, qui, ayant eu la dysenterie pendant quatorze jours, accoucha d'un enfant atteint de la même affection et qui mourut au deuxième jour. Strack dit formellement qu'un enfant né d'une mère dysentérique ne peut pas vivre.

Ce sont là des faits rares, que je ne puis contrôler ni critiquer, et que je reproduis seulement à cause de l'intérêt de curiosité qui s'y rattache. Peut-être les médecins dont je viens de citer les noms ont-ils considéré comme dysenterie une simple hémorrhagie intestinale, assez commune chez les nouveau-nés, ainsi que je le dirai un peu plus loin.

La dysenterie se présente chez les enfants plus âgés avec les mêmes caractères que chez l'adulte. La lésion anatomique est la même dans le gros intestin, les symptômes sont semblables et le diagnostic ne présente jamais aucune difficulté.

Contre la dysenterie, il faut appliquer quelques sangsues à l'anus. Ensuite il faudra donner un vomitif avec l'ipécacuanha, une potion avec de l'infusion d'ipéca, 25 centigrammes pour 100 grammes de véhicule; — de l'eau panée, de l'eau de son, de l'eau albumineuse; de l'eau de riz et de l'eau rougie pour tisane. Les bains, les cataplasmes et les lavements d'amidon et de bismuth pourront être employés avec avantage. L'opium enfin, à la dose de 25 milligrammes à 5 centigrammes, devra être journellement mis en usage.

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