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HOQUET

Le hoquet se présente très-souvent chez les jeunes enfants à la mamelle et en bonne santé. On s'en inquiète souvent beaucoup trop, car c'est un accident de peu d'importance. Il n'en est plus de même chez les enfants malades de la seconde enfance ; il acquiert une grande valeur comme signe pronostic défavorable.

Dans quelques cas, c'est le symptôme de vers intestinaux, et Cavasse a rapporté un cas très-curieux où le phénomène avait duré pendant plusieurs mois avec une intensité très-considérable .

Observation. — Enfant de dix ans affectée de hoquet d'une violence peu commune. Les contractions du diaphragme étaient parfois si désordonnées que la respiration ne se faisait plus que par soubresauts, et que l'enfant paraissait alors sous le coup d'une mort imminente par asphyxie.

Ce hoquet durait, en moyenne, huit heures par jour; les accès étaient d'ordinaire d'une heure ou deux et cessaient complètement pendant le sommeil.

Ce phénomène morbide était celui qui avait le plus frappé les personnes qui soignaient l'enfant, surtout à cause de la suffocation qui les tenait dans un perpétuel état d'épouvante ; mais il n'était pas le seul : l'appétit était devenu capricieux; la petite malade avait dans la gorge la sensation d'un corps étranger; elle se plaignait de maux d'estomac, d'oppressions, de palpitations; elle était très-pâle; la face cutanée des paupières inférieures était bleuâtre. Il y avait de la chlorose; la nutrition était évidemment en souffrance.

Comme l'enfant avait rendu quelques lombrics, on lui donna du calomel qui fit rendre d'autres vers en assez grand nombre, et elle fut guérie (1).

(1) Cavasse, Gazette des hôpitaux, 1867, page 452.

RÉTENTION DU MÉCONILM. 003

L'état convulsif du diaphragme, qui est la cause du hoquet, es! souvent déterminé chez les enfants bien portants par L'avidité qu'ils mettent a téter. On sait, dit Gardien, qu'une impression vive peut faire cesser le paroxysme du hoquet qui ne reconnaîtrait pas pour cause une matière irritante , mais il serait dangereux de recourir à ce moyen pour dissiper le hoquet chez les enfants : les effrayer, c'est toujours les exposer à de grands inconvénients.

Traitement. — On peut faire disparaître le hoquet en donnant une ou plusieurs gouttes de vinaigre pur, des antispasmodiques, des opiacés à l'intérieur; mais ce moyen n'est pas convenable pour les enfants. Les applications froides à l'épigastre ou l'ingestion de petits fragments de glace réussissent assez bien dans cette circonstance. On peut espérer interrompre ce phénomène nerveux par des révulsifs aux jambes, et mieux par la sternutation que provoque l'aspiration de quelques grains de tabac. Il disparaît assez facilement, dit-on, sous l'influence d'un moyen bizarre proposé par Piretti (1), et qui consiste dans la compression de la circonférence d'un poignet au niveau du carpe, et principalement parla pression du poignet droit. Dans le cas où le hoquet résulte de la présence d'entozoaires dans les voies diges • tiws, il iaut donner du semen-contra, de la santonine ou du calomel(2).

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