LÉSIONS DE L'INTELLIGENCE
Ténia. — Wepfer. Cas d'une fille de sept ans, cataleptique, puis épileptique et imhécile pendant plusieurs années, guérie par l'expulsion d'un ténia (2). — Girardin. Cas de manie guérie par l'expulsion du ténia (3). — Ferrus. Homme atteint de folie et mis à Bicètre ; expulsion d'un ténia, guérison de la folie. — Fourreau de Beauregard. Penchant au crime guéri par l'expulsion d'un ténia. — Esquirol. Manie aiguë guérie par l'expulsion d'un ténia ; un an après, récidive de la même manie, guérison définitive après une nouvelle expulsion d'un ténia. Autre fias : Femme aliénée et hystérique; expulsion d'un ténia, cessation du délire; expulsion d'un second ténia, guérison de l'hystérie (4). — J.-B. David. Aberration mentale, ténia (5). — Wood. Cas de folie guérie par l'expulsion d'un ténia (6).
Lombrics. — Prost a cru pouvoir déduire de ses autopsies que les affections mentales dépendent souvent de la présence des vers dans l'estomac ou l'intestin. — Enfant de onze ans, stupide dès son bas âge, convulsions fréquentes ; expulsion d'un grand nombre de vers par suite d'un empoisonnement, guérison des convulsions et retour de l'intelligence (7).— Esquirol. Aliénation mentale avec fureur par des lombrics et des oxyuresfSj. — Michel. Fille de dix ans, épilepsie depuis cinq ans, symptômes graves, idiotisme; expulsion pendant plusieurs jours d'ascarides lombricoïdes, retour à la santé et à la raison (9). — Rolland. Manie furieuse guérie par l'expulsion de vei's lombrics par le vomissement (10). — P. Frank. Terreurs sans cause, délire violent; vermifuge; expulsion de quatre-vingts lombrics; guérison (1J). — Exaltation des facultés intellectuelles. — Zhnmennann cite l'observation de Pechlin, d'un enfant affecté de vers et d'une faim insatiable : « Il eut pendant toute sa maladie une mémoire extraordinaire et un génie plus que médiocre ; mais il perdit l'une et l'autre dès qu'il fut rétabli (12). »
(1) Davaine, Traité des entozoaires et de» maladie» vermineuttt de Vhomme et de» animaux domestiques, '1" édition. Paris, 1S7S, in-8. — (2) Wepfer, eité par Baumes, ouvrage cité, p. 268. — (3) Girardin, Académie de méd., séance du 23 septembre 1834. - i Esquirol, Acad.de méd., même séance; Arch. (jeu. de méd., '1 série, t. \l, p. -J7*. et de» Maladie» méritâtes. Paris, 1838, t. I, p. 13. — (5) David, Gaz. méd., 1843, t. XI. p. 3'.). - 6 Wood, The Lancet, 1851, et Bull de thérap., i. IX, p. -2S-2. — (7) Prost, Ga*. salut., 17tii. eiié par Baumes. — (8J Esquirol, Journ, </<• SédiUott t. XIX, p. 133, et Huvelier, thèse, 1820, p. 17. — (9) Michel, Huit, de tltcnip., t. XXII, p. 37."). — (10J Rolland, Journ. de méd. de Toulouse, mars 1845, et Huit, dethérap., t. XXYllI, p. -108. — (11) Frank, OUVT. cité, t. Y, p. 379. — (12) Zimmermann, Traité de l'expérience, chap. IV.
B0UCHTT. — NOUV.-.NÉS. — 7e ÉDIT. 3'J
Oxyures. — Giraudy. Mélancolie; jeune homme de seize ans, guéri après plusieurs évacuations d'ascarides vermiculaires (1).