‹ Traité pratique des maladies des nouveau-nésChapitre 397 sur 472 · TUTEUR LACRYMALE. 8 T · texte numérisé non relu

TUTEUR LACRYMALE. 8 T

le renversemenl du cartilage tarse, ce qui forme un ectropion à la paupière supérieure. Ce renversement est, en général, sans conséquence; il cesse dès qu'on abandonne ld paupière; mais chez quelques enfants il persiste, et l'on ne peut réduire

cette luxation des cartilages tarses qu'en glissant un corps étranger sous la paupière, et en se servant de la main pour les replacer dans leur position naturelle. Pour ne pas avoir tous les embarras d'une telle opération, il faut éviter ce déplacement du bord de la paupière. Si l'enfant résiste quand on veut lui ouvrir l'œil, il ne faut pas insister; on doit se contenter d'écarter légèrement les paupières, juste ce cpi'il faut pour passer le pinceau chargé de nitrate d'argent au-dessous d'elles. En ne luttant pas contre le petit malade, on est certain de ne pas déterminer ce renversemen t , si difficile à réduire dans quelques circonstanci s.

\ la suite de L'opfathalmie purulente il reste quelquefois sur la cornée des taies qui provoquent des mouvements oscillatoires dans les yeux. On peut alors, à l'exemple du docteur Lawson (1), faire la section des muscles droits internes. L'exemple qui suit est fort curieux sous ce rapport :

Observation. — Mouvements oscil!"to>res des [/eue; section des muscles droit* internes; grande amélioration de la vue. — .1. S.... âgé de sept ans, fut admis au grand hôpital du Nord, dans le service de M. Lawson. I! était complètement aveugle de l'œil droit, était atteint d'un staphylôme de la cornée, suite d'ophthalmie purulente dans l'enfance. A l'œil gauche, le bord pupillaire de l'iris était adhérent à nue cicatrice de la cornée, consécutive à un ulcère perforant. Les deux yeux oscillaient continuellement, en sorte que cet enfant ne pouvait distinguer nettement aucun objet. Eu allant et venant dans la salle, il se heurtait fréquemment contre les lits, et il lui était impossible de ramasser à terre les corps de petite dimension. S'il voulait examiner quelque chose, il poussait, avec les doigts de la main gauche, le globe oculaire cria commissure interne des paupières et l'y maintenait pendant qu'il dirigeait sa tète rers l'objet. Il y avait strabisme convergent, et c'étaient les muscles droits internes et les obliques supérieurs qui semblaient être les principaux agents du mouvement oscillatoire. Dans l'espoir de le faire cesser et de rendre aux veux plus de tixité, .M. Lawson coupa le droit interne de chaque coté. I! en résulte un avantage marqué. .Non-seulement la physionomie de ce malheureux enfant est mieux qu'auparavant, mais il peut se promener aisément dans la salle, sans se heurter contre les meubles, distinguer les objets à la distance de quinze ou vingt pieds, et ramasser des épingles sur le plancher. Il est capable maintenant de monter un escalier, tandis qu'avant l'opération il n'osait le faire qu'en marchant sur les mains et les genoux. Les mouvements oscillatoires des yeux ont considérablement diminué, et il n'a plus besoin, pour

regarder, de fixer son œil à l'aide des doigts.

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