VICE? DF. CONFORMATION DES DOIGTS
véritable accès de goutte. — J'ai vu quelques faits de ce genre qui ue m'ont jamais offert de gravité, et, eu 1869, Debout eu a rapporté plusieurs autres (1).
Observation I. — M. de C..., jeune homme de vingt-cinq ans, chez lequel la goutte a débuté à l'âge de dix ans par une douleur aiguë survenue la nuit dans le gros orteil, et qui a eu depuis, chaque année, une ou plusieurs attaques de goutte franche et indiscutable.
Observation II. — M. Albert F..., jeune homme de quinze ans. père et grand-père goutteux, a accompagné cette année le premier à Contrexéville. Il souffre depuis deux ans et a eu à son arrivée une légère attaque ici même. La goutte a débuté, comme chez le précédent, par l'orteil; mais, dans d'autres attaques, a successivement envahi la cheville, l'autre pied, puis un genou.
Observation III. — Les deux enfants d'un goutteux, M. F..., garçon et fille, ont vu, à douze ans, survenir leur premier accès. Le grand-père de ces enfants était également goutteux.
Observation IV. — Enfin M. G..., âgé de trente-huit ans, goutteux et fils de goutteux, que j'ai vu il y a à peine un mois, m'a dit avoir été réveillé deux fois la nuit par son fils, âgé de quatre ans à peine, qui se plaignait de douleurs au gros orteil (huit, analogues à celles qu'il ressentait lui-même; elles disparaissaient du reste dans la matinée, à la suite de frictions.
Des boissons abondantes à peine alcalines, telles qu'un litre de chiendent et de pariétaire avec 50 centigrammes de bicarbonate de soude, 15 centigrammes de carbonate de lithine, ou l'eau de Saint- Galmier, de Saint-Alban et de Contrexéville, des cataplasmes de farine de lin délayée à froid dans la décoction de ciguë et de la gymnastique ou beaucoup d'exercice a pied sont tout ce qu'il convient de faire contre les petits accès de goutte de l'enfance .