DE LA TUBERCULOSE GÉNÉRALISÉE
glandes, des séreuses, de la peau et du tissu cellulaire, des différents viscères des
os, formées par la phlegmasie latente ou chronique de ces diverses parties.
169. Les phlegmasies qui constituent les accidents secondaires de la scrofule ont une marche spéciale, lente, subaiguë,, et donnent lieu à une suppuration séreuse, prolongée ou à des ulcérations froides stationnaires, interminables.
470. La scrofule tertiaire est caractérisée par la formation des tubercules dans les parties précédemment affectées de scrofule secondaire.
471. Tout tubercule doit être considéré comme une conséquence de la scrofule. 47:2. Les tubercules sont toujours la conséquence d'une métamorphose des
exsudations scrofuleuses antérieures, lesquelles entrent en régression, c'est-à-dire sont frappées de mort et tombent dans un état de dégénérescence moléculaire.
473. Les tubercules sont assez souvent la conséquence des maladies aiguës et des fièvres éruptives antérieures de l'enfance.
474. En voyant les granulations fibro-plastiques, produit d'inflammation, se transformer en tubercules, il est évident que la tuberculisation est la conséquence d'un état phlegmasique.
475. On naît presque toujours avec la scrofule, et ce sont les différentes conditions extérieures qui la font éclater.
476. Le scrofulisme se reproduit des parents à leur descendance, tantôt sous une forme semblable, tantôt par des manifestations différentes qui sont la métamorphose de la scrofule héréditaire.
477. Quand la scrofule se développe pour la première fois dans une génération, c'est toujours à la suite des privations, de la misère, du mauvais régime, des habitations insalubres, humides, privées d'air et de lumière, ou des maladies éruptives.
478. La diathèse tuberculeuse et la scrofule que l'on a quelquefois séparées sont une seule et même diathèse.