PREMIÈRE PÉRIODE DE LA BLENNORRHAGIE
l'urëthre; l'injection se trouvait ainsi limitée par Ue longueur de la canule de la seringue qui était envi' ron de six à sept cenlimèlres, puisque le jet liquidi par une disposition ingénieuse, au lieu d'éire pou8t4 en avant, était refoulé en arrière. J'ai substitué à cett seringue un autre petit instrument, d'un mauiemeg beaucoup plus commode, et qui n'est en réalité qu'uaj réduction de mon porte-topique urélhral ; je l'ai <?^ signé sous le nom de bobine uréthrale.
Fie, s. — Bobine uréthrale, du D' Lanplehecl, pour le
Irailement abonir de la bleiinurrhagie.
t, Oliic. — t. Sonde. - i. Uindrin.
La bobine uréthrale (fig. 2) se compose : 1° d't mandrin en baleine de vingt-deux cenlimèlres;aur moitié de sa longueur, la tige de baleine est affinée^ dépolie, formant ainsi le corps d'une véritable bobine. Ce mandrin se termine antérieurement par une olive ; 2' d'une sonde droite n° 16, en métal ou en gomme, de onze centimètres de longueur; le mandrin doit pouvoir glisser très librement dans le canal de la sonde.
Pour se servir de cet instrument, on enroule, sur limie la longueur de la bobine, une mince couche de
BOBINE UHÉTHRALE 1S
ouate hydrophile ', qu'on imhibe d'une solution de nitrate d'argent comprenant un gramme de ce sel pour vingt -cinq grammes d'eau distillée; masquant ensuite la bobine avec la sonde, on introduit le tout dans Turèthre k une profondeur de huit centimètres environ. On tire alors la sonde vers soi et on découvre ainsi le coton imprégné de nitrate, lequel se trouve en contact immédiat avec la muqueuse uréthrale. Ce moment de l'opération, le plus pénible, est néanmoins très supportable, et la sensation ne dépasse pas le plus souvent celle d'une forte chaleur, sans aller jusqu'à la cuisson aiguë. Au bout d'une k deux minutes, on retire l'instrument et l'opération est terminée.
Pendant les premières heures qui suivent, la miction est asseï dilRcile et un écoulement très épais s'échappe du méat; mais après quarante huit heures, dans les cas heureux, tout a complètement disparu et la guérison est acquise. Quelquefois deux ou trois introductions de la bobine sont nécessaires; elles doivent alors être espacées au moins de trois jours. Enfin si on n'obtient pas une cessation complète de la sécrétion blenutirrhagique, celle-ci se trouve toujours considérablement diminuée, et cède ensuite facilement aux injections de sulfate de zinc.
• Pour préparer celle ouaie, il suffit de (remper, pendaiil tfuKtques instants, ilu coton ordinaire dans une solution bouil* latile de potasse. On Tait ensuite sécher, et la onale. conservée à l'abri de rtiumidilé, prend alors l'eau connue une éponge.
DHUXIÉMB
TERIODES
Deuxième période de la blennorrhaKic. — Copahu, origine, récolte,, fal si 11 cation s. — Action physiologi que du copabu sur le tube digeslir, les voies respiratoire», la peau, la muqueuse des voies iirinaires. — Drines copahKSres. — Le copahu agit directement par sa présence dans l'urine pour guérir la blennorrbagie. ~ L'c.iseiice paratt nn être le principe actif. — Eau distillée de copaliu. — Ciibfbe. — Santal. — Matiro- Banmcs du Pérou, de Totu, de Gurjun. — Injections isolantes.
TroisfËme pi^riode. — Conduite h tenir au moment delà guérison. — Rechutes. — Influence des dîathéses. — Une femme saine peut-elle communiquer la blennorrbagie?
La première période de la blennorrhagieesl passée: sous rinduence du Irailement, la verge a repris son aspect nornifil, le gland n'est plus liitnéQé, l'inlillralion du prépuce a disparu et les lèvres du méat ont perdu leur couleur rouge-cerise. Les douleurs, pendant la miction, se sont éteintes, un léger chatouillement, une sensation de chaleur au moment du passage de l'urine, en restent seulement les derniers vestiges.
Cette deuxième période de la blennorrhagie est caractérisée par un écoulement laiteux et Jaunâtre,
marquant le linge de taches d'une leinle jaune-verd&tre ; u durée est en moyenne de quinze h. ^ingt jours.
L'évolution complète de la maladie, c'estrà-djre le passage régulier d'une période à une autre, n'est pas chose absolument indispensable ; car, sons la .«eule influence des injections astringentes, la blennorrhagie peut disparaître complèfemenl après la première période, au bout de huit à dix jours environ.
Une fois la deuxième période, ou période d'état, constituée, lo moment est venu de mettre en usage lesantibiennorrhagiques, tels que le copahu, le cubèbe, le santal, le malico, etc.; le premier de ces médicaments, par son importance, doit attirer sur-
)Ut notre attention.
Le copahu, appelé improprement haume, est une oléo-résine ; on le retire d'un grand arbre originaire de l'Amérique du Sud, le Copa/iifera officinalii, de la famille des légumineuses. Pour recueillir celte précieuse résine, ou pratique sur l'écorce de ces arbres une incision profonde, et le copahu en découle en grande abondance. Cette récolte se fait l'été et peut répétée plusieurs fois pendant la saison. Le copahu est un corps huileux, d'une couleur irée, ayant une odeur spéciale fort désagréable, une saveur nauséeuse caractéristique. Le copahu compose de deux parties bien distinctes, d'une île essentielle et d'une résine. L'essence de copabu un liquide transparent, incolore, ayant, â un 1res it degré, l'odeur et la eaveur du copahu ; elle est