‹ Traité pratique des maladies des organes sexuelsChapitre 11 sur 98 · INJECTIONS ASTRINGENTES · texte numérisé non relu

INJECTIONS ASTRINGENTES

jfroyen de l'éviter. Les rélrécÎBaemenls d'origine tennnrrhQgique, qui sont de beaucoup les plus

tombreux, dépendent das lésions de la muqueu&e réées par la blennorrhagie chronique, et non des

Bjections.

au I

En résumé, nous prescrirnuR donc, dès le début

la blennorrhagie, des injections légèrement astrin-

ites, et nuus emploierons de préférence le sulfate

qui est le modiflcaleur par excellence de la

luqueuse uréthrale.

Conséquent avec le principe sur lequel est fondé la méthode astringente, on recommandera surtout au malade de ne pas prendre de bains et de s'abstenir loule tisane délayante, principalement lorsque Ile-ci est compliquée d'une poudre diurétique. « La mière condilion pour guérir un organe malade, dit le D' Ed. Langlebert, est le repus de cet organe. Or les boissons mucilagineuses et diurétiques, en imposant à l'urèthre un surcroit de travail, par d'inintes émissions d'urine, fatiguent la muqueuse, cela même, augmentent l'indammation dont le siège. Il y a plus, c'est que cette nécessité r fréquemment irrite le col de la vessie, et iToque ainsi l'inflammation, qui d'abord est limitée partie antérieure du canal, à s'étendre aux parprofondes. Ainsi, d'une part, augmentation de llément inflammatoire, d'autre part extension le du mal aux régions postérieures de l'urÈlhre, est le double cl fâcheux résultat de l'emplni des lissons diurétiques au début de l'uréthrite aiguè. La

to PREMIÈRE PÉRIODE DE LA BLENNOBBHAGIE

tMorie et l'observation clinique sont ici d'accoi pour confirmer ce fait... Je suis donc adverst déclaré de la méthode dite an liph logistique dans traitement de la hlennorrhiigie nrélhrale à son débi Lorsque, sous l'empire de fausses doclrinee, médecins croyaient utile de faire couler leurs malades, pour chasser de l'organisme le virus vénérien qu'ils y supposaient introduit., l'emploi des antiphlogistiques pouvait avoir sa raison d'être; mais aujoum, d'hui qu'il est prouvé et admis par tous, que la bli norrhagie est une maladie locale, une telle médicalic ne se comprend plus. Loin d'exciter l'écoulement, de l'entretenir, il faut, au contraire, chercher à le tarir le plus vite poxBible. Guérissez donc promplement vos malades, c'est le meilleur moyen, tout en abrégeant leurs souffrances, de les préserver des complications qui sont la suite ordinaire de l'uréthrite trop longtemps prolongée '. »

En conséquence, on recommandera simplement, comme boisson, de l'eau de goudron à prendre pendant les repas, ou dans leurs intervalles, à la convenance du malade. L'expérience a démontré, en effet, que le passage dans les urines des principes résinoïdes du goudron était favorable au traitement de la chaude pisse .

Le traitement, pendant la première période de la blennorrhagje se composera donc : 1° d'injections

ANTISPASMODIQOEB. — HYGIÈNE 11

astrinfçentes principalement à base de sulTule de zinc el additionnées, suivant les cas, de laudanum, d'un sel de moqthiDe ou d'alropine ; S" d'eau de goudron comme boisson, ou encore, si le malade le préfère, de quelque sirop balsamique, de loin, de bourgeons du sapin, etc., étendu d'eau.

Dans certaines blennorrhagies 1res aiguës, lorsque pendant la nuit des érections douloureuses et incessantes enlèvent le sommeil, on aura recours soit au camphre agglouiéré en pilules, soil aux bramuree de potassium ou de camphre pris en forte proportion. Le camphre constitue en effet, avec les lavements laudaniséï, le meilleur remède que nous ayons sous fa main, pour combattre l'irritation naissante du col de la vessie, d'où dépend cet érélhisme sexuel si pénible, qu'on observe parfois dans le cours de la blennorrhagie.

Le malade devra pendant tout le cours du traite- BoumelLre à une hygiène sévère. Autant que poesible, il évitera toute fatigue corporelle comme la marche, la danse, l'équitalion, l'effort, etc.; il portera des le début de l'afTecUon un suspensoir destiné h ter tout froissement du testicule, car un choc, le léger, pourrait devenir, en pareil cas, le point départ d'une épididymite blennorrhagique. Le caK, les liqueurs, le vin pur el surtout la bière seroni complètement proscrits. Toutefois dans certaines conditions sociales, oCi l'abstinence éveillerait des ipçona, on pourra sans un trop grand dommage, contenter de se réduire & la portion congrue. Les

ces it Hfeart.

PREMfÉRE PÉRIODE DE LA BLENNORRHArilE

■ asperges, les mets de haut goùl seront également I Ruppriméf:. La Rocîélé des femmes devra €t redélaissée,

■ car mieux vaut fuir la ientalion que d'y rdelsler.

f Nous dirons peu de chose de la prophylaxie de la

blennorrhagie ; elle esl d'ailleurs contenue tout entière dans la contre partie de la fameuse recette donnée par Ricord pour attraper la chaudepisse : u Voulez-vous, disait-il, attraper la chaudepisse? En voici les moyens- Prenez une femme lymphatique, pâle, blonde plutôt que brune, aussi fortement leucorrhéique que voua pourrez la rencontrer; dînez de compagnie, débutez par des huîtres et continuez par (les asperges, buvez sec et beaucoup, vins blancs, Champagne, café, liqueurs, tout cela est bon, danoez « la suite de votre repas et faites danser votre compagne; échauffez- vous bien et ingérez force bière dans la soirée; la nuit venue conduisez-vous vaillamment, deux ou trois rapports ne sont pas de trop et mieux vaut davantage; n'oubliez pas le lendemain de prendre un bain chaud et prolongé, ne négligez pas non plus de faire une injection préservatrice; ce programme rempli consciencieusement, si vous n'avez pas la chaude pisse c'est qu'un Dieu vous préserve. »

Une propreté exquise peut être comptée au nombre des plus sûrs moyens prophylactiques : Vénui sortant de l'onde a rarement donné la chaudepisse.

TBAITEMENT ABORTIF

Lorsqu'une blennorrhagie est tout à fait à son début, il est possible, en louchant délicalcment 1& partie antérieure de l'urèthre avec une solution de nitrate d'argent, de l'arrêter immédiatement .

Ce traitement radical peul, dans certaines circonstances, rendre les plus grands services et, noua verrons, à propos de la blennorrhagie chronique, contre laquelle on l'emploie sur une large échelle, l'il n'est nullement dangereux.

On doit cependant dans les cas simples, alors l'aucune raison de Tamille ou autre, n'implique la «essité d'une guérison immédiate, donner la préfé- DCe au traitement méthodique; il est moin» dou- , mieux accepté des malades et, de plus, toujours applicable, alors que le traitement aborlif n'est capable d'agir ellicacemenl que pendant les deux ou trois premiers jours de la blennorrhugie.

^Ê Fie.

^B Hon père avait fait construire ily adéj& longtemps, ^^Bftr H. Mathieu, une seringue spéciale, à Jet rerurreni ^Hm. 1), pour pratiquer les injections caustiques dau^

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