‹ Traité pratique des maladies des organes sexuelsChapitre 16 sur 98 · S TROISIÈME PÉRIODE DE LA BLESSORRHAGIE · texte numérisé non relu

S TROISIÈME PÉRIODE DE LA BLESSORRHAGIE

tion très importante, surtout quand on a alTalFe à de jeunes malades, toujours pressés ite jeter aux orties le froc de la sagesse. Le traitement devra, en effet, être continué, au moins pendant une semaine entière après la disparition totale de l'écoulement, car la suppression brusque de toute thérapeutique est la plus grande cause de rechute.

Le tempérament, la constitution des malades oot une inDuence certaine sur la durée de la blennor- i rhagie; chez tes sujets d'une constitution Faible, d'us-j tempérament lymphatique, la chaudopisse dure plu) longtemps que dans les conditions inverses; elle i aussi plus de tendance h la chronicité.

Les personnes frappées de la diathèse arlhritiqa| sont particulièrement exposées à contracter la blei norrhagie; chez eux l'uréthrile pourrait mÉme sur-Ts venir spontanément (D^ Guilland']. Cette notion étio- ' logique, vraie ou fausse, doit être retenue, elle peut trouver son application.

Quand une blennorrhagie se prolonge plus que de coutume, on doit interroger minutieusement le malade sur sa constitution ; s'il présente tes caractères du lymphatisme, on recommandera les toniques, particulièrement le quinquina et te citrate de fer; si la diathèse rhumatismale semble prédominer, c'est aux alcalins, au bicarbonate de soude qu'un aura r de préférence.

DIATRÈSE6

B Un dernier point asseï important est encore à élucï- I der, avant de terminer ce qui a Irait h la blennorrhagie aiguë. Un homme atteint de blennorrhagie, a-t-i! contracté forcément cette affection avec une femme souffrant du même mal?Oueslion importante dans les rapports sociaux, et qui noua est très souvent pijsée dans la pratique. Hé bien I nous répondons hardimenl, et en toute conscience, qu'une femme peut communiquer la biennorrhagie, sans en être ellemiïme infectée, sans avoir ni vaginite, ni uréthrite. Il suffît pour cela quelle soit atteinte de leucorrhée. d'un catarrhe utérin, avec ou sans ulcération du col de l'utérus, que les rapprochements aient eu lieu peu de temps avant ou après les règles, et a fortiori pendant, pour que le canal dejl'uréthre puisses'enflammer. En un mot, le médecin ne peut conclure de l'état d'un malade frappé de blennorrhagie à l'élat de la femme accusée du méfait, sans que celle-ci ail été directement examinée.

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