SES RAPPORTS AVEC LE MARUGE
et c'est même lii le sujGl de leur plus grande préoccupation quand ils sont sur le point de se marier. Aussi, n'aura-t-on pas grande peine à leur faire sentir )a nécessité de prendre toutes les précautions nécessaires pour empêcher leur suinlemenl de redevenir contagieux. On devra donc leur recommander de s'observerchaque jour, et de s'abstenir immédiatement de tout rapport sexuel, e'ils s'aperçoivent que leursuintement a pris une teinte Jaunâtre et est derenu plus abondant.
Il Celle abstenlion.dureste.ne sera que temporaire;, car il est rare que ce retour de la maladie à l'état aigu soit de longue durée. Deux ou Irois jours de repos, et quelques injections légÉrement astringentes sulBront le plus ordinairement pour ramener le mat à son type primilif. Mais, en attendant, que h: malade évite soigneusement de faire part à sa femme de «es appréhensions ; qu'il se garde surtout d'entrer dans la voie des aveux. C'est ce qu'il pourrait faire de plusmalpoursafcmme et pour lui-même. Qu'il accuse, si cela est nécessaire pour se mettre à l'aise, un léger iehauffemenl dont il pourra facilement attribuer la cause aux ardeurs des premiers jours, ou à toute autre circonstance capable d'éloigner te soupçon.
« Haia ce qui va sans doute étonner beaucoup de noslecteurg, qui peut-èlre nous accuseront d'un optimisme exagéré, c'est d'apprendre que le mariage est ïouTeat un excellent moyen de remédier au suintement œuqueux, urélhral ou prostatique. Presque tous les malades à qui j'ai permis de se marier dans ces coaditions, et que J'ai pu revoir quelque temps après,
BLENNORRUAGIE CHRONIQUE
m'ont appris en effet qu*ils avaient fini par guérir. L'exercice d'une fonction qui, auparavant, était livrée aux caprices du hasard, une existence calme, bien réglée, succédant aux fantaisies de la vie de garçon, avaient plus fait que tous les remèdes pharmaceutiques, pour amener une guérison dont ils avaient si longtemps désespéré. Quoi qu'il en soit, c'est là un fait que mon expérience me permet d'affirmer, et que beaucoup de praticiens ont dû voir aussi bien que nous. »