COMPLICATIONS DB LA BLENNOHHHAGIE
cules qui viennent s'ouvrir dans la fosse naviculaire urétbrale située à trois centimètreâ en arriére du méat.
On sent alors, sur un des c6lés du frein, une petite induration de la grosseur d'un pois, très ferme et un peu douloureuse. Peu à peu celte tuméfaction a.ag-> J mente, elle acquiert le volume d'une cerise, rour; git, se ramollit, se perfore et laisse rouler pendaM' quelques Jours un pus séreux ; puis la plaie se cicA^ trise, el il ne reste plus, pendant un certain tempo^ qu'un noyau induré qui s'efface lentement. Par Ifl mécanisme exposé plus haut, une fistule peut ëim la conséquence de cet abcès et la guérison, nonj l'avons déjà dit, en est difficile à obtenir. Parfois oi» core deux de ces petits phlegmons existent simultti nément, un de chaque côté du frein. <
Si l'nbcës a pour point de départ une glandule H voisinage du bulbe, les symplAmes changent et «A quiérent une certaine gravité. On rencontre d'abor^ attenant à. l'urèLhre, un noyau induré, douloureux î la pression; puis bientôt la tuméfaction augmente ^ la saillie, devenue fluctuante, peut acquérir le Td lume d'une pomme. A l'ouverture de l'abcès, un tkH de pus s'échappe et, après quelques jours, commence ' le travail de réparation. L'ouverture de l'abcès peut également se faire dans l'urèthre ; on en est averti par l'affaissement rapide de la tumeur, en même, temps que du pus s'écoule abondamment par le n Enfin une fistule urétbrale, laquelle acquiert parfol des dimensions très gênantes, est, dans quelques c malheureux, la conséquence de la double ouverlui
COWPÉBITE. - TRAITEMENT 71
urélhrale et cutanée de ces abcès periuréthraux profonda.
Le phlegmon des glandes de Cowper (cowpérite aiguë) constitue, après la prostalite phlegmoneuse, la forme la plus grave de ces inflammations périuréthrales. La cowpérite s'accompagne le plus souvent d'un phlegmon circonscrit ou diffus du périnée, et l'évacuation du pus, annoncée par des symptômes généraux inquiétants, donne lieu à des décollements considérables, et consécutivement à des fislules urélhrale^, si une inlervcnlion hardie et opportune ne sait les prévenir.
Envisageant d'un coup d'œil d'ensemble ces inflammations périuréthrales, nous pouvons constater que toutes, peljtes ou grandes, ont une grande tendance à la suppuration, et que malheureusement il est bien difBcile de s'y opposer; cependant l'espérance du succès, qui a été quelquefois obtenu, doit encourager nos efTorts.
Dès qu'un malade, atteint de blennorrhagle, sera menacé d'une de ces variétés de phlegmon, on emploiera immédiatement la médication unliphlogistique la plus active; la diète et quelques laxatifs en seront les premiers points. Gomme traitement local, on appliquera sur le périnée des sachels de glace, dans quelques cas des sangsues et toujours, à défaut de glace, de larges cataplasmes et une pommade belladonée. Enfin si, ce qui est malheureusement la ri^gle, DOS tentatives échouent, si la suppuration se