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TRAITEMENT DE LA CYSTITE

FVage, les urines deviennent gli^f-anles et douces au lien d'être irritanles, elles s'éclairciasent notablennent, et leur passage à travers les parties profondes et enflaminées du canal de l'urélhre est rendu non seulement ino^ensif, mais mËme très favorable. L'eau d'Evian peut être substituée à l'eau de graines de lin ; elle jouit de propriétés similaires.

Le camphre est le sMatif par excellence du col de la vessie, aussi, en prescrivonB-noiis, chaque jour, huit à di\ pilules de dix à quinze centigrammes et, souvent même, nnui^ lui associons quelques grammes île bromure de potassium. Enfin, pour calmer les épreinl«s, lorsqu'elles sont légères, les quarts de Javcment laudanisé sont d'un secours presque infaillible. On peut les remplacer, mais moins avantageusement, par des suppositoires morphines ou contenant de riodoforme.

Ce traitement comporte encore quelques moyens généraux, tels qu'une demi-diète laclée et, de temps à autre, on léger laxatif, surtout lorsqu'on a recours aux lavements laudanisé^, afin d'éviter la constipation produite par l'opium, circonstance toujours aggravante.

Une cystite du col peut laissera sa suite un certain état d'irritation légère et chronique des parties profondes de l'urèthre. capable, à la longue, d'amener quelqoes perlurbalions graves. Mais comme cet effet est plus particulièrement le résultat de la prustatîle, |ODs y rcviendnins k L-e sujet.

ABCÈS PÉRIL RÉTHRAUX. FOLUCtILtTES

Mémento anatomiqiie. ~ Mode de formalion des abcès pérïur^- Ihraui. — Leur gravit* aiiijmente h mesure qu'ils partent d'un poini plus profond (lel'urÈlhre. — Foliiculitesde JaTossc naïiculaJre. — Cowpérile.

Examinée à la loupe, ou sur une coupe r pique, la muqueuse uréLhrale présente un très grand nombre d'orJBces glandulaires. Les glandes en grappe qui se trouvent dans la région antérieure de l'urèltire sont remarquables par la longueur de leur conduit excréteur, qui chemine obliquement à travers l'épaisseur de la muqueuse; elles sont entourées de tissu cellulaire et sécrètent un mucus clair el Glant destiné à lubrifier le canal. Plus profondément, au niveau du bulbe, deux de ces glandes, par leur volume, ont mérité une désignation spéciale : elles sont connues sous le nom de glandes de Cowper ou de Méry. Eiidn tout à fait contre le col de la vessie, sur une étendue de quinze millimètres, on rencontre les nombreux orifices des glandules prostatiques, au milieu desquels s'ouvre, de chaque côté du verumontanum', l'orifice du conduit éjaculateur correspondant.

Tous ces orifices glandulaires sont autant de portes ouvertes par lesquelles l'inflammation uréthrale peut

I Voir plus loin la proslate.

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pénétrer et déterminer l'inflammation conséciilive des conduits et des glandes.

Ce mécanisme de Iransmissirm a été nettement indiqué parle D" Mauriac; en voici d'après lui l'exposé :

o !• Inflammation calarrhale ou purulente propagée aux glande? du canal, depuis les gtandules simples jusqu'aux glandes conglomérées de Méry et jusqu'à la prostate.

Il 3" Compression et oblitération du canal excréteur de ces glandules ou de ces glandes, distension de l'organe sécréteur par l'abondance des produits morbides qui ne peuvent plus sortir, et propagation du travail inflammatoire aux paroi-s de la glande.

• 3" Extension de l'inflammation de la glande au tissu cellulaire périphérique, phlegmon périglandulaire; abcès consécutif «'ouvrant sur la peau.

n i* Quelquefois altération de l'orifice glandulaire et ouverture de l'abcès dans le canal de l'urèthre. — Ces deux modes de terminaison, ouverture cutanée et ouverture uréthrale, peuvent se produire successivement ou simultanément sur le môme malade; il en résulte une Gstule uréthrale cutanée qui peut devenir permanente ou ne guérir que très dtlllcilenient'. »

Ls gravité de ces phlegmons glandulaires de l'uire augmente en raison de la profondeur de leur point de départ.

Une des formes les plus communes et les plus légères de ces aiïecllons est l'inflammalion des folii-

Wittii

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