‹ Traité pratique des maladies des organes sexuelsChapitre 28 sur 98 · COMPLICATIONS DE LA BLENNOBRHAGIE · texte numérisé non relu

COMPLICATIONS DE LA BLENNOBRHAGIE

convorger vers la partie supéneure du bord postérieur du tenicule. Cet oi^aue lui mSme est entouré, pour le maintenir, d'une membrana libreuse très lesistante, appelée albug-inée, à cause de sa blancheur Tous ces tubuli, après s'être anastomosés, se collpcleut en un petit nombre de tubua plus volumî-

neui, quatorre environ, qui, après avoir traversé une plaque fibreuse Formée par l'albuginée tris ép&issie en cet enditiit, (partie supérieure du bord postérieur du testicule) se contournent plusieurs fois sur eui-mémes et Torinent par leur agglumé ration la télé de X'ipididyme ou le globus major. Toujours fortement enroulés sur eui-mémes, ces tubes descendent II) long du bord postérieur du testicule, formant la qtieiie de Cépididi/rne, oa leglobus minor; enfln ils se réunissent en un seul canal, le canal déférent. On comprendra, d'après cette deKriplion, que l'épididjme, qui s'enflamme si IMquemnienl

ÉPIDIDYMITE

pendant le cOara de la. bien norrh agi e, est bien dlsiincl du testicule et qu'il eil leulemeal appliqué sur son bord postdrji comiue le sérail un cimier but un casque.

Le canal défËrent, long de 0,15 c. environ, remonte le long de l'épididyine, pénètre dans le bassin par l'anneau inguinal, côtoie la vesiie à sa partie inférieure, traverse la prostate et tient, après avoir reçu le conduit excréteur de la vésicule eémi' nale correspondante, s'ouvrir dans l'uréllire par un tout petit orifice (orifice du conduit éjsculateur). A partir du moment où il reçoit le conduit eicréleur de la vésicule si^minale, il porte le nom de conduit éjaculateur. Enlln le testicule, l'épididynne et l'origine du canal déférent se trouvent protégés par une membrane séreuse, la luniqut vaginnle.

Ce qu'il importe de retenir de ces notions anatmniques, c'est que répididymeest l'i n terme di aire obligé, pour le transport des spermatozoïdes, entre le testicule, ofi ils prennent naissance, et le canal délérenl. par lequel ils cheminent pour gagner l'urëtbre. et que toute oblitération des conduits de l'épididynie peut emp&:her leur mij^ation temporairement ou d'une Tai^on permanente.

■ Vi'épididymite ; ou vulçairetnent ia chaudepi'sse ^UHnàée dans les bourses, n'apparatt que très rarement Ml début de la blennorrhagie : elle se montre le plus souvent vei^ le qualrième septénaire.

Pour que l'épididyinite puisse se produire, il est en effet nécessaire que l'inHammation blennorrhaglque ait gagné la région proslalique, c'eat-à-dire l'oriflce des conduis éjaculaleurs; or, pendant les premiers temps, la blennorrhagie reste au contraire cantonnée dans la partie untérieure dn canal.

Quand les oriRces des conduits éjaculateurs se trouvent au milieu de tissus enflammés, l'épididymile peut prendre naissance par deux mécanismes difTérents : 1* par transport direct de l'inflammation à

COMPLICATIONS DE U BLESNORRHAGIE

travers le canal déférent; l'épitlidj-mite est alor* accompagnée de funiculite ; 3" par une action réflexe, résultant de l'irritation permanente des radicules nerveuses qui viennent se terminer aux orifices de' conduits éjaculateurs, le canal déférent reste sain el seul l'épididyme s'enflamme; c'est là l'évolution l.i plus fréquente.

Ce transport de l'inflammation d'un point à un autre, sans lésion au moins apparente, de la partie intermédiaire, n'est pas chose rare en pathologie; ainsi après une érosion quelconque des organes géni taux, des fesses, de l'anus, des membres inférieurs, on peut voir les glanglions de l'aine se tuméfier. Te même encore les ganglions de l'aisselle se prennent à la suite d'une lésion quelconque du membre sup''rieur et de la région du sein.

Se fondant sur la disparition plus ou moins complète de l'écoulement, pendant la période inflamm.itoire de l'épididymite, on a encore soutenu qu'il s'agissait là d'un phénomène de métastase; mais c'est une erreur d'interprétation. Pourqu'il yait métastase, dans le vrai sens du mot, il est nécessaire que l'affection primordiale disparaisse pendant le cours de l'affection secondaire ; or ici il y a seulement atténuation et non disparition de l'écoulement. Cette diminution notable de l'écoulement s'explique très bien d'ailleurs par la révulsion, souvent si violente, que crée une épididymite aiguë.

Le mode de traitement de la blennorrhagie a-t-il une influence sur la production de l'épididymite?

ÉPIDIDYMETE 79

Cela esl absolument incontestable. L'absence de Irnitement, ou le traitement dit aniiph logistique, composé de tisanes et de poudres diurétiques, en constitue la meilleure cause prédisposante.

« Voici du reste, à ce propos, dit le D' L. Jullien, une El&tistique fort inléressanle que nous devons i\ l'obligeance du professeur Le Fort. Elle suffira, croyons-nous, à faire absoudre les suppressifs (traitement par les astringents) et condamner l'expectation que tant de praticiens préconisent encore sous le nom de méthode émollienle et anliphlogistique. Les cinq cent soixante-seize malades de M. Le Fort se répartissent de la façon suivante, en prenant pour base le traitement antérieur â l'apparition de l'épididymite

« Traitement nul 26i

— par les balsamiques. ... 73

— par les injections Sî

— par les injections et les balsa-

miqaes 60

Traitement non spécifié 97'

On comprend en elTel, que non seulement l'inflammation blennorrhagique ne rencontre, sous l'influence des bains et des boissons, aucune entrave i\ sa libre extension, mais que bien plus, elle y trouve une aidp puissante à sa propagation. Est-il donc alors étonnant, qu'avec une semblable thérapeutique, l'épi" didymite devienne plus fréquente? Il ne saurait en

dti maladies vénirifnna.

un COMPLICATIONS DE LA BLENNOBHHAGIE

être oulrement et les statistiques le prouvent. Od voudrait la provoquer qu'on n'agimit pas mieux.

Parmi les causes banales extrêmement nombreuses de répiclidymite, nous citerons la fatigue, les excËs de tous genres, les excitations vénériennes, un choc. l'équitation, la danse, etc. L'épididymite semble plue fréquente au printemps et à l'automne; elle est également commune des deux côtés.

L'épididymile existe rarement à l'état de lésion isolée, le plus souvent elle est précédée ou suivie de lésions concomitantes.

Sur mille trois cent quarante-deux malades, Sigmund (de Vienne) a recueilli les résultats suivants:

p \ avec vaginalite .

f avec funiculite

c funiculite et vaginalite <.

L'épididymile est assez souvent double, mais elle ne l'est jamais d'emblée. Les deux épididymes ne s'enflamment que l'un après l'autre; dans quelques cas même, l'inHammation disparaît d'un côté quand l'autre est envahi et ainsi de suite k plusieurs reprises. Telle est l'épididymite à répétition ou k bascule décrite par Bicord.

I,e malade arrivé vers le quatrième septénaire de la bieiinorrhagie éprouve déjà, depuis quelque temps, un peu de fréquence des besoins et une certaine gène

' D' Jullien. — toc. cil.

ÉPIDIDYMITK m

1 légère, indéfinissable, à la lin de la miction,

Lqasnd tout & coup une sensation de pesanteur s'ac-

ECuse dans un des testicules et dans le cordon du

i*me côté; ce symptôme augmente rapidement d'in-

■nsitë, et en moins de vingt-quatre heures, des

touleurs extrêmement vives envahissent ces ré-

Si on examine alors la partie malade, on constate par le palper, en arrière et en bas du testicule, une masse indurée, très douloureuse au toucher, l'ormée seulement par l'épldidyme enflammé. Au début, les indurations occupent la queue de répididyme, (globus minor) et la phlegmasie, dans les cas légers, ne dépasse pas ces limites. A un degré plus avancé, elle envahit tout l'épididyme qui devient alors asseï volumineux pour masquer, parfois complètement, la présence du testicule, ce qui a pu souvent faire croire, mais h tort, que la glande séminale proprement dite participait à l'intlammation.

Lepididymite, comme on vient de le voir, est le plu3 souvent accompagnée de funiciilile et de vagînalite, parfois même de ces deux alTections simultanément. L'inflammation du cordon donne la sensation d'un corps induré, cylindrique, dirigé du scrotum vers le canal inguinal el très sensible à la pression. La vaginalile se manifeste pur la présence d'un ëpanchement de liquide citrin, d'apparence louche et extrêmement albumineux, répandu, en quanlilé variable, entre les deux feuillets delà tunique vaginale. S peau du scrotum, devenue luisante, se colore, du é niftlade, d'un rouge plus ou moins foncé et, dans

COMPLICATIONS DE LA 8LENN0RRHAGIE

quelques cas, il existe un œdème très marqué du lissii cellulaire sous-scrolal.

L'épididymiîe s'accompagne presque toujours de fièvre, d'embarras gastrique, de vnmissemenU; le= douleurs, la fièvre, sont parfois assez vives pour provoquer un léger délire. II n'est pas très rare de voir les douleurs prendre un caractère névralgique sur lequel a particulièrement insisté Mauriac; ces douleurs par leurs irradiations rappellent les névralgie Bciatique, crurale ou ilio-lombaire.

L'inflammation de i'épididyme détermine fréquemment, au moins au début, des érections très douloureuses, lesquelles sont parfois suivies de réjaculalion d'un sperme sanguinolent.

Les conséquences ultérieures de l'épididyniile simple sont en général peu à redouter; un état anémique passager, un certain degré de faiblesse génésique également transitoire, sont les seuls troubles pathologiques que puisse laisser A sa suite l'inHammation d'un épididyme. L'induration du globus minor persiste longtemps, plusieurs mois au moins après la disparilion de l'élément inflammatoire, et les fins conduits qui le composent, obturés par l'épanchement, dans leur carité, de matière plastique, comprimés et écrasés par la condensation infiammatoire du tissu cellulaire ambiant, ne peuvent plus livrer passage aux spermatozoïdes. Le testicule correspondant est quelquefois légèrement alrnphié, mais comme l'autre est demeuré indemne, on ne note aucune perturbation apparente des fonctions sexuelles. Cependant, dans

CONSéQITENCES ÉLOIRNÈES DE L'ÉPEDIDTMITE SS

quelqne" cas, heureusement tout à Tait exceplionneis, l'autre testicule, par une sorte de retentissement sympathique, comme cela s'observe pour les ophthalmies, peut s'atrophier ou s'anémier à son tour; d'où la pos- Mbilité d'une certaine faiblesse génitale consécutive à une éptdidymite simple.

Si l'épididymite est double, on prévoit d'emblëe la gravité du pronostic, car l'infécondité, bien que la puissance virile reste le plus souvent intacte, est la suite ordinaire de cette maladie. Le sperme présente à l'œil nu les mêmes caractères qu'à l'état normal; mais, examinez-le au microscope, et vous constaterez que l'élément mâle par excellence. le spermatotoïde. y Tait défaut.

Cette tprminai'on de répididymite double est-elle fatale? Les conduits bouchés ou comprimés de rëpididyme ne peuvent-ils, après un temps variable, redevenir perméables aux spermatozoïdes ? Questions bien importantes au point de vue des relations sociales. Eh bien 1 nous pouvons heureusement répondre que, dans un asseï grand nombre de cas, cet élaln'estpasdurable, que les spermatozoïdes peuvent reparaître dans la liqueur séminale, et que cette régénération coïncide avec la disparition partielle ou totale des indurations épididymaires. « Au point oii en est aujourd'hui la question, dit le professeur Gosselin, on peut concevoir cependant que certains individus, après avoir été stériles pendant les premiers mois qui suivent une épididymite double, puissent, au bout d'un certain temps, redevenir aptes à la fécondation. • Ajoutons enfin qu'au seul point de vue de

l'infécondité consécutive, les indurations de la tète de l'épididyme présentent moins de gravité que celles de la queue de cet organe.

Chei un monorchide, c'est-à-dire chez un malade dont un seul lesLicule est descendu duns les bourses, tandis que l'autre a été retenu au niveau du canal inguinal ou dans la cavilé abdominale, rinHammalion de l'épididyme du testicule normal a les mêmes conséquences qu'une épididymite double chez un sujet bien constitué.

En cas d'anomalie de répididyme ou de situation

anormale du testicule, l'épididymite présente quelques; variétés intéressantes à connaître. Lorsqu'il existe une inversion du testicule, que l'épididyme, au lieu d'occuper le bord postérieur et inférieur du testicule est placé sur son bord antërieur et supérieur, U en résulte, s'il survient une épididymile, un déplacement du siège de la tumeur en haut et en avant, capable d'induire en erreur un esprit non prévenu. Dans certaines inversions du testicule, l'épididyme, disposé en écharpe, est comme à cheval sur le bord antérieur du testicule; en cas d'inflammation, la tumeur prendra donc ici une forme toute particulière.

L'épididymite sur un testicule n'ayant pas accompli sa migration complète, et retenu dans le canal inguinal ou dans la cavilé pelvienne, présente un caractère de gravité tout difl'érenl de celui de l'épldidyinile ordinaire. Dans quelques cas, les syraptûmes sont assez

ËPIDIDTUITE. - TERMINAISON U

alarioante pour simuler ceux de la hernie étranglée el on a vu une périlonite morlelle en être la conséquence.

Le diagnostic difTérentiel de cette variété d'épidtdymite, soit avec une hernie étranglée ou seulement engouée, soit, le plus souvent, avec un bubon inguinal, est toujours chose assez délicate; il est vrai que la présence d'un écoulement urélhral et les commémoratifs suffisent généralement pour trancher la question.

La terminaison habituelle de l'épididyniite est, comme nous l'avons déjà dit, la résolution incomplële, c'est-à-dire la persistance plus ou moins prolongée de noyaux indurés â la queue de l'épldidyme; dans quelques cas assez rares le te^liculp peut rester sensible et même douloureux, à la stiile de l'épididymile {testicule irritable); enRn une première épididymite est une cause d'appel pour en contracter une seconde.

On B vu exceptionnellement le tissu cellulaire sousscrolal g'enDammer concurremment aveclépididyme ; tx phlegmon difi'us ou circonscrit peut se terminer par résolution, mais le plus souvent il suppure, détsaot une portion plus ou moins grande de la peau scrotum.

Dans les cas exceptionnels, où le parenchyme même du testicule s'enflamme, où il y a véritablement orchite, les douleurs deviennent excessives, intolérables. Le tissu propre du testicule, augmentant volume sous l'influence de l'inflammation, se trouve

idé et étranglé par la grande résistance de la mem-

Uni WF'

se COMPLICATIONS IlE LA BLF.NNtlRBHABIE

brane fibreuse albuginée. CependanI ta résolution esl le terme ordinaire de l'orchile; mais, dans quelque^ cas, la compression subie par les Iu£u/i tesiticulaïre!' esl assez forle pour en amener la mortifîcalion. Un abcès se forme alors, s'ouvre au dehors et. après l'évacuation du pus, on voit une partie, ou la totalité de la substance tesliculaire, faire hernie par celte ouverture et se désagréger peu à peu. Telle est l'afifeclion décrite sous le nom de fongus bénin du testicule. Enfin, pour terminer l'énumération complète de toutes les terminaisons possibles de l'épididymite, signalons encore une variété de celte maladie décrile par M. le professeur Fournier sous le nom d'épididymite pseudo-tuberculeuse. Cette forme d'épididymile, d'ailleurs exlrêmemenl rare, plutôt consécutive à la blennorrhée qu'à la blennorrhagie aiguë, simule à s'y méprendre par son siège, sa marche lente, les abcès auxquels elle donne lieu, l'affection tuberculeuse de cet organe, bien que les tubercules n'y soient pour rien.

Le traitement de l'épididymile blennorrhagique comprend deux parties distinctes : le traitement prophylactique et le traitement de l'affection confirmée.

Le traitement mélhodique de la bicnnorrhagie par les astringents constitue le meilleur, le plus fidèle moyen de prévenir l'épididymite; nous avnn* déjà suffisamment insisté sur celte question pour qu'il soit utile d'y revenir. Nous rappellerons toutefois qiie le port d'un suspensoir, dès le début de la blennorrhagje, est une très bonne mesure préventive.

Kpol

ÉProroYMITE. — TRAITEMENT KT

Gomme le traitemenl que nous appliquons à l'épidtdymite confirmée est des plun simples, nous allons d'abord, par me=ure de prudence, indiquer ce qu'il faut éviter de faire , car c'est là précisément, par esprit de routine, ce que l'on tait le plus souvent.

On ne doit pas appliquer de sangsues au niveau du pli de l'aine ou sur le périnée. L'épididyraile a. par elle-même, assez de tendance à allaiblir le malade, pour qu'on n'aille pas augmenter cet étal d'anémie par une spoliation sanguine dont le résultat ultérieur est absolument inutile. En tout cas, si l'on se décidait à pratiquer cette saignée locale, on se rappellerait que jamais il ne faut poser de sangsues sur la peau du Ecrotum, car leur piqâre peut, sur cette région, devenir le point de départ d'un phlegmon diffus.

Les cataplasmes, par leur poids, la macération i^'ils font subir aux tissus, aggravent le plus souvent les douleurs: les pommades dites résolutives ou fondantes sont, généralement, sans la moindre action. U en est une cependant que l'on doit prosTire plus que les autres, et c'est pcut-^tre la plus employée, nous voulons parler de l'onguent gris, mercuriel ou na-

ilitain. Le mercure contenu dans cet onguent est sbsorbé par les pores de la peau, et, s'éliminant en partie par les glandes salivaires et la muqueuse des gencives, il détermine, si l'usage de la pommade est continué plusieurs jours, une stomatite mercuffelle.

Appliquer sur le scrotum de la teinture d'iode ou

KN COMPLICATIONS DE LA BLENN0RRHAG1E

du cullodion, c'est martyriser inutilement ses malades.

Pour calmer les douleurs quelquefois si vives de l'épididymite, un grand nombre de médecins proposent la ponction de la lunique vaginale distendue par un épanchement plus ou moins abondant. Cette petite opération, assez douloureuse, mais inoffensive, procure un soulagement très rapide. Il est rare, du moins avec le procédé de traitement que nous allons indiquer, qu'on soit obligé d'y recourir; et, pour notre part, nous n'en n'avons pas encore eu l'occasion.

Si le malade, ce qui est l'exception, souffrait d'une orchite véritable, si les douleurs devenaient intolérables, on pourrait débrider la tunique albuginée et fai re cesser ainsilacompression du parenchyme Lesticulaire enflammé; les douleurs disparaîtraient immédiatement.

Voici maintenant, d'après notre expérience, quelle est la conduite à tenir; sa simplicité est extrême :

Comme traitement général, nous prescrivons toujours une diète modérée, un purgatif salin (le citrate de magni'sie doit être préféré), plusieurs grands bains et le repos au lit ou sur une chaise longue,

Lorsqui' l'iridammation est de moyenne intensité, et c'est ce qu'on observe le plus souvent, nous conseillons simplement au malade de porter un suspensoir spécial, construit d'après les indications du D' Ed. Langleberl, pour le traitement de l'épididymite. Ce

ËPIDIDÏMITE. - TRAITEMENT »

sijspensoir se compose, de dedans en dehors, d'une couverture de soie, d'une couche d'ounle, d'une enveloppe imperméaLiIe de tafTetas ciré, le tout contenu dans le Rlel d'un suspenaoir ordinaire. Le taffetas ciré s'opposanl, au moins en partie, à Tévaporation de la sueur, toujours abondante dans ces régions, le testicule se trouve maintenu dati» un étal de moiteur continuel, 1res favorable à la résorption rapide des produits inflammaluires. Le port de ce suspensoir calme très rapidement les douleurs, au point que la plupart des malades traités à notre dispensaire pour une épididymilene prennent pos le lit, et peuvent même, si leur profession n'est pas trop pénible, continuer leurs travaux. Nous ajouterons encore, comme preuve convaincante de ses bons elTets, l'expérimentation déjà longue de cette méthode, les très nombreuses guérîisons ohtenues par elle, son emploi journalier dans les hdpîlaux de Lym et, enlîn, son admission, aujourd'hui bien établie, dans la pratique médicale.

L'épididyraite présenle-t-elle, dès le début, des symplOmes alarmants tels qu'un gonflement considérable, des douleurs excessives, une fièvre intense? Nous aurons recours, mais seulement pendant celte période suraiguë, au traitement par la gface. Ce traitement, préconisé par Diday et vanté, ajuste titre, par le D' Jullien, consiste à entourer la partie malade d'une vessie en caoutchouc remplie de glace pilée

B'on renouvelle toutes les heures.

[ Le port habituel, pendant plusieurs mois, de notre

Bpensotr. est le meilleur moyen de faire disparaître I à peu les indurations locales consécutives i^

90 COMPLICATIONS DE LA BLENN0RRHA6IE

répididymiie ; on peut encore se servir, comme moyens adjuvants, pour arriver au même but, de courants électriques continus et d*iodure de potassium.

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