IHO COMPLICATIONS DES RÉTRÉCISSEMENTS
uriciaire», ta décomposition ammnniacale de l'urine, qui reste stagnante dans le bas-fond vésical, deiienl une source de complications,
La marche des lésions est ascendante; c'est d'abord la portion de i'urèlhre située en arriére du rétrécissement, qui est atteinte, puis la vessie, l'uretère el le rein. Le rein peut cependant être affecté sans qu'ion découvre la moindre altération des uretères.
La distension de l'urèthre, en arrière du rétrécissement arrive d'autant plus vite que les parties profondes du canal sont très facilement dilatables, même & l'état sain. Celte dilatalion peul devenir progressivement assez considérable pour convertir les régions membraneuse et proslatique en une vaste poche urineuse faisant saillie jusqu'au périnée et constituant pour ainsi dire une vessie surajoutée. Cette dilatation considérable de l'urèthre est rare; mais communément elle devient assez prononcée, pour qu'à l'autopsie on puisse facilement introduire l'index dans celle partie du canal.
Cet état de l'urèthre est la cause principale de l'incontinence d'urine qui, dans quelque cas, complique les rétrécissements.
Quant la poche urineuse est vaste, l'urine qui y séjourne subit le plus souvent un commencement de décomposition ammoniacale, le malade perdant celte urine goutte à goutte est alors imprégné d'une odeur urineuse des plus fétides.
Les follicules urélhraux, les orifices des glandules prostatiques sont également dilatés et constituent par cela même, en arrêtant l'extrémité des bougies, irn
■ LÉSIONS DE LA MOQCEUSE URÊTHRALE l8l
obstacle au cathétÉrisme. Thompson, à ce propo?, gignnte l'existence d'un lacis fibreux situé entre les oriQtes dilatés des glandes prostatiques, et formant une sorte de filet dans lequel vient se perdre la pointe des bougies, après avoir franchi le rëtréciasement.
Les canaux éjaculaleurs, les vésicules séminales peuvent augmenter de volume el s'hyperlrophier par un mécanisme analogue.
^V'Aprto un espace de temps variable, la portion pos- ^^menrederuréthre devient le siège d'une inflammation chronique, se iraduisanl au dehors par l'écoulentent muco-purulent qui accompagne si souvent les vieilles strictures urélhrales.
Sous TinQuence decelte inflammation chronique et de la pression exrenlrique exercée par l'urine, la muqueuse urélhralese vascularise, s'amincit et Onil par s'ulcérer en superficie ou en profondeur, sous forme lie er«K«je. Ces ulcérations profondes laissent peu à p«u Qllrer l'urine dans le tissu cellulaire ambiant et donnent ainsi naissance aux abcès urineux, lesquels «e terminent par des Ëstules. L'irruption brusque de l'urine, par rupture de l'urèthre, dans ce même lisMi cellulaire, survenant à la suite d'une rélenlion d'uHue causée par un rétrécissement, est siiigulièremenl facilitée par ces altérations de la muqueuse.
Pour achever l'énumération des lésions de la mu- '|ueuse uréthrale en arriére des rétrécissements, nous signaleronsencoredesgranululiunsplusou moins volumineuses, parfois assez développées pour former des leités ou même de véritables petits polypes avec
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un pédicule de longueur variable. Ces différentes lésions sont heureusement assex rares.
La partie de la muqueuse urélhrale antérieure au ré- Irécissement devient aussi, dansqueiques cas, le siège de lésions pathoiugiques; elle peut s'enflammer et même s'exulcérer, mais ces ulcéralione tiennenl presque toujours aux tentatives de calhélérisme, l'extrémité des bougies venant léser la muqueuse au voisinage du point rétréci. L'eristence d'un rétrécissement est encore, de la part des opérateurs imprudents, un lieu d'élection pourlcs fausses routes dans l'urèlhre. Enfin à la suite de la rupture complète de l'urèlhre, conséquence d'un violent traumatisme, on a vu la partie antérieure du canal s'oblitérer complètement. tandis que l'urine se créait un passage au dehors par un trajet fistuleux.
La vessie ne tarde pas, on le comprend facilement, k ressentir les influences fâcheuses d'une striclure uréthrale. L'hypertrophie de la tunique musculaire de ce réservoir {hypertrophie de compensation) est un des premiers phénomènes observés; elle présente même quelques caractères spéciaux: ainsi l'hypertrophie porte en masse sur tout le tissu musculaire, mais principalement sur les fibres longitudinales superficielles, et on ne viiit que raremeni sur la muqueuse, le relief de quelques faisceaux musculaires. Il n'en est pas ainsi dans l'bjTierlrophie musculaire de la vessie consécutive, chez un homme âgé, à une affection prostatique. Ici on voit des colonnes char", nues en masse dans la vessie et surtout dans le i