LÉSIONS DE LA VESSIE
fond véaical situé, comme on aail, en arrière d'une ligne joignanllesdeiiK orificesdes uretères. Ces co- Inaaes charnues sont généralement cijncenlriques et atTectent une disposition horizontale.
Cette différence dans la forme de l'hypertniphie musculaire à la suile d'un rétrécissement ou d'une alTiMiliou prostatique lient à un fait physiologique. Dans le cas de rétrécissement, la vessie toule entière doit lutter également contre une même résistance pour faire passer l'urine à travers une partie rélrécie. et il en résulte une hypertrophie égale de toutes les fibres musculaires, mais prépondérante cependant pour les longiludinules. Dans la proslulile chronique sénile au contraire, le co! vésical étant plus élevé qu'A l'élat normal, c'est principalement la partie inférieure de la vessie qui fait efl'ort pour soulever l'urine jusqu'au col.
Ainsi, et c'est là un fait très important d'analomic pathologique, les culonnes charnues, lesceilules vésicales ou hernies de la muqueuseà travers les faisrenux musculaires hypertrophiés sont la conséquence, au moins dans la grande majorilédescas, non des rétrécissements, maisde l 'hypertrophie prostatique. La muqueuse vésicale subit elle-même des altétfionsimportautes ; elle s'épaissil.devii^nt plus friable t présente par places' des taches d'im rouge foncé ; ^ surface prend encore assez fréquemment un aspect Uouté. Na capacité de la vessie est variable ; preiique Kjonrs cependant elle est diminuée. La vessie, en typertrophianl, est rendue en effet très irrilable et ne Sot pins contenir qu'une faible quantité d'urine.
COMPLICATIONS DES HÉTRÉCrSSEMENTS
Dans quelques cas assez rares cependant, la vei perd la force de réagir suffisanimenl contre 1' lacle uréthrai, elle se laisse dilater parl'accumulaUon de l'urine, et peut arri ver iiinsî à en conLenir plusieurs litces. Ce Tait exceptionnel, comme conséquence des rétrécissements de l'urèthre, est au contraire h abiti à un degré plus ou moins prononcé, dans l'h' Irophie de la prostate.
Les uretLTes à leur tour sont attaqués, Ha ae latent et leur vulumc ordinaire, qui est celui plume de corbeau acquiert la grosseur du pouce même davantage. Leurs tuniques deviennent dures, épaisses et comparables à celles d'une grosse artère ; maïs, chose remarquable, leur orifice vésïcal se laisseà peine dilater.
Le rein est généralement la dernière étape des Dl ganes urinaireâ où retentissent encore les effets d'un' rétrécissement de l'urèlhre. A un premier degré, on voit se développer une néphrite insterstilielle, mais à forme et à marche spéciale qui la distinguent nettement du pel'il rein conlraclé. Une prolifération du tissu conjonctif, partant delà base des pyramides de Malplgbi, envahit la substance corticale qui s'atrophie ellemême bientôt sous l'influence du la pression du bassinet et des calices dilatés consécutivement^ l'uretère. Le rein est alors augmenté de volume, son parenchyme, d'abord d'une coloration plus fuLicée puis plus p&le, se condense au point de se réduire, dans les cas extrêmes, à une coque très mince, tandis que les calit el les bassinets sont énormément agrandis. Celte di
du rein est connue
s le nom d'hy-
ailion nssez r dronéphroie.
La suppuration du rein est une autre variété de néplinte peu fréquente, comme complication des rétrécissements, mais asseï commune chez les vieux prostatiques. Cette 'suppuration se manifeste, le plus souvent, sous forme d'abcès miliaircs siégeant à la surface du rein, aspect que les Anglais ont désigné sous l'appellation de rein chirurgical.
Quelques auteurs ont donné à ces abcès une origine parasitaire: ils proviendraient de l'action de microbes qui fourmillent dans l'urine décomposÉe; on a d'ailleurs retrouvé dans le pus de ces abcès des prolo-orgamsmes similaires à ceux de l'urine.
Des abcès plus volumineux se forment encore dans l'épaisseur du rein; le plus souvent ils s'ouvrent dans le bassinet et la matière purulente s'écoule ainsi dans la vessie en se mêlant aux urines; mais le pus peut se faire jour à travers la coque fibreuse du rein et envahir les régions ou organes voisins. Souvent, en pareil cas, le pus tombe dans l'atmosphère cellulo-gruisseuse du rein, el en provoque In suppuration aiguë iabeèt périnèjihrétiiiue). Enfin il n'est pas rare de rencontrer chez les malades succnmbanl aux suites d'un rétrécissement, quelques petits kystes urinaires à la furface du rein; ils résultent de la dilatation de
■elques tubuli de la substance corticale.
« oi^anes urinaires. ne son! pas toujours les seuls mis àia suite des rétrécissements de l'urèthre, car s altération!; pathologiques peuvent elles-mêmes
lëB COMPUCATIOSS riES RKTHÉCISSEMKNT8
(lélerminer dea lé^inns de voisinage par propagati On a pu expliipier ain«i l'intlammalinn du tUsu laire qui environne ces organes; lelles sont la péricystite pouvant créer des adhérences de la vessie qui empêchent ce réservoir' de se vider, la périurél^rite et laperinéphrile. Le D' Jean'qiii, dans un Lravait remarquable a étudié, très en détaU, toute cette anatoniie pathologique dérivant de certaines maladies des organes urinaires, signale encore, comme une de leurs conséquences possibles, 1 inflammation du tissu cellulaire qui entoure les vésicules séminales perivéaiculile.
Les rétrécissements peuvent encore étendre phisloii leur action néfaste, et dépasser de beaucoup la sphère des organes urinaires. C'est ainsi qu'on a signalé des lésions de la muqueuse de l'estomac, des altérations des veines péri-prostatiques ou du plexus de Santorini et enlln, la complication la plus grave de toutes. mais la plus tardive, l'intoxication urineuse lente par stagnation et décomposition de l'urine.
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Signes de la rétention incomplËle île l'uiine, rt^rm^iiLation ammoniacale. — Résorption d'une tirine pathologique par la vessie liépouilléeen partie de son épiihéliuin. — Inioiica '
- Obserralion de malade. — Rétenlion rl'ur DipUle. mode de production, signes et sympldmes. ~ i FtiiétiMiae, il doit toqjotirs Être IcnlA avec des instruine [ nom. — La tempnrisatiun est ici <1ang«reuae, elle exposa & L )ft rupture de l'urèihre en arrière du rélrécUsemeiil. — Ponc- Lfion aspiraltice de la t
t rétention incomplète d'urine, plus fréquente stefois h la suite de l'hypertrophie de la prostate, ~qae comme conséquence d'une stricture uréthrale, est la source d'un certain nomhre de complications dont TÉlade rentre dans le cadre de cet ouvrage, puisqu'un rétrécissement du canal peut en être le point de déparl.
Voici le caractère fondamenlal de la rétention incomplëlâ : un malade vient d'uriner avec plus ou moins de dilliculté. il pense avoir vidé complètement sa vessie, et cependant, si on le sonde immédiatement après, cet homme est tout étonné de voir couler par U sonde deux cenU, cinq cent», ou mémejusqu'à huit renU grammes d'urine. Aussi quand on est appelé auprès: d'un malade atteint d'une aiTeclion des voies urioatres déjà ancienne, ne doit-on jamais négliger d'explorer avec la plus grande attention la région hypogaslrique : c'est là un précepte de la plus haute importance. Dans ce but. aven le bord cubital de la main, on déprime lentement et profondément la paroi abdominale pour constater si la partie supérieure de la ve-ssie ne vienl pas faire saillie au-dessus du pubis. En pratiquant le toucher rectal, et en dépas- ^ÉBnt la prostate avec le doigt, on reconnaît si le ba&- ^BLd vésical distendu par l'urine ne \-ienl pas faire