‹ Traité pratique des maladies des organes sexuelsChapitre 57 sur 98 · BUBON SIMPLE OU STMPATHIQUIS · texte numérisé non relu

BUBON SIMPLE OU STMPATHIQUIS

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Toute ulcération, spécifique ou non, située sur li organes génitaux, peut être causederinnammation des ganglions, ou plulùt de celle d'un ganglion lymphathique superficiel de l'aine. Une ulcération her| tique, une déchirure, une excoriation quelconqi mais surtout un chancre simple en sont le point dépari habituel.

Le mode de formation de ce bubon est assez ol il est diillcile d'en interpréter la pathogénie. Son lution esl-elle due à ce qu'on appelait aulrefois un retentissement sympathinue, mol en réalité bien viJe de sens, qui n'explique rien, mais qui exclut cependant toute idée de transport matériel d'une matière nocive par les lymphatiques? Est-elle au contraire le i-ésuttut du transport, par ces vaisseaux, de la sécrétion purulente du chancre simple, abstraction faite, bien entendu, de tout principe virulent? C'est plus probable ; mais alors comment s'opère celte séparalion? Comment se fait cette dialyse du pus qui à lécart la matière rirulente? Nous l'ignorons.

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être le sérum esl-il seul absorbé ? Nous savons en effet que le principe virulent réside dans les éléments figurés du pus ; aussi est-ce la Texplication la plus logique.

Quoiqu'il en soit, le bubon simple apparaît généralement du dixième au quinzième jour après Téclosion d*un chancre, et il s'annonce par une douleur vive dans l'aine. Cette douleur gène assez les mouvements de Tarticulation de la hanche, pour donner à la marche une allure particulière rappelant, parait-il, celles des jeunes poulains; d'où Tappellation vulgaire du bubon sous le nom de poulain.

En explorant l'aine on reconnaît, sous le point douloureux, un ganglion tuméiié de la grosseur d'une petite noix, extrêmement sensible à la pression; le malade se recule involontairement dès qu'on y appuie. liais bientôt ce ganglion s entoure d'une large zone de tissu cellulaire enflammé avec laquelle, au toucher, il se confond complètement. Sa iorme est alors oblongue, son grand axe étant dirigé parallèlement au pli de l'aine et son centre situé approximativement au dessus de ce pli. La peau, qui jusque là était Testée indépendante de la tumeur, lui devient adhé- Tente, elle est immobilisée; bientôt elle rougit et, si la suppuration doit avoir lieu, elle s'ulcère au point culminant de la tumeur pour donner passage à la matière purulente. Enfui, pendant que se développent ces manifestations locales, il n'est pas rare d'observer un léger mouvement fébrile avec perte de l'appétit et langue saburrale ; mais ces symptômes généraux, ne présentent jamais une bien grande intensité.

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