‹ Traité pratique des maladies des organes sexuelsChapitre 58 sur 98 · BUBON SIMPLE · texte numérisé non relu

BUBON SIMPLE

Très BOuvenlle bubon sympathique ne suppure pas, il se termine lentement par résolution; c'esl là na fait que nous avons mainlea Tois constaté, et d'où coule une règle thérapeutique très importante, pourtant bien peu suivie, celle de ne pat ouvrir butons.

Lort:que la suppuration a lieu, si on laisse I' s'ouvrir sponlanément, le pus se fait Jour par un pelil pertuis qui s'agrandit rarement assez pour avoir un cenlimélre dans !ion diamètre le plus long, puis les chairs s'affaissent lentement pendant les jours qui suivent et en aidant, par une compression ouatée bien faite, à leur recollement, on obtient, en deux ou trois Beplenaireti. et presque sans trace apparente. 1» cicatrisation de la petite plaie ; le malade est al^rs guèlll sans difformité.

Dans d'autres cas, la marche ascendante du buboK^ est moins rapide; mais celui-ci acquiert un volunw beaucoup plus considérable que précédemment et l'empfitemenl du tissu cellulaire périphérique devient énorme; parfois c'est à peine si avec la maïn on peut embrasser toute la tumeur. Telle est la variété de bubon simple dite sirumeuae, survenant en général cheE les malades d'un tempérament lymphatique prej^ nonce. La marche de ce bubon est excesstvemi lente et plusieurs mois sont souvent nécessaires poi en obtenir la résolution complète; aussi la grande dirficulté pour le médecin est-elle alors d'i tenir de son malade une dose suflisanle de paliei Il faut s'opposer, autant (]ue possible, k la suppui Uon de ces sortes de bubons, car presque toujours

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abciM i petite

SIGNES ET SYMPTOMES 309

est interminable et il se forme une ou plusieurs fistules l3rmphatiques qu'on a le plus grand mal a tarir ; on n'y parvient même, dans quelques cas, que par des opérations chirurgicales très sérieuses, telles que la destruction totale ou Textirpation des ganglions. G*est dans de telles circonstances, heureusement rares, que certains bubons strumeux donnent lieu À de larges plaies fongueuses, au fond desquelles on aperçoit un ganglion lymphatique qui met à s'éliminer la plus grande lenteur.

Le bubon simple, même lorsqu'il est légèrement strumeux, constitues, en réalité, une affection bénigne mais ayant toutefois sur Tétat général un retentissement assez marqué. Il n*est pas rare de voir des malades, après un bubon, rester pendant quelque temps notablement amaigris, faibles, pâles et dyspeptiques.

I^es bubons d'origine vénérienne siègent en général v«îrs la partie interne du pli de l'aine ; ceux qui reconnaissent pour cause une lédion de la fesse ou de Tan us «ont situés plus en dehors. Gela n'a toutefois rien d'absolu, car la situation du bubon dépend de la place du ganglion auquel aboutit le lymphatique qui transporte la substance nocive, et un lymphatique venant du pénis peut, par exception, se jeter dans un ganglion externe de l'aine. Le bubon est quelquefois double, simple il siège presque toujours du côté de la lésion génératrice.

Le bubon simple est sujet à peu de complications ; on a signalé cependant quelques péritonites localisées

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