BUBON VIRULENT
car le plus grand mal est fait, et nous pouvons «eitlement mellre tous nos efforts à l'enrayer.
Toutefois lorsque le bubon, d'allure strumeuse, marche lentement, sans provoquer de bien vives réaclions douloureuses; que l'empâtement périphérique est 1res étendu e( qu'on reste longtemps avant d'obtenir une perception bien nette de fluctuatinn, r.n peut être srtr qu'il ne s'agit pas d'un bubon virulent.
On a beaucoup parié, dans ces derniers temps, de l'existence du bubon d'emblée, c'est-à-dire survenoni sans aucune lésion appréciable des organes génitaux ou de toute la sphère cutanée dont les lymphiiliques se rendent aux ganglions de Taine. Nous comprenons à la rigueur celte éiiologie, par défautd'observation. pour le bubon simple, puisque la plus minime éraillure de la muqueuse balano-prépuliale. pouvant passer parfaitemenl inaperçue, est capable de pp'voquer une adénite inguinale; mais il ne saurail en être ainsi pour le bubon virulent. Comment admettre, en effet, que du pus chancreux puisse être absorbé par une bouche lymphatique et entrainé jueque dans un ganglion, sans qu'un chancre se soii développé au point de pénétration du virus? Cela nous semble de toute impossibilité. Cependant, un des chirurgiens les plus distingués de l'école de Lyon. le D' D. Motlière, a cité une observation de ce genre, qui peut paraître h première vue très roncluante. Le pus sorti du bubon a été inoculé et a produit de» chancres, sans qu'on ait pu. par un examen des plus attentifs, retrouver la moindre cicatrice déno-
tant lexistence anlérieure d*un chancre simple, ce que le malade d'ailleurs a toujours nié. Mais n'est-il pas logique, de penser que, le malade, peu observateur de lui-même, n'a peut-être pas remarqué Texistence d'un tout petit chancre caché sous un long prépuce ou siégeant dans les replis de l'anus? Autant de questions qui ne peuvent recevoir de solution précise. Aussi déclarons-nous toujours, au moins jusqu'à preuve absolue du contraire, ce qui nous parait bien difficile, que tout bubon virulent, suppose rexislence antérieure d'un chancre simple.
Gomme le bubon simple, le bubon virulent peut déterminer quelques phénomènes de péritonite localisée, ou une orchite chez les monorchid»»s, mais ce sont là des raretés pathologiques.
La femme est moins que Thomme sujette aux adénites chancreuses. Cela tient à ce que le chancre mou est plus souvent, chez elle, situé sur une surface muqueuse, lubrifiée à chaque instant par les sécrétions vaginales qui entraînent le pus chancreux, moins accessible au toucher et, par conséquent, moins exposé aux violences extérieures résultant de pansements mal faits ou de cautérisations intempestives qui font saigner la surface chancreuse.
Traitement. — Le meilleur traitement préventif du bubon virulent est la destruction complète, par un puissant caustique, de Tulcérution chancreuse : su- Uatâ causa toHitur effectus. Le malade ne reste plus alors exposé qu'à un bubon simple, ce qui est infiniment moins grave.