PREMIÈRE PÉRIODE DE LA BLENNORRHAGIB
L'écoulement augmenle nolublement, mais la douleur, pendant la miclion, diminue. Les urines, devenues très abondantes et extrêmement aqueuses, irritent moins le canal au passage. Ainsi, pour ce léger bénéfice, diminution de laduuleur, qu'on obtient également, d'ailleurs, par la médication astringente, vous laissez l'inflammation de la muqueuse uréthrale s'étendre librement, sans chercher à lui opposer une barrière ; elle gagne en profondeur, arrive dans les régions membraneuse et prostatique de l'urèlhre. el le malade se trouve ainsi exposé rapidement aux différentes comphcations de la blennorrhagie, telles que la cyatile, répididymite, la cowpérite el la proslatite. De plus, les lissiiB perdant de leur tonicité, par cette sorte de macération, de délayages continuels qu'on leur fait subir, n'opposent plus de résistance à l'envabissement de l'innammation ; ausi^i est-il ordinaire, en pareil cas, de voir un léger écoulement de sang se faire par l'urèthre, le gland devenir très rouge et volumineux, el rinfiltration œdémateuse du prépuce se produire. Je me rappelle avoir reçu dernièrement à ma clinique un malade traité depuis quelques jours à l'hâpital du Midi par la méthode antiph logistique; le gland rouge, luisant et volumineux, laissait sourdre par le méat un écoulement abondant formé de pus et de sang, le prépuce était infiltré, une légère adénite existait du côté droil, les érections étaient extrêmement douloureuses . J'instituai immédiatement le traitement par les astringents, et, trois jours après, tous ces symptômes, sauf l'écoulement, avaient entièrement disparu. Du reste, en médecine, comme en