‹ Traité pratique des maladies des organes sexuelsChapitre 84 sur 98 · SYMPTOMES · texte numérisé non relu

SYMPTOMES

[leâuuleiir, de Taux besoin»;. I^n même (emps ime fièvre légère se déclare, la langue est sabumile et il existe un perlait! degré d'embarras gastrique. On peut encore observer simullanêment, cette coïncidence n'est même pas 1res rare, un catarrhe aigu des voies aériennes (coryia ou broniihile), ou une légère enlérile, ces diverses aFTecLiuns reconnaissant une cause commune, l'impression du Troid humide.

Un ou deux jours après ces prodrrtmes, apparaît t'êcoulemenl leucorrhéîque avec les caractères variables, suivant le degré et le siège de l'inHammallun, que nous avons déjà signalés.

La catarrhe utérin a une grande tendance à passer h l'état chronique ; fréquemment encire cette dernière forme s'étabit d'emblée. L'affection eat alors complètement apyrélique, les douleurs sont nulles ou presque nulles et] 'écoulement, parfois très abondant, constitue toute In maladie.

Celle hypersécrétion permanente est une cause J'airuiblissemenl qui, lAt ou tard, suivant les conditions de résistance individuelle, aura son retentissement sur l'état général. C'est 4 ce moment qu'apparatt ce masque particulier aux femmes atteintes d'afTdcliuns utérines, cette pâleur spéciale donnant au visuge des tons de cire, ces (roubles dyspeptiques si fréquents, cette exaltation n«?rveuse pouvant aller jusqu'aux désordre' hystériques, etc.

Diagnostic. — Lu leucorrhée n'étant qu'un symplûme pouvant dépendre de causes diverees, il est absolument nécessaire, nu moin? dans ta majorité de*

■.EUCOIIIIIIRE

cas, pour établir itn diagnoalic prérii', de pratiqi l'examen direcl des parties génitales. Toutefois, chi les jeunes filles, où les flueurs blanches Pont. pluIAtle réeuliat d'une aiïection conslitutîonnelie que d'un désordre local, celle exploration pourra être négligée; rar très Houvenl un régime Ionique, des douches des, une ou deux saisons passées aux bords de la ou dans une ville d'eaux convenablement choiste{ quelques soins locaux, sur lesquels nous insislerons tout h l'heure, suffiront à faire disparaître ou tout au moins à allénuer la leucorrhée et ses conséquences ultérieures.

>iste9^l

Pour pratiquer l'examen direct des parties géni laies, nous nous servons du spéculum de Cusco, qi est en général le mieux toléré par la malade. Noi examinons d'abord la muqueuse vaginale surtout niveau du cul-de-sac postérieur, lieu d'élection, comme nous le disions dans le précédent chapitre, des inflammations chroniques du vagin. Pour bien mettre ce cul-de-sac en évidence, il est bon, au moyen d'un hystérométre introduit à un ou deux centimètre^ de profondeur dans le col de l'utérus, de soulever légèrement la matrice.

Si la muqueuse vaginale est saine, on port£ ali son attention sur le col de l'utérus. Un le troui généralement gros, plus ou moins induré, et portant une ulcération qui sîége presque toujours sur sa lèvri.postérieure, et peut se prolonger dans rinléri«vr même de la cavité cervicale de l'utérus. Il rare également, de voir, au moment de l'explt

iourdrc tie l'urifice dii col une humeur très visqueuse, Irèa adhérente, et que parfois on a un certain mal à détacher. Pour provoquer celte sortie du mucus, Inrsqu'elle ne se produit pas spontanément, il suffit d'appuyer un peu »ur la matrice avec la valve inforieure du spéculum. Dans quelques cas, le col est tn"'s hypertrophié, soit en largeur, soit en longueur, présentant alors une fi>rme cooique allonî; enfin nn peut encore apercevoir de petites tu- !urs rouges, molles, dépressibles (polypes mu- [ueux) venant laîre sfûllie par l'orilice du ml.

' Cher certaine? femmes, le toucher v«t(innl féru de dus reconnultre l'existence d'un alviis»emenl i VK. :

Lavec mobilîtii exagérée de la malrice, de dévialiniu [ (fiq. 25) ou de flexinns iitérinRs.

Cette simple éciuméralJon des lésJon.s que peut seu] révéler l'examen direct, suffit amplement à jualiQer'l sa nécessité absolue, mais en outre, un pourra encore excepté, bien entendu, dans les cas où il y aura lieu de supposer une grossesse commençante, tater au moyen de l'hystéromètre si l'oriHce du c^ t pas obstrué, s'il n'est pas rétréci, car ce rélr [ cissemeni ainsi que les déviations sont des caui

nUGNOSTIC

assez, fréquentes de ^têrililé, auxquelles il esl d'ailleurs poRsible de remédier. Dunn les cas de catarrhe prolongé, on pourra encore, avec le même inslrument, sonder l'utérus, constater sa dilatation et acquérir ainsi la preuve que le catarrhe a fa source dans la cavité même de la matrice. Oa devra s'enquérir en même temps de la réaction chimique de la sécrétion utérine, car si celle-ci est alcaline à l'étal normal, elle peut, sous jne influence perturbatrice, devenir acide, et c'est là une cause d'infécondité, les spermakizoïdes ne pouvant vivre dans un milieu acide.

B Avant de passer à la question si importante du Rraîtement, nous devons nous demander si la ^suppression rapide d'un écoulement qui dure depuis longtemps ne pourrait pas amener, dans la suite, certaines complications morbides. Quelques médecins ont manifesté cette crainte, mais cependant nous ne la croyons nullement fondée, au moins pour les femmes anémiques et d'une faible constitution. Chez les femmes atteintes de leucorrhée rebelle, mais d'un tempérament sanf;uin, ce qui est l'exception, il n'en serait peutêtre pas de même; nous devons avouer cependant que jamais, en pareil ciis, nous n'avons vu résulter le moindre désordre de ta suppression d'un écoulement utérin. La période cataméniale constitue en effet chez la femme l'exutoirc par excellence et, par sa plus ou moins grande abondance, compense largement l'effet nuisible que pourrait produire la réleution en excès de certaines humeurs dans l'économie. Les phénomènes de répercussion sont donc bien moins à crain-

leucorrhée:

dre, à cau?e de ce dérivaliF, chez lu femmi; que l'homme.

Traitement, — Dans tous les cas de leucorrhée chronique originaire d'une irritation de la muqueuse vaginale ou de celle de la cavilé cervicale de l'utérus, la cautérisation avec le nitrate d'argent, soit bous forme de crayon, soit en solution plus ou moins concentrée, est UQ des procédés les plus efficaces.

La leucorrhée eal-elle vaginalu ; nous nous ser>ironiî d'une solution de sel d'urgent au dixième ou au quinzième, car tes liquides peuvent s'insinuer plus facilement dans le cul-de-sac postérieur, et nous avons vu que c'était là le lieu d'élection des lésions pathologiques de celle variété de leucorrhée. Le manuel opératoire pour pratiquer cette cautérisation est le même que celui qui a déjà été indiqué h propos de la vaginite. Ce pansement sera renouvelé tous les i' jours environ et, après un même nomhre de séanct on aura, le plus souvent, obtenu une guérison c plète.

Lorr:que, ce qui est la règle, la leucorrhée dépeal d'un catarrhe de la muqueuse utérine, la caulérts) tion est encore te procédé le plus eflicace. On se salors d'un crayon de nitrate d'argent qui doit avi troi.s centimètres de longueur et qu'on enfonce entièi ment dans la cavité du col ; on le laisse ainsi pendi une \nngtaine de secondes, en lui imprimant un lé^ mouvement de mlatioii, puis on le relire tentemei Si le col esl hjiiertrupliié, ii est uUie d'en cautérief

ea même temps la surface na moyen de quelques coups de crayon. Cette cautérisatiftn n'est paR douloureuse, la femme ne s'en aperçoit môme pas. It'insen.sibililé presque absolue du col de la matrice, qu'on le scarifie ou qu'on l'incise, qu'on le brûle au fer rouge ou avec de puissants caustiques, est d'ailleurs un fait bien connu des chirurgiens.

Dans quelques cas, les cautérisations au nitrate d'argent peuvent élre remplacées par deR applications de teinture dinde, de perchlorure de fer, s'il y ,a tendance héniorrhagique. ou par l'emploi de crayons de tannin ou de chloral. Mais ces faits cons- Utuent l'exception et le crayond'azotated'argentesl, M restera Rans doute longtemps encore, le topique par excellence pour les cuutérisutions légères de lamuqueuse utérine qui tapisse te col.

Si la leucorrhée dépend d'une aUcration de la muqueuse du corps même de l'utérus, ce qu'on reconnaîtra à la dilatution de la cavité de cet organe, à son augmentation de volume, à la présence d"un 1res grand nombre de cellules it cils vibratiles dans le mucus dont se compose l'écoulement, la cautéri- 1 au nitrate d'argent restera toujours le procédé de traitement le plus efScacc et le moins dange- ;reux.

Courly, le professeur si expérimenté de la faculté le Monipellier, recommande même, en pareil cor, 'abandonner un petit fragment de nitrate d'argent ftns l'intérieur de la cavité utérine. >< Jamais, dit-il, n'a vu une leucorrhée, si opiniâtre qu'elle ail été,

Téaister k ce moyen vraiment héroïque de Iraltement. Ce procédé bien que téméraire en apparence, ne présente en réalité aucun danger. La cavité de l'ulérus malade est recouverte d'une couche de mucus qui empâche le contact immédiat de la muqueiDie avec le caustique. Le crayon, en coagulant l'albumine du mucus qui l'entoure, s'enveloppe i-tnëme rapidement d'une couche membraneuse. 11 fond alors lentement et incomplètement et exerce si sur lu muqueuse une action lente, mais de longue durée et dont le résultat, ainsi que l'a montre l'expérience, est extrêmement favorable. ••

Les injections inira-utérînes, qui ont également é vantées contre cette forme de leucorrhée, sont loi d'avoir la même efficacité et surtout la même inra cuite. Les douleurs atroces qu'elles détermines! parfois, les accidents de pelvipéritonîtc, dont quti ques-uns mortels, qui se sont montrés conaécuttvfll ment, doivent les faire abandonner.

On se sert en général pour les pratiquer d'iu sonde ti double courant. Quelques médecins ont égû lement mis en usage une seringue à jet récui analogue à celle que mou père a fait fabriquer pooi le traitement abortif de la blennorrhagie; ce dernier procédé, lorsque l'injection du liquide caustique est limitée à la cavité cervicale de l'utérus, peut étr considéré comme mettant à l'abri de tout dangi mais on pourrait alors plus commodément recouH à remploi du porte-topique.

TRAITEMENT 5fJ

La seconde partie du traitemeat lucal de la leucorrhée est le plus souvent pratiquée par la malade elle-même ; elle comporte les difTérenta procédés d'injeclioa, d'irrigation et de douche ascendaaLe généralement en usage dans les affections utérines.

Les injections, très el'flcaces contre les inflammations chroniques du vagin, sont san^i grande utilité contre le catarrhe utérin proprement dit, puisqu'elles n'arrivent pas en contact avec les parties malades. Les infusions et décoctions de feuUIes de noyer, d'écorce de chêne, de roses de Provins, constituent le véhicule ordinaire de ces injections, auxquelles il est bon d'ajouter, pour augmenter leur action astringente, une certaine dose de tannin. Si la sécrétion vaginale présente une odeur très acre, on doit additionner les injections d'une subslancfl aromatique, eau de Cologne, thymol, teinture de romarin, etc. Nous recommandons encore très souvent des injections au coaltar émulsionné; elles sont très simples à préparer, et presque toujours elles • rendent d'excellents services.

L'irrigation n'est qu'une injection prolongée, un lavage vaginal en grand, qu'on fuit au moyen d'ua siphon. On envoie ainsi dans le vagin une quantité coDsidérable d'eau très légèrement a»tringi:nte pour en modilier les sécrétions.

I On doit préférer aux irrigations le^ injections rlenteeet prolongées, qu'une malade peut se donner dans un bain ; c'est là un procédé très en usage dans les stations thermales et qui, en général, procure

LEUCORRHÉE

d'excellents résultats. Dans quelque^: cas, on recoi mande encore aux femmes, une fois au bain, de s' troduire dans la cavité vaginale, une grosse canule PH porcelaine ou en caoutchouc durci, percée de nombreux trous pour que les parties sexuelles profondes entrent en contact avec le liquide. C'est là un procédé défectueux, et qui est loin de valoir les injections prolongées pratiquées avec une longue canule.

Les douches ascendantes ne sont appUcables que dans les affections complètement atoniques du canal vagi no-utérin; on doit d'ailleurs les suspendre dés qu'elles provoquent de la douleur.

Dans quelques cas d'affections chroniques vagin ou du col de l'utérus, il est utile de lais à demeure, pendant un certain temps, autant qne possible dans le cul-de-sac vaginal postérieur, de gros tampons, bien enduits de vaseline et duos lesquels on enferme une substance astringente, un mélange d'alun et de tannin par exemple. Si au lieu d'effets astringents , on désirait obtenir une action décongestionnante, on les remplacerait par des tampons pleins de glygérine ou par des cataplasmes d'amidon enfermés dans de petits sacs de baudruche, en forme de sachet.

Lorsque le catarrhe utérin revÉl au début une forme suhaiguë, il faut prescrire un li^ger traitement antiphlogistique, comprenant des bains, une diète

modérée, des cataplasmes laudaniséB en permanence I

sur l'abdomen, el, si on le juge nécessaire, quelques 1

cataplasmes internes, un laxatif luus les deux jours j

pour combattre la constipation alors fréquente, et ]

enfin le repos le plus absolu. Mais, dès que les symp- (

lOmeii inflammatoires auront disparu, on commen- I

cera immédiatement les înjectionB astringentes el les 1

cautérisations su péril de lies. I

En même temps qu'on attaque directement le mal ] par les moyens topiques qui viennent d'être indiqués, I il faut a^ir encore énergîquement sur ror|;anismfl I pour relever ses forces, pour lui permettre de répa- I rtr, par une nutrition parfaite, leâ dommages qu'il a I subis. I

Deux médicaments : le fer et l'arsenic, doivent être { ici placés en première ligne. |

Le fer sera adminislré plulùt en solutions qu'en | pilules, celles-ci pouvant traverser le tube digestif sans 1 se dissoudre et, en conséquence, rester absolumeol J inertes. Quelque excellentes et parfaites que puissent j être aujourd'hui les préparations pharmaceutiques, | en fait de solutions médicamenteuses, je n'en con- i nais pas qui puissent être préférées à celles que la i -nature, ou pourrait presque dire dans sa pré- I voyance, distille elle-même pour nous. L'eau d'Orezza, 1 sous ce rapport, doit être placée en première ligne, j les eaux de Renlaigue, de Spa et de Bussang sont 1 également bonnes. A domicile, ces eaux se prennent, 1 en général, pendant les repas.

Noitn avons encore une excellente source arsenicale, j

LEUCORRHÉE

celle de la Bonrbnnle: nous l'indiquerons tlnnc de préférence aux liquiiurs de Pearsone el de Fow 1er. L'eau de la Bourboule se prend le matin el dans l'aprés-midi, on commence d'abord par un qiiarl de verre et on arrive bientôt à en absorber un verra entier.

Le vin de quinquina et les autres vins toniques irouTeront ëvidemmentleur place, à moins de contreindications spéciale-j, dans ce traitement réparateub^H

La malade est-elle en même temps dyspeptique, et c'est là, nous le savons, une complication commune de la leucorrhée; on cherchera, par des eaux faiblement alcalinep, telles que celles de Saint-Cal mier, de Sainl-Alban, de (^ondillac, etc., k diminuer l'eiccès d'acidité dû à T hypersécrétion du suc gastrique. Le ballonnement par distension gazeuse indique-t-Jl, au contraire l'atonie de l'estomac : on aura recours k la noix vomique pour réveiller les contractions pêrislalttques de cet organe. Les eaux de Chatel-Guyon, avec lavage de l'estomac, conviennent également bia contre cette dyspepsie llatulente.

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L'alimentation devra être substantielle, c'est-à-dire composée d'alimenls très reconslituanis et en m^me temps dune digestion facile. Le lail et les œufs remplissent cet ofiice pour les femmes ayant un dégortt insurmontable de la viande ; car sans cela la viande, sous toutes ses formes, viande de boucherie ou volaille, reste encore l'aliment par excellence. On cal arrivé aujourd'hui, d'après les conseils de M. le

IK Debrive, et grâce aussi k l'habile initiative de U. Adrian, à dessécher In viande el â lu réduire poudre impalpable. Cette poudre ayant presque conservé toulefl les propriétés de la viande Tralclie, dont l'eau de compotiition a seule été évaporée, peut être mélangée à du bouillon, fl une sauce quelconque, et passer ainsi très facilemenl. sans inspirer de dégoût si au grand profil de la reconstitution organique.

Les mats de haut goi^t et très excitants, comme le gibier, le poisson, les écrevisses, le homard devront 6tre interdits, ainsi que le caTé, la bière et les boissons alcooliques. Les légumes, d'une digestion en général laborieuse, ne seront servis que rarement, pourvarier les repas, et quant aux crudités, telles que salades, conserves vinaigrées, fruits à peine mûrs, ils seront rigoureusement exclus. Ce n'est pas d'ailleurs sans peine qu'on obtient une pareille privation, tant cetla perversion du goiH qui poKe à préférer ce qui est sue acide et aigre est fréquente chez ces jeunes malades.

Ointre la surexcitation nerveuse, également assez fréquente en pareil cas, nous prescrirons le bromure de potassium et, si elle est compliquée d'insomnie, quelques cuillerées de sirop de chloral.

Le changement d'air, de milieu, sans être cependant une condition indispensable du traitement, procure souvent aux malades une rapide amélioration; l'attrait du voyage, les distractions si variées qu'on rencontre aigourd'hui dans la plupart des villes d'eaux, l'air vivifiant des montagnes, 1

LEUCORRHÉE

excursions, un traitemenl hydro-mi nérul réguliért ment suivi et bi<!n surveillé expliquent la supériori d'action des eaux prises aux sources niënius s des eaux transportées.

Pour activer les fonctions de la peau, les bains sut' fureux, ou mieux encure ceux de aulfurine, peuveid être appelés à rendre les plus grands services. On doit I aussi, dans le même but, recommander tous leîi jours une forte friction pratiquée sur la région dorso-Iombaire avec une flanelle chaude ou un gant de crin.

Le catarrhe utérin reconnaissant comme cause fri quenle l'influence du froid humide, lu nécessité ( porter des vêlements chauds, de s'envelopper t flanelle s'impose d'elle-même,

Les rapports sexuels doivent être rigoureusemei interdits, si le catarrhe utérin est encore dans sa phai aiguë ou montre une tendance à y rentrer de not veau. Lorsque la leucorrhée est au contraire comp) ment indolente, ils peuvent être autorisés avec uq mesure de prudence dont la malade sera bon ju^

Chez les jeunes SlJes ou les jeunes femmes leucor^ rhéiques, affectées d'anémie ou de chlorose, l'hydrothérapie devient, comme stimulant de l'organisme, un agent précieux. Les douches, formées pur la combinaison de la pluie et du jet, devront èlre courtes et suivies immédiatement d'une forte friction faite sur tout le corps au moyen d'un peignoir de flanelle très chaud- On obtiendra ainsi une réaction vive el rnpidN dea plus favorables ft la réparution des forces.

Parmi les divers modes de traitement du catarrhe chronique de l'utérus, un des meilleurs consiste certainement à exiger de la malade qu'elle passe une ou deux saisons dans une ville d'eaux convenablement choisie, un encore uiix bords de la mer. Les eaux ealines, les bains de mer ont, en effet, amené parfois ta cessation d'un écoulement leucorrhéiquc qui, jusque- I&, avaiL résisté à tout autre traitement. Le» injections ou irrigations vaginales faites avec l'eau de mer doivent alors être combinées au traitement par les bains. J'ai vu plusieurs résultats heureux aûisi obtenus et je signalerai, enlrc autres, le fait d'une couturière de harem qui, revenant en France, se guérit d'une leucorrhée persistante, en prenant, pendant ta Iraversée de Constantinople à Marseille, des bains d'eau de mer el en se faisant de longues et lentes injections vaginales avec l'eau de son bain.

Pour choisir une ville d'eaux qui convienne au traitement de la leucorrhée, il faut tenir compte de deux indications très importantes dépendant de la cause réelle de la leucorrhée et de l'êtut actuel des lésions.

Lorsque la leucorrhée reconnaît comme cause, ou,

BU contraire, a déterminé une ancniie profonde, nouS'

recommanderons de préférence tes eaux carbonatées

ferrugineuses; celles, parexemple, deSpa, deForgeft,

' de Renlaigue, de Vittel (source des demoiseUe)<) (lo

, Schwalbach, de Bagnères-de-Blgorre, etc.

Contre les écoulements d'origine lymphatique, oo' eongeillera des bains de mer ou les eaux salines, iodurées, arsenicales de Salins, de Néri*:, de Saxon, de Ctialles, de la Bourboule, etc. Les eaux thermales

LEUCORRHÉE

sulfureuses de Luchon, Saint-Sauveur, Uriage, erels, elc, conviennent également bien contre leucorrhées scrofuleusep.

Pour combattre les leucorrhées d'origine arthritique, les eaux alcalines, et iiurtoul les eaux alcalines reconstituante!' sont spécialement indiquées. Royal, Vais, le Mont-Dore, la Bourboule, Ctiatel-Guyons'iJ, a des accidents dyspeptiques, Luxeuil, Plombièi sont, sons ce rapport, universellement connues,

On Toil donc, en résumé, que le traitement de leucorrhée est complexe, et que les difTérentes partîi qui le composent, traitement local, traitement toniqu«|j traitement anti-dtathésique ne peuvent être dél minée» que par un examen et un interrogatoire plus minutieux. Déplus, c'est un mal chronique ati comme tel, seulement justiciable d'un traitement de longue durée. Aussi presque toujours faudra-t-il réclamer de sa malade un peu de patience, ainsi qu exactitude qu'il n'est pas généralement bien aisé d' tenir. Et pourtant, c'est d'un traitement méthodii régulièrement suivi, avec une sévère persévérant que dépend uniquement la guérison.

Le catarrhe utérin peut avoir certaines conséqui ces locales graves, et il est fréquemment une cause stérilité. Mais ces lésions diverses, telles que lîbrùmes utérins, déviations ou abaissement de la matrice, hypertrophie du col, etc., n'ayant avec les aiTections des organes sexuels de l'homme, aucur causalité, leur description ne saurait I dans cet ouvrage.

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