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OVAIRES ET TROMPES DE FALLOPE

men(, dans l'origine, qu'un seul canal, Tendu à sa partie supérieure, qui offre partout la même largeur, et qui s'étend sans interruption depuis l'extrémité abdominale des trompes jusqu'à l'orifice externe du vagin. Les trompes sont d'abord, proportion gardée, beaucoup plus épaisses et plus longues qu'aux époques suivantes ; elles descendent d'abord très-obliquement de dehors en dedans, en dehors des ovaires, auxquels elles sont collées d'une manière immédiate, et dont elles dépassent de beaucoup l'extrémité supérieure. Jusqu'au troisième mois, elles se réunissentàangle aigu, par leurs extrémités inférieures et internes, en une petite masse médiane, perpendiculaire, ^ui n'a d'abord aucune largeur, qui en acquiert ensuite un peu et qui représente la matrice ; à cinq mois seulement, on commence à y apercevoir des flexuosités, qui, d'abord peu prononcées, deviennent un peu plus grandes, de manière qu'à huit mois, et au moment de la naissance, elles sont plus flexueuses que chez l'adulte, disposition qu'elles conservent encore pendant le cours des premières années de la vie. Elles paraissent d'abord se terminer en cul-de-sac et par un renflement; leur extrémité abdominale semble s'ouvrir au quatrième mois, mais les franges ne s'y développent que plus tard. Entre les trompes et les ovaires, dans le repli du péritoine, existent non-seulement chez l'embryon et le fœtus, mais durant les premières années qui suivent la naissance, des vaisseaux extrêmement remarquables.

Le seul changement que la copulation ou la menstruation apportent dans les trompes de Falloppc, consiste en ce que, bientôt après cet acte, au bout d'un temps plus ou moins long, elles s'appliquent sur les ovaires, de manière à embrasser une portion plus ou moins consi-'

20 TRAITÉ PRATIQUE DES MALADIES DES OVAIRES, dcrable avec leur pavillon, et à recevoir le fluide versé par le vésicule ou l'œuf qu'elles conduisent cnsuile dans la matrice.

Parmi les vices primitifs de conformation des ovaires et de leurs conduits excréteurs, les trompes de Fallope, on remarque les suivants qui doivent naissance, pour la plupart, à un arrêt de développement :

1° L'absence d'un ovaire, ou plus rarement des deux, avec ou sans absence simultanée des trompes; 2" la petitesse, l'absence des vésicules de Graaf dans les ovaires des femmes stériles ; 5" l'occlusion de l'extrémité abdominale des trompes. Ce dernier état peut se développer à la suile de l'inflammation, alors il constitue un vice de conformation consécutif; une autre anomalie ordinairement congénitale, mais plus rare, que j'ai vue deux fois, consiste dans la hernie des ovaires et des trompes de Fallope, à travers l'anneau inguinal, cas dans lequel ils imitent les testicules.

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