‹ Traité pratique des maladies des vieillardsChapitre 42 sur 123 · INFILTRATION SANGUINE DU CERVEAU · texte numérisé non relu

INFILTRATION SANGUINE DU CERVEAU

caractère le plus saillant de ces paralysies a été la roideur, ou la contracture, qui s’est manifestée /i fois sur 5 dans les membres privés du mouvement volontaire. Du reste, ni délire, ni céphalalgie, ni mouvements convulsifs dans aucune de nos observations, et, à part la contracture, rien de caractéristique ni de particulier dans la marche de la maladie.

En résumé, l’infiltration sanguine du cerveau paraît se trouver sur la limite des trois états pathologiques distincts qui sont ici longuement étudiés : la congestion cérébrale, l'hémorrhagie et le ramollissement du cerveau.

Quelle origine attribuer aces épanchements sanguins interstitiels, si ce n’est une hypérémie active? Point d’altération préexistante de la pulpe nerveuse, point d’altération des vaisseaux possible à supposer, point d’altération appréciable du sang : car, si l’apparence tachetée et ccchymolique de ces plaques des circonvolutions a fait quelquefois penser au scorbut, il n’est pas besoin d’insister sur ce qu’une telle apparence a de parfaitement insignifiant. Dans deux cas, des accidents de congestion cérébrale avaient précédé l'infiltration sanguine elle-même. Un de nos malades éprouvait, depuis quelques jours, de violents étourdissements; un autre avait eu, deux mois auparavant, un de ces délires aigus et passagers que nous avons décrits au chapitre de la congestion cérébrale. Deux autres avaient eu d’anciennes attaques d’apoplexie, et en portaient les traces dans le cerveau.

Faut-il admettre dans les faits de ce genre une hypérémie avec effort hémorrhagique, lequel, au lieu d’aboutir à un épanchement en foyer, ne déterminerait qu’une infiltration sanguine? Est-ce seulement dans les cas où la pulpe cérébrale était le siège d’une altération hémorrhagipare (Rochoux), que l’hémorrhagie parvient à se creuser un foyer?

La liaison de l’infiltration sanguine avec le ramollissement aigu paraît plus facile à saisir. Elle n’est souvent elle-même qu’un des éléments du ramollissement aigu, et tend peut-être toujours h y aboutir. Cependant telle qu’elle vient d’être décrite, elle présente les caractères d’une altération précisément hémorrhagique.

DURAND FARDEL. — 2e édit.

MALADIES DE L’ ENCÉPHALE

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