‹ Traité pratique des maladies des voies urinairesChapitre 119 sur 241 · C.hloniro de sodium · texte numérisé non relu

C.hloniro de sodium

— do potassium 0,062

— de ma$;n«>sium 0,016

— de raloium 0,841

(larbonato de majfné»ie 0,101

— de chaux 0,017

— de fer 0,012

Rnunure de sodium 0,019

Faiblrs quantités d*iode. de uiaiij^ancse et de quelques

bases terreuses a\er du chlore 0,095

5,880 sur 500 gram.

SiMis celte forme, on l'administre à rintérieur en pcliles quantités.

M:ii^ ptiur le% application> topiques, on fortifie l'eau de cette source en principes salin» par l'addition d'eaux mères qu'on a dépouillées de leur chlorure de sodium, à l'établissemeut de liains, tout prés de la ville. L'eau mère, dont la pesanteur spécifique varie entre !.:> et 1.1, ne routient pas moins de 130 û 195 grammes de principes solides par livre. rrii- ancienne auaixse donne les résultats que voici :

Dans 50U jrramnîcs «l'eaux nu-res, il y a\ ait 160*'", 725 de sels, ce qui ormait à peu près un tiiMS du mélange :

sr.

rJdonire de calcium 1 15,81 1

— de sodium 1 4,636

— <le potassium 10.889

— ilr iu:igni>>ium 11)^933

— - d'aluminium 0, 1 00

— de lithium 0,514

Bromure de >odium 3,826

bnlure de sodium 0,003

A]iii-s évaporalion, les matières salines ont ùiù imporléet ici demût ^">^ ' r Tovu^'o médical, mats le résultat en est considéré coaune qnekpie ] d'apMil thérapeutique, iri et a Kreuxnach, aux eans mèm ment elles sont d'un usage moins facile. - - :

460 MALADIES DE LA PROSTATE. [Paw.c

une vis située sur le manche de l'inslrumenl ; de celte façon il a réussit exercer un certain degré de pression sur la même partie limitée de lorgane(t). Après cela, M. Leroy a proposé de dilater le col vésical d'onr manière plus égale dans diverses directions, enxMuployant un înstnimenla trois branches métalliques qui s écartent, ainsi que le lithotrîteur de cette époque (1831) ■lig. 107). D'autres chirurgiens français ont proposé d'introduire une grosse sonde courbe de gomme élastique, que Ton rcdress»ensuite de force en y introduisant un fort mandrin droit. Mercier dit avoir employé cette méthode, et il prétend qu'une extrémité flexible au mandrin d*acier lui permet de parcourir plus aisément le tmjet de la sonde. Il a aussi imaginé un instrument spécial pour dilater la portion prostatique df Turèthre ou le col de la vessie. Celui-ci a la foime de sa sonde à deu parties moyennes; il est « bicoudé » (fig. 108), mais fait de telle manieur qu'une pression dans le sens antéi'o-postéricui peut s'exercer au moyen d'une secx)nde portion, laquelle, glissant le long du corps de Tinstrun^Mit et continuant sa direction, doime deux branches divergentes avec lesquelles on peut produire de force la dilatation ^2). Il a rapporta' de boDs résultats de cette façon d'agir, et il les attribue non pas à une absorption de tissu produite par la pression, mais à une dépression mécanique 4* l'obstacle qui existe au col de la vessie. Dans un de ses cas, il a obten un avantage marqué après six applications de son instrument, chacun^ pendant environ cinq minutes (3). On a aussi imaginé en Finance d'autres appareils, mais ils sont d'une nature si compliquée, et si peu enicacesai point de vue pratique, que je n'en donnerai pas ici la description. Jen'ii détaillé les essais ci-dessus que pour faire voir les idées (|iii ont guidé les divers chirurgiens dans la thérapeutique de l'hypt^rtrophie de la prostate, ainsi que les moyens employés pour y arriver.

Après quelques essais sur l'eniploi de la compression dans sa forme b plus simple el la plus innocente, je veux dire la dilatation d^un tube df caoutchouc par de l'eau, je suis d'avis que le risque encouru d'imter les parties n'est pas suffisamment compensé par le peu de bénéfice produit, et que l'on ne peut considérer que comme temporaire. Aussi suis-je d'avrî^ (le n'adopter aucune méthode connue; je pense en effet que les progrès de la maladie sont plus n»lardés par de bons soins généraux et la suppression de l'irritation sous toutes ses fonnes, que par aucun essai mécanique particulier pour réduire la tumeur ou dilater le col de la vessie.

Plusieurs fois pendant ces vingt ou trente dernières années, on a essayé (le réduire le volume d'une prostate hypertrophiée en faisant passer tu travers de cet organe un courant d'électricité. Cet agent n'est pas d'une application diilicile; mais, à supposer (|u'<m en puisse tirer un résultat

(i) l^roy '^d'Étiolles), Exposé fies procéifés pour guérir de In pierre. Paris, 4823, p. 180 et suiv.

f2) L. Auguste Mercier, Recherches sur le traiiemenl des maladies des voies urinatrts. Paris, t85G, p. A74, 475.

(3) L. Auguste Mercier, Recherches sur divers points d'anntomie et de pathologie dei organes génito-urinuircs. I*aris, 1860, p. 24.

Chap. XI.] TRAITEMENT DE LWIGMENTATION D£ VOLUME. 461

avantageux quelconque, les séances doivent iHrc ti"ès-nombreuses et durer fort longtemps pour en faire un véritable essai dans un cas donné. Si l'on devait en n^tirer quelque bénéfice, il y aurait toujoui*s de bonnes raisons pour conseiller au malade de se soumettre aux inconvénients même d'un pareil procédé. L'expérience, cependant, ne nous engage pas à tirer de conclusions favorables à son emploi, llécemmenl, Aug. Tripier a rapporté ;i) un cas de succès bien marqué à la suite de Temploi de la faradisation poilr <( une piT)State hypertrophiée »». On introduisit un conducteur dans le rectum, sur la face antérieure de Torgane; lautix' fut placé dans la portion prostati(|ue de Turèthre. Kn examinant les détails du cas, on ne peut doater un seul moment que ce ne soit une puœ augmentation inflanmicitoire de la prostate ajanl succédé à un écoulement blennorrhagique ; le ma!ade avait quarante-ijuatre ans, période de la vie où ni la dissection, ni lobseiTation clinique attentive n'ont jamais découvert un seul cas d'hypertrophie de la prostate. Le nombi*e des séances fut de soixante-dix Tripier, p. 576); elles s'étendaient sur une périiKle de six mois et demi. Pendant ce temps, sous l'influence d'un traitement appropiié, il est plus que probable qu'on aurait obtenu la i-éduclion d'un panil organe.

On a aussi incisé la partie qui faisait obstacle au col de la vessie. On a également lenlé, dans le m»*»me but, d'autres opérations, telles que l'excision ♦»l l'écrasenient d'une parie saillante, et même la ligature d'une excroissante |:o ypiform\ Pour l'incision de l'obstacle, en forme de barre, faisant saillie à lextrémité postérieure du col de la vessie, il est sans aucun doute qu'on peut y procéder sans grande difficulté, en y mettant le soin ordinaire. Dans la plnpail des cas, mais non d'une façon invariable, la baire n'est cju'un développement prostatique, et, quand il est peu marqué, il peut y avoir avantage à l'inciser, sans danger pour le malade. Telle était l'opinion (le feu M. Guthrie. Cependant, comme il a mis, aux yeux d«* ses confrères, ce sujet en rapport avec ses vues sur une autre affection que l'on rencontre quelquefois, distincte également de l'augmentation de la prostate, et à laquelle il a donné le nom de « barre au col de la vessie », je renverrai les remar(|ues plus étendues sur les proaklés opératoires (qui doivent être les mêmes, ou pres(jue les mêmes, de quelque façon que soit constitué l'obstacle en question) au chapitre XVII, qui est consacré à l'examen de ce sujet. C'est là que seront étudiws tout au long les diverses opérations sanglantes qu'on a appliquées à la prostate. Peu de mots sulliront pour indiquer l'écrasement et la ligature. Ouelques-uns de nos confrères français ont exécuté ces procédés sur le vivant, principalement le premier. Une partie, qu'on suppose être la partie saillante, est saisie entre les moi's d'une tenette, ou d'un instrument à peu près semblable: puis on l'arrache, s'il est possible, ou on la broie, de façon à produire un état de sphacèle en cet endroit. On s'est aussi servi du lithotriteur c'e Jacobson Jig. iu9), on le préfère même dîins ce but ;2;. .M. Liroy l'a approprié à la

"1) Tripier. Manuel tréleciroihéi'upie p. 575, el Gazeffe méilicnlf de Paris ^ 1861, p. 331. '/il La manière dont M. Lrr.>y adapte l'inslrunicnt de Jacobson à ce but se trouve expliquée et démontrée par un dessin dans la Gazette (/es hôpttacr, 27 janvier 18i9.

tIS MALADIES DE U PMWTATB.

trituration des tumeurs du col (Kg. 110) ; et [dam le bol 4»>dêfuwhlij meuv, si, après l'avoir einbmssée on u dét^duit kwt fmaTtcma. ovl après l'avoir écrasée sans la détacher complétMBCnt, Ott qirouvaii 4ill difiBcalté fc retirer l'iustrumeut , Leroy (d'EtiolIfls} sa* "

lis. — Porte

rùdiculie. ligatiire de Leni

(<l'Eiiolles),pMirdc

lâcher les tuiaan

pùiliculéea.

branche plus mince (lig. 1H).] Il a aussi décrit un appal'eil très-îiigénieoi

pour porter une li^lure autour du pédicule d'un polype qui prend nû-

sance sur la porliuii médiane de la prostate. Il est représenté fi^retlO.

Al. Leroy (d'Éliolles) dît aussi s'en être servi «avec succès s (1). Odik

(h Leroy (d'Étiolles), TMrapeutique <le» rélréeîssemenlf, ila eagorgemenli tk ta pr^ Half,\fte. Parii, 1649, p. 73 ol 77.

:mxp. Ml,] TRAITEMENT DE U RÉTENTION D'URINE. 46|

*%oiine pas de détails sur lopération, quoique, il faut bien Tavouer, ils eus-

^•%ent été exeessivenieiil intéressants, à cause des difiicultés vaincues, el de*

l^l'effel ultérieur qui consistait à laisser dans la vessie, après ropération, une

s'^IMirtieeschariliée. En 1856, le même chirurgien a décrit un écraseur contenu

dans une canule, de la forme d'une sonde, pour enlever ces excroissances.

Deux petits ressorts d'horloger sont appliqués dans la concavité de la chaîne

^Bpour la tenir écartée en anse, quand on la fait saillir dans la vessie (1).

En récapitulant ces propositions, je pense que beaucoup de chirurgiens

^anglais se conlenteix)nt d attendre de nouvelles expériences de la part de

■ceux qui ont paru jusqu'ici portés à les adopter. Pour raa part, je ne crois

" pas que le malade retire jamais aucun bénéfice de semblables méthodes, en

supposant même qu'il n'existe aucun doute sur la possibilité de les mettre à

exécution. J'en fais mention ici, uniquement parce qu'il n'y a pas de bonnes

raisons pour ij.norer la pmlique suivie par les chirurgiens bien connus de

la irran<!e cap laie du continent. N'allons pas supposer pour cela que celte

jf nuiilioii implique une approlxition.

CHARÏUE XII

TRAITEMENT DE LA RETENTION D'URINE CAUSÉE PAR UiNE AUGMENTATION

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