DE VOLUME DE U PROSTATE
La rétention d'urino causée par une augmentation de la prostate est due en généra! à la congestion do l'organe; première indication, supprimer la congestion. — Bains; seconde . indication, modérer la douleur et le spasme. — Opium; troisième indication, intervention au moyen des instruments. — Sondes, leurs variétés. — Avantages comparatifs des sondes. — Modes d'introduction des sondes rigides, flexibles, etc. — Fausses routes, principales causes desdiflicullés. — Manière de les éviter. — Instrument de Mercier. — Faut-il vider la vessie en une fois? — Faut-il laisser la sonde à demeure? — Si le cathélérisme ne réussit pas, quels moyens faut-il employer? — Ponction de la vessie au-dessus du pubis; par le rectum; au travers de la symphyse pubienne. — LeurSi mérites cornparatif>. — Observation. — Opération périnéale. — Conclusions.
.Nous avons déjà établi que le terme de « rétention complète d'urine » ne doit pas comprendre ou désigner cette rétention chronique d'urine qu'on rencontre si souvent comme résultat de l'augmentation de la prostate, et qui est si bien connue, mais qu'il ne s'applique seulement qu'à cet état grave où, par suite de celte cause, le malade ne peut plus uriner du tout, ou, en tout cas, en quantité tellement faible, qu'il n'expulse pas la totalité de lexcrétion naturellement produite. C'est une condition dans laquelle iJ est sous le coup d'une difficulté et d'un danger qui augmentent d'heure en heurt', et d'où il est non-seulement convenable, mais nécessaire, pour sauver sa vie, de le retirer au plus vite.
(\> Raoul I^îroy (d*£tiolles). Bulletin de la Société anatomique, Paris, 1856, p. 420,
kOï MAUIIIES DE Là rUi^TlTC
iju'-îqutf ci^c^•lJ^laJJ<^f •-xWrit'Uiv douiK* Ik-u d'ordinaîrie à iX'iW t-W'-V tîoii d«'> s\iupl«.<m^< qui ('««listiluf iVlat fu qut*34ion. îiaix h* bius ;.'.. iioiiiiirv d*r^ <va.>. i'e\|K>si!i«*ij :iu fixiid mu d rbumidit*-. i:»a i<r$ <hru\ ciiirtù Wl e>t la^'u! qui. au^nu^iilaut l'alllux sauïniiu d^ns le< ctr^h«-> inlrtir produit la c>jij^e>lion dans la prcslalc-dt-jà h}perlff>.»phî<V. aiii>i qu«- Iru- ^eiijeiit d«.- >f> vais><-au\. O-t nij:- r^t-mt-iil aujiii«*iiU' t>/*ui{>i»iainiijn);' vol uni'' d«r i'or;:aii*r. «-t olisirut- IVtrilii t- uiWiii^o-vtrsîcal dtrjà nMrt-ci. •> 4|ue si>it la cau"^'. crfK'udant. qui fa\i.»ziM' ainsi Itrtisqut'iii'r'iit l.i o»ii.'y de la pr^islal*'. c*«M a t-llr daii> |»ivs<^ut- îôus !«-> cjs. qu't^t du *>yiii iij«*iit l'obslacK'. On t^ii |»eul lirt^r la preniièiv iiidicaiion pt.mr diri-:«T! t. teriieiit, qui est de vaiueiv ou de di^si|li'^ autant «lu*.- |Ki>sihlr la «•nLirinterne. La >ecrinde est de nï«>derêr la dt»u!»-ur. ot d'a|»ais4.'r l»-s # jTiÉrts. lontaires. niai>inri-uctueu\. poururiner. dont le maladt/ >4<uifrx' nr- -l'a jours CTuelli'iUi'nt. Ti'MÎsii-inenjent.et >urtMUt. il faut Iî\T>-r |ias>a::«a )n^ H wla. sanî dans des cas lies-exe«:*|iti«»nnels. |»ar le canal nii-m«*d«' ru;-: ttji |»4*ut ]«in|tlir la |>nruiêre iiidiratitin en ilMniiaiit un liain d* -> 4:liaud. o'i nn liain HiiiiiT. bans prrs ju** tous les cas. la s^tindt* rsl li- wl et le seul it'Ui«*dea rin|ilt»\er, et Ton lait philMt |iivndiv un kiiii •-: eiïet pH'paratMii*'. s'il d«»it >V*coulerdu tt-nips a\ant rarrîvtv du cliin;:. L'i trnipriylure t\ t'.\ «'îi êîix* élevée, de :)7 a iM d^-irn-s t fuliirrades. Llades qui \ ont dfjâ eu re(«jur> dt-maiulenl une chaleur plus forte nui* qui n'\ >ont jkis aecoulumés : laduréedu liain doit êti^-d'oiivironquii»-:nutes, et. pendant o* temps, un en doit au^nnenVrlacliah-ur jilutMt iiiKiki diminuer. Avant qu«* cell«- periodr de temps se suit éi-oulée. il • st pimf prohalile qu'il aura |M'o<luit son effet ci»mplet du côté ch- la |.».in.di«lh vaisseaux se s»-ronl distendus. «-î ijuVm aura ainsi priKiiiît un-- iJ'ri\iîii l'/Hisid^'i-îilile dans l«^s vi>eê!ts intimes. En même tennis. tout« f ii>. -hi de ja^ndrs souffrances »l ce sera presque toujours le tas, «-n j arlic s'il y a des jiaroxjsmes invnlnnlaires de c^mtractions pour «hass.r luri» 4>n usiM-a larfiement des calmants. L opium est un dts iii<il|i:;r>: ,|è des formes It-s plus avantafreu>es de ladniiniMri'r dans <••• Iuiî, ,■'!•>:: 'c liqueur >édative d*opium i>, dont on donne de tri*nte à rin<|uant*> .-ulfc suivant la pre>criptit»n du médecin.
Avec la troisième ft dernière indication se pose la quc-stiou dt* la -m ' nnn ^ms la quesli<in dr savoir si un renqdoiera tout de suit»* ou pins : <.*ar il ne p«ul \ avoir d»* doute là-dessus; mais la (|Ui'stio]| ihi :..'u sonde a emplojer, tt de la meilleure manière de triompher di> d:w difliiullés qui peuvent se présenter. Laissez-moi étahlir craluiicl «pi <:onsiicnml heaucouj) d«- soin, ainsi que le Sîivoirel le ju^vun-nt urdiu^L on <*<-liourra i-arenitiil, très-rarement, dans une tentative pour altrin !• •vessie et en faire sortir le conlt-im, en introduis;u)t avuc sùreli' un iiiN'. ment au Inm-rs du canal <le l'urèlhre. H y a certaines cirmuManc» n i.\l • l**s(pii'lle.> celle réussite devi«'nt inq)ossil»le; mais jmr honhcur rlh's s.* n; x<*ntenl peu Miuvenl. Le chirur^'ien devra être pourvu de s<indes dar::.:: <.t d«- ^onnjie é!asli(|ue, de la lonpiiur et des courbures voulm-s ihuii 1. prostate, bâbord, pour les instruments d'arirenl, une soude à nroM.»!'
[ '.OwP.UlJ TlUll'EMEST DE LA RfiTESTION D'imi>E. 4C5 J
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