DU TUBERCULE DE U PROSTATE
Ihn tubercule. — Il est rare à la prostate, presque toujours associé au tubercule du rein et du testicule. — Anatomie pathologique. — Symptômes. — Dia^ostic. — TraitemcnL — :, Tableau de dix-huit cas.
f Tubercule de la prostate. — La prostate est très-rarement le siège :d*un dépôt tuberculeux, et, quand il en est ainsi, son volume semble un **peu augmenté dans les dernières périodes de la maladie; tandis que, après l'écoulement du pus, elle est moins grosse qu'à Tétat normal.
Il semble qu'à aucune période de la maladie, la prostate ne» soit aiïectée seule, et que quelque autre partie de Tappareil génito-urinaire soit le siège primitif de l'aiïection. Dans beaucoup de cas, le tubercule débute dans le rein, ou, en tout cas, il y en a de bonne heure dans cet organe. L'organe suivant dans Tordre de prédisposition à la maladie, parmi le groupe génito-urinaire, est le testicule. Ainsi, sur 18 cas que j'ai réunis, et qui sforment un tableau à la lin de ce chapitre, tableau où Ton a rapporté le résultat des autopsies, il y avait 13 cas de tuberculose du rein et 7 du testicule. L'état des poumons n'a pas toujours été rapporté, à ce que je soupçonne; mais, dans 10 cas, ils sont indiqués comme malades.
Anatomie pathologique. — La forme qu'affecte le dépôt tuberculeux , dans la prostate est d'abord celle de petits points jaunâtres, comme des j grains de mil. Ils deviennent plus gros et forment un grand nombre de [ collections arrondies, de la consistance du fromage ou du lait caillé, disf persées çà et là dans la- substance de l'organe. Le processus évolue et ; les collections purulentes se réunissent jusqu'à ce que la masse atteigne le volume d'une châtaigne ; d'ordinaire la tumeur ne dépasse pas le volume d'une grosse bille. Elle est alors entourée en général par une mince membrane fibreuse, et elle en est isolée par le tissu prostatique environnant. Au milieu de cette masse, on peut rencontrer des parties minces de tissu cellulaire interposé, restes, sans doute, de la substance de la prostate qui a disparu avant l'accumulation du tubercule. Puis, au début ou plus tard, survient un ramollissement central ; si le patient survit, la tumeur se vide par l'urèlhre. Il reste un espace vide ; plusieurs dépôts peuvent se réunir et former une grande cavité; le pus est sécrété par la membrane limitante, et une grande quantité de la substance prostatique se trouve détruite. .Mais il n'y a point de raison, quand on trouve dans la prostate de telles cavités après la mort, de supposer qu'elles aient une origine tuberculeuse, à moins qu'on n'en trouve aussi des traces distinctes dans une autre partie des organes urinaires ou génitaux.
Les dépôts tuberculeux semblent affecter de préférence l'extérieur plutôt que les parties centrales de la glande, et se rencontrent surtout dans les lobes latéraux. L'examen microscopique montre que le tubercule se déve-
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loppe d'abord dans les éléments glandulaires, et non dans le stro iibreux de Torgane.
Symptômes. — De toutes ces circouslances il suit que,* à proprem parler, nous n avons pas de signes propres à cette afTection de la prosb Une fré(|uence el une douleur anonnale à la miction, parfois du saugi l'urine, et en même temps des signes de cystite, voilà ce que Ton renooi le plus connnunément. Les malades se plaignent de douleurs dans \ei le bassin, la région de la vessie et de Turèthre; pendant ce temps lia stitution se détériore, et le malade s'afTaiblit lentement. On ne doit cm dérer la lésion locale que connue un développement partiel de ralM tuberculeuse qui existe dans d'autres parties des organes génito-uriDaii et en général aussi dans d'autres parties du corps. Il n'entre pas dam cadre de cet ouvrage d'embrasser ici les symptômes et le diagnostic tubercule du rein, sujet qui a, néanmoins, un grand intérêt pour lechir gien ; en effet, la maladie se présente presque aussi souvent à lui qi médecin, à c^use de l'augmentation de fré(|uence de la miction et desao symptômes de pierre ou d'obstruction qui raccompagnent. La préseDO pus dans l'urine, une hémorrhagie, des douleurs dans les reins, le péri le pénis, font soupçonner un calcul, et on ne le découvre sûrement qw un cathétérisme très-soigneux. L'état de la nutrition, les antéi*édentj malade, et l'état des poumons, sont les seuls points à considéi*er en rap avec les troubles urinaires, lescjuels ont sans doute plus spécialement a l'attention du malade.
ÏHAiTEMENT. — Il n'y a rien à dire du traitement général de raffet tuberculeuse, et bien peu de chose sur la manifestation locale du côi la prostate. Il faut éviter une intervention mécanique, et toute esfièce i plication irritante. Si la suppuration se manifeste sous la fonne d'un a au dehors, il faut le traiter connue les autres al)cès |)érineaux ou ischiotaux. Mais plus souvent l'écoulement de la matière purulente et tube leuse se fait par l'urèthre. L'amélioration de la santé par tous les mo que l'administration des aliments, le régime, l'exercice, le climat ei médiciunents mettent à notre disposition pour l(»s tuberculeux, cons presque tout le traitement à employer contn» cette affection, quand attaque les organes génito-urinaires. Le diagnostic une fois établi, il e: la plus grande importance d affranchir le malade de tout traitement in! mental; celui-ci, en de pareils cas, provoque l'irritation et aggrave l sion, sîuis amener aucun profit pour le patient. Le tubercule de la prostate est une affection très-rare. Il est très-|M'u .j quent de le rencontrer à I amphithéâtre. Les pitKîes conservées sont
nombreuses. Il n'y en a pas de préparation au Royal Collège of Surge h Londres, quoi(|u'il y ait un ou deux spécimens d'abcès de la pros (jue l'on suppose avoir une origine ou des caractères scrofuleux. Il y deux exem|)les dans le musée de Saint Bartholomew's Hospital, un i celui de Guy 's, un dans celui de Saint-George's, un dans celui du Col of Surg(H)ns, à Edimbourg, et un dans une petite collection au Royal i Hospital de Greenwich.
Chap. sï.) m TUB
Les cas suivants, au nombre de 1 8, ils conslituent la plus grande parlic notre connaissance de celle aiïeclion. I l'état de la prostate, et celui des autn avons intercalé aussi la source d'o£i i
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sont devenues troubles, blanchâtres. G*est à cause de ces douleurs et du du^ ment dans Tétat de ses urines qu'il se décide à entrer à Thôpital.
ili mai. — L'explorateur w* 21 passe avec quelque difflculté à la fosse van laire, puis pénètre jusqu'à la vessie; on évacue la vessie avec une soude métalEf L'urine est trouble, blanchâtre. La vessie ne reçoit que 30 grammes d'eaa eniii tion. Les parois sont rugueuses, dures, surtout sur les côtés. La vessie saipe peu après l'exploration. — La prostate est médiocrement volumineuse, asscis pie, mais le bas-fond est induré, épaissi ; les vésicules sont épaissies, induréci Il existe des signes non douteux de phihisie pulmonaire.