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QU METRON TE DAC. an Fig 85 Pince de Kunt, pour renverser les paupières paraît le préférable. On brosse fortement le tissu granuleux avec un pinceau dur trempé dans la solution de bichlorure, ou
mieux, on incise la muqueuse avec le scarificateur de WEEK
(Scarificateur de Weck) (fig. 86) et on applique le bichlorure, en ayant soin de protéger la cornée. On doit continuer les jours suivants à traiter la conjonctive avec des solutions plus faibles de bichlorure. DRANSART (de Somain) a obtenu de bons résultats dans le traitement des granulations, en injectant une solution de sublimé au 555 sous la conjonctive des culs de sacs. Parmi
128 ÉPANCHEMENTS SOUS-CONJONCTIVAUX
les autres traitements qui autrefois étaient employés comme moyen principal, mais qui maintenant jouent plutôt le rôle d'adjuvant, il faut mentionner les cautérisations au sulfate de cuivre. Le traitement des complications cornéennes sera indiqué plus loin.
ARTICLE VII
Epanchements sous-conjonctivaux
Ces épanchements sont séreux, gazeux, sanguins et purulents. Nous avons déjà vu quels étaient les caractères de l’épanchement séreux qui apparaît surtout au cours de la conjonctivite catarrhale. Le traitement consiste à donner issue à la sérosité par une incision. Si l’épanchement est fibrineux, (chémosis charnu), le meilleur moyen d'y remédier est de recourir à l’emploi de la glace. L’épanchement gazeux ou emphysème de la conjonctive, se déclare à la suite d'une ‘racture osseuse ou d’une déchirure du sac lacrymal ; il produit au tou-
cher un bruit de crépitation. Cette maladie cède facilement à l'emploi du bandeau compressif. L’ecchymose sous-conjoncti-
vale est très commune et résulte de traumatismes de l’œil ou des parties environnantes, d'efforts de toux, de vomissements ; elle est commune au cours de la coqueluche. Cette lésion n'offre aucune gravité, elle se reconnaît facilement à une plaque d’un rouge vif, tranchant nettement sur le reste de la conjonctive qui est sain. Elle disparaît, sans traitement, dans l’espace de huit à dix jours; cependant, des applications astringentes peuvent hâter la guérison.
L'abcès de la conjonctive s’observe rarement. Il se développe surtout chez les enfants faibles, à la suite de trauma-
tismes.
me Ôle de
di-
PTÉRYGION 129
ARTICLE VIII Ptérygion
On nomme ptérygion une hypertrophie partielle, cellulo vasculaire et fihro-plastique de la conjonctive bulbaire. Cette hypertrophie :: développe sous la forme d’un triangle dont le sommet est à la cornée et la base dirigée vers le cul de sac conjonctival. Il siège le plus souvent à l’angle interne de l’œil et s'étend alors sur une ligne horizontale de la marge interne de la cornée à la caroncule lacrymale, qu’il soulève
et attire à lui. Il existe deux
Fig. 87 Ptérygion variétés de ptérygion ; dans la pre-
mière, la conjonctive épaissie est retournée sur elle-même, forme un véritable pli qu’on peut soulever et sous lequel il est facile de glisser une sonde ; les adhérences avec la cornée et la sclérotique n'occupent donc pas toute la largeur du ptérygion, mais seulement sa partie moyenne. Ce repli forme deux sacs, l’un en haut, l’autre en bas; ils sont séparés par une cloison conjonctivale. À l’aide d’un stylet, on peut relever ces replis comme un mésentère ; en se servant de deux stylets, l’un dirigé de haut en bas, l’autre de bas en haut, on les amène presqu’en contact, sans que leurs extrémités se touchent directement. Il n’y a pas d'ouverture, les stylets se trouvent séparés par du tissu conjonctival qui adhère à la sclérotique.
Dans la seconde variété, appelée le faux ptérygion, ou symblépharon partiel, on remarque le contraire.
130 PTÉRYGION
Aussi longtemps que le sommet du ptérygion n'a pas dépassé | sensiblement le bord de la cornée, il n'occasionne que fort peu
de troubles de la vue mais, dès que le sommet s’avance vers | | la pupille, il donne lieu à un rétrécissement du champ visuel | | dans la direction où il siège. Les ptérygions très étendus gênent les mouvements de l’œil, surtout lorsqu'ils résultent de traumatismes ou de brûlures.
La vascularisation dont le ptérygion et la conjonctive avoisinante sont le siège, détermine des picottements et des déman-
geaisons.
| ulcération marginale de la cornée. Il y a là, un petit cul de | sac, qui devient très favorable au séjour de dépôts irritants qui déterminent l'érosion de cette membrane. Pour faire face à la perte de substance, il se forme des anses vasculaires qui se portent vers l’ulcère et s’identifient avec le tissu cornéen ; des anses nouvelles se superposent, d'autant plus facilement que de nouvelles irritations y contribuent, et le sommet du ptéry- | gion s’avance graduellement vers le centre de la cornée.
| | | Le point de départ de la maladie est ordinairement une
Le ptérygion n'offre aucune différence de structure avec la conjonctive normale, il ne s’agit donc que d’une hypertrophie du tissu conjonctifet on a cru à tort, pendant quelque temps, | qu’il était de nature maligne.
La marche de la maladie est généralement lente ; elle peut U rester stationnaire pendant de nombreuses années, elle peut | aussi progresser par saccades à la suite d’inflammations ou | d’irritations de la conjonctive.
Le pronostic n'offre aucune gravité, pourvu qu’on ne laisse | pas l’hypertrophie envahir le centre de la cornée. Si on attend
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PINGUÉCULA 131
trop tard, il restera au niveau de la pupille, après ablation, des taches cornéennes qui nuiront à la vision.
Etiologie.—En disant que le ptérygion résulte d'ulcérations marginales de la cornée, on admet par là même, que toutes les professions qui soumettent les yeux à des irritations continuelles, peuvent en être la cause. Aussi la maladie est-elle fréquente chez ceux qui sont exposés à la poussière, aux exhalaisons ammoniacales, chez les ouvriers maçons, les journaliers, les cochers.
Le Traitement est chirurgical.
Parmi les procédés employés, celui de CoccIus est généralement adopté. 11 consiste à dégager complètement le ptérygion de la cornée, à l’aide d’un couteau où d’une paire de ciseaux, à le détacher dans toute son étendue. La plaie triangulaire qui en résulte est comblée par deux à trois points de suture, qu'on enlève au bout de quelques jours. Enlevé de cette manière, il offre peu de chances de récidives.
ARTICLE IX
Pinguécula
La pinguécula est une petite tumeur jaune blanchâtre, du volume d’une tête d'épingle, quelquefois un peu plus grosse, siégeant près du bord de la cornée, le plus souvent du côté nasal. Elle est composée de tissu cellulaire, de fibres élastiques, de vaisseaux et recouverte d’une couche épaisse d’épithélium. Elle ne cause aucune gêne, n'offre aucune gravité et ne requiert aucun traitement, à moins d’être volumineuse.
Elle est souvent confondue avec la conjonctivite pustuleuse, ” dont elle diffère, par l’absence d'injection conjonctivale et par
son état stationnaire.
132 CONJONCTIVITEÉ TRAUMATIQUE
Il existe d’autres tumeurs de la conjonctive, observées rarement, ce sont le /hôme, les kystes, l'épithélioma, le mélanome.
ARTICLE X
Lithiase conjonctivale—Encanthis
La lifhiase consiste en une altération calcaire de la sécrétion des glandes conjonctivales, et surtout de celles de MEIBOMIUS. Elles apparaissent dans la conjonctive sous forme de petites concrétions jaunâtres, rondes, de grosseur variable, mais dépassant rarement le volume d’une tête d'épingle. Elles peuvent exister sans causer de trouble apparent ; d’autres fois, elles irritent la cornée et déterminent des ulcères sur cette membrane. On les enlève avec la pointe d'une aiguille à cataracte. de L'encanthis est une maladie de la caroncule lacrymale. II
existe un excanthis bénin et un encanthis malin. Ces affections sont rares.
ARTICLE XI
Conjonctivite traumatique
Sous ce nom, on désigne l’inflammation de la conjonctive qui résulte de brûlures ou de traumatismes.
Dans les cas de brûlures, on remarque des plaques blanches, opaques, la circulation est entravée en ces points, et les por- » | tions correspondantes de la cornée peuvent en souffrir et s’infiltrer.
Les brûlures peuvent être suivies de symblépharon ou d'ankyloblépharon.
Le traitement consiste à laver l’œil, aussitôt possible après l'accident, avec une solution qui puisse neutraliser les acides