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CHAPITRE XV MALADIES DE L'IRIS ARTICLE 1 Iritis

L'inflammation de l'iris, quelleque soit la forme qu’elle affecte, offre des symptômes communs à tuutes ses variétés. Ces symptômes sont, des /roubles dans le contenu de la chambre antérieure, une «écoloration de l'iris, une paresse de la pupille, une tendance plus ou moins marquée à former dans le champ pupillaire des adhérences avec la cristalloïde antérieure (synéchies postérieures) une injection périkératique, des douleurs périorbitaires, et oculaires.

On décrit trois formes d’iritis 1° Z’érétis simple ou plastique ; 2° L'iritis séreuse ; 3° l'iritis parenchymateuse.

L'IRITIS SIMPLE se reconnaît aux symptomes précédemment énumérés. Le trouble de la chambre antérieure fait voir l'iris et la pupille comme à travers un léger nuage, on croirait au premier abord qu'il s’agit d’une maladie de la cornée, celle-ci paraît avoir perdu son brillant, cependant il n’en est rien, La pupille au lieu d’être noire et miroitante, est terne et grisâtre ; la texture de l’iris est modifiée de couleur, elle est verdâtre ou d’un brun plus foncé. La couleur normale de l'iris influe sur la couleur qu’on observe au cours de l’iritis, ainsi, un iris bleu aura plus de tendance à devenir verdâtre et un iris brun à devenir d’une couleur plus foncée. Dans tous les cas où l’iritis n'existe que d’un seul côté, il faudra comparer les deux iris et se garder toutefois des anomalies congénitales, qui peuvent exister dans la couleur des deux yeux. La

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congestion de l'iris rend les mouvements de la pupille plus lents ou les supprime complètement, la réaction sous l'influence de la lumière est diminuée ou abolie, l'influence de l’atropine est moins manifeste ou n’exerce aucune action immédiate.

On voit alors, après plusieurs instillations d’atropine, la pupille se dilater irrégulièrement à cause des adhérences qu’elle a déjà contractées avec la capsule du cristallin.

Ces irrégularités offrent de nombreuses variétés ; les principales sont représentées dans la figure 95.

Ces adhérences sont constituées par des dépôts plastiques. L’exsudation a lieu à travers les vais-

seaux iridiens, dans l'iris ou au dehors; c’est une matière fibrineuse qui acquiert une tenacité considérable. Au début cependant les adhérences sont peu solides et cédent facilement à l’action de l’atropine, d’où la nécessité de traiter l’iritis à point.

Lorsque le traitement n’intervient pas à temps, il peut s'établir une synéchie totale très solide, contre laquelle l’atro-

pine n’aura aucune action, et la pupille

peut rester obstruée par l’exsudation

qui s’est formée à cet endroit. (Voir Fig.

96). Il arrive souvent que l’atropine en

dilatant la pupiile, laisse persister su: ia

cristalloide des dépôts plastiques qui ne

se résorbent pas complètement. Ces

Fig, 96 {Nettieship) taches pigmentaires affectent des formes

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