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C. — Glaucome consécutif ou secondaire

Dans cette complication, il faut distinguer les cas où la nature de la maladie primitive prédispose à la naissance du glaucome, de ceux où il survient dans un œil déjà malade, comme il aurait pu l'atteindre s'il eût été sain.

Dans le premier groupe, il faut compter toutes les affections staphylomateuses, dans lesquelles une partie des enveloppes de l'œil a cédé à la pression intra-oculaire, par exemple : les cicatrices ectatiques de la cornée, plus rarement le staphylôme de la sclérotique, antérieur ou postérieur. Dans ces maladies il peut arriver que la résistance des enveloppes augmente avec l'âge, tandis que la pression reste la même. Celle-ci agit alors sur la partie la plus faible de l'enveloppe qui correspond à la papille optique. Parmi les autres affections de la cornée qui se compliquent, quoique rarement, de glaucome, il faut citer la kératite diffuse ou panneuse, les infiltrations sous forme de larges rubans placées horizontalement devant la pupille et certaines formes d'ulcérations étendues.

Nous devons encore citer ici les cas où l'iris et la choroïde sont soumis à des irritations prolongées, lorsqu'il existe, par exemple, une cicatrice avec adhérence de l'iris, ou lorsqu'à la suite d'un traumatisme de la capsule ou d'une discission, le cristallin augmente de volume par le gonflement de sa subs- MEYER, ¥ édit. 20

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tance corticale, et exerce une pression sur l'iris. Enfin, après rabaissement ou la luxation du cristallin, celui-ci agit comme un corps étrang-er et irrite les parties de l'œil avec lesquelles il est en contact; c'est aussi de cette façon qu'agissent les tumeurs de la choroïde qui s'accompagnent de glaucome.

Sig-nalons encore l'iritis séreuse comme donnant souvent lieu à un glaucome consécutif, et les cas de synéchies postérieures totales, où, par suite de l'interruption de la communication entre la chambre antérieure de l'œil et le corps vitré, les liquides s'amassent derrière l'iris et établissent une tension anormale. Dans tous ces cas, le g-laucome s'établit d'autant plus facilement que la sclérotique est plus résistante et cède avec moins d'élasticité à la pression intra-oculaire, comme cela a lieu par exemple chez les vieillards et sous l'influence d'une diathèse rhumatismale.

Un rôle important dans la production du glaucome secondaire revient aux hémorrhagies rétiniennes [glaucome hémorrhagiqiie)^ sans qu'il soit possible d'établir une relation entre les deux affections autre que les altérations anatomiques des vaisseaux (artério-sclérose) qui peuvent produire l'une et l'autre. L'opération se montre en général impuissante contre cette variété du glaucome.

Traitement, — Le remède principal est l'opération de Viridectomie^ qui, selon la découverte de de Graefe^ diminue d'une façon permanente l'exagération de la pression intra-oculaire. Les ponctions de la sclérotique avec écoulement d'un peu d'humeur vitrée recommandées par Mackensie (1830), la paracentèse de la chambre antérieure (Desmarres, 1847) ne produisent cet effet que passagèrement, et n'empêchent pas les progrès du glaucome. Les émissions sanguines, les traitements généraux médicamenteux sont complètement inefficaces. Les injections sous-cutanées de morphine ne sont employées que pour calmer momentanément les douleurs, et pour procurer du repos au malade jusqu'au moment de l'opération.

Les instillations d'ésérine ( Wehej\ Laqueur) et de pilocarpine jouissent d'une influence remarquable sur la diminution de la pression intra-oculaire. Ces alcaloïdes doivent être employés dans les cas qui font craindre l'apparition du glaucome (période prodromale), ou lorsqu'après un accès de glaucome

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