‹ Traité pratique des maladies des yeux [electronic resource]Chapitre 112 sur 160 · PARALYSIES DE LA SIXIÈME PAIRE · texte numérisé non relu

PARALYSIES DE LA SIXIÈME PAIRE

b. Paralysie du ■muscle droit supérieur. — On y observe, conforinément à l'action physiologique de ce muscle, un défaut de mobilité en haut, en dedans, et un manque d'in- I Quence sur le méridien vertical en dedans. Donc l'œil -;cra dévié en bas, en dehors, et le méridien tourné en lehors.

En plaçant un objet dans la moitié supérieure du champ I visuel, on constatera une diplopie croisée, et l'image apparte- I liant à l'œil malade est située plus haut que celle de l'œil -ain. Les extrémités supérieures des deux images divergent.

Lorsqu'on cache l'œil sain, la déviation secondaire auralieu { m haut et en dehors-, puisque l'œil malade est forcé, pour se I mettre en fixation, de faiue un effort considérable en haut et I lîn dedans.

i Le malade tournera la tête en haut autour de son axe horizontal, et portera les objets dans la'partie inférieure

I iJu champ visuel. Cette paralysie gêne du reste moins, parce que l'on se sert habituellement moins de la partie supérieure

I du champ visuel que de l'inférieure.

I I Suivant la position de l'œil, l'influence de la paralysie [ sur la hauteur et sur l'inchnaison du méridien variera; si I l'œil est dirigé en dehors, l'axe de rotation du muscle coïn-

L'idant alors avec le diamètre transversal de l'œil, l'influence -ur la hauteur sera au maximum, celle sur le méridien nulle; l'inverse a lieu si l'œil est dirigé en dedans. Ce I point est fort important pour le diagnostic dilTérentiel de ( la paralysie des droits supérieurs et inférieurs, et de celle ■ lies deux obliques.

j c. Paralysie du muscle droit inférieur. — U est aisé de l-eiporter à ce muscle ce que nous venons de dire de son anta-

gigoniste. On constatera iln défaut de mobilité en bas et en idedans, et l'absence de rotation du méridien en dehors. L'œil fait donc, si l'on cache l'œil sain, un mouvement de redressement en haut et en dedans ; la déviation secondaire a heu en liaut et endeliors. La diplo|)ie sel'a croisée, l'image appartenant à l'œil malade est située plus bas; les extrémités supérieures des deux images cdnvergcnt.

L'image appartenant à l'œil malade paraît plus rapprochée 'lue l'image du côté saiiu La distancei atérale de ces images

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augmente à mesure que l'on transporte l'objet fixé directement de haut en bas; la diflerencc de Iiauteùr augmenter lorsqu'on dirige l'objet vers le côté de l'œil malade; enfiniJ l'obliquité des images augmente lorsqu'on transporte l'objet vers le côté de l'œil sain.

Cette paralysie est très-gênante. Le malade baisse la tête, ï et porte les objets en haut.

d. Paralysie du petit oblique. — L'œil atteint est dévié en bas et en dedans; lorsqu'on cache l'œil sain, l'autre se redressera et ce mouvenîent se produira en haut e' en dehors. Par- conséquent' la déviâlion secondaire ë l'œil sain aura lieu en haut et en dedans." Les images double seront situées dans la partie supérieure du champ visuel, leui-Si extrémités supérieures divergent, ladiplopie est homonyme.' La divergence des images augmente si le regard est porté en haut et en dehors, leur diflerence en hauteur se prononcesurtout lorsque le regard se dirige en haut et en.dedan?.

La paralysie isolée de ce muscle est d'ailleurs excessivement rare ,

Lorsque la paralysie de la troisième paire est comitlctc, ou» constate, en outre, la chute de la paupière supérieure (pai-alvsi(î>' dureleveur). Lorsqu'on la relève, la papille montre une dila^' tation moyenne et parait immobile (paralysie du sphmcler** l'iris). Enfin, le pouvoir accommodatif de l'œil est red quelquefois anéanti (paralysie du muscle ciliaire).

Au début de la paralysie, le globe de l'œil ne parait dévié; mais bientôt l'action prédomii\ante du muscle drôii externe l'attire vers la tempe. A partir de ce moment la diplopic est permanente. L'œil privé de l'action de tous le^ muscles innervés par la troisième paire ne pourra l'I"^/";' dirigé que directement en deliors (action du muscle droi externe), et obliquement en bas et en dehors (action du

muscle grand oblique). . ^ .v^-i

Si le malade veut marclier, son œil malade étant ouvcir il éprouvera un vertige si considérable, qu'il trébuchera cl sera oblige de s'arrêter; généralement, il échappe au>^ vénicnts du vcn tigc et de a diplopie par la chute de la pa«^ picre supérieure.

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