‹ Traité pratique des maladies des yeux [electronic resource]Chapitre 130 sur 160 · PAUPIÈRES, VOIES LACRYMALES ET ORBITE · texte numérisé non relu

PAUPIÈRES, VOIES LACRYMALES ET ORBITE

cnjmnux, situées aux angles saillants du bord libre des paupières, près de la caroncule. A partir des points lacrymaux, le conduit supérieur monte, le conduit inférieur descend perpendiculairement dans l'épaisseur des paupières ; puis, ils se coudent brusquement pour suivre une direction horizontale et longent le bord interne de la fente palpébrale. Ils convergent ainsi vers le grand angle pour atteindre le sac lacrymal, à peu près au niveau du ligament palpébral, et se Jettent ensemble ou séparément dans le

^'^ c' Le sac lacrymal est situé entre la crête lacrymale de l'os un- "uis et l'apophyse maxillaire, de sorte que sa moitié inférieure se trouve au-dessous du niveau de l'angle interne et inférieur du bord de l'orbite. L'extrémité supérieure du sac est formée par une sorte de coupole qui dépasse d'à peu près k millimètres le ligament palpébral interne qui est tendu horizontalement au devant du sac. Celui-ci est donc environné de partiesmolles partout, sauf du côté interne où il est adossé à l'os. Ce côté descend perpendiculairement vers le canal nasal, sans qu'il existe souvent entre l'un et l'autre aucune ligne de démarcation; quelquefois ils soût i séparés par un repli muqueux.

d Le canal nasal est renfermé dans un conduit osseux de la \ paroi qui sépare le sinus maxillaire des fosses nasales. Il ne se poi le pas directement de haut en bas, mais un peu obliquement : de dedans en dehors, en même temps qu'il dévie d'avant en ar- rière D'ailleurs, il existe dans la convexité de cette courbure des variations assez notables qui dépendent de la conformation individuelle du nez. A l'extrémité inférieure du canal osseux, le canal nasal muqueux continue souvent encore entre la paroi externe de la cavité nasale et la membrane pituitaire qui la recouvre. L'orifice inférieur du canal est quelquefois très-petit, tantôt de forme ronde ou ovale, tantôt de la forme d'une fente dont la lèvi'e externe ou, à sa place, un pli saillant de la muqueuse représente une valvule qui s'ouvre vers le nez et ferme le canal de bas' en haut, tandis que les liquides venant du sac ny rencontrent aucun obstacle. . . , , „„J.,i»c

h-^ muqueuse des voies lacrymales présente dans les conduits une couche simple d'cpithélium pavimenlcux, dans le sac e .lans le canal un épithélium vibratile comme la muqueuse du uoz- on Y trouve aussi de petites glandes en grappc- Le «ac lacry- HiaV étant généralement très-étroit, la muqueuse des parois mterne et externe se touche à l état normal. La muqueu>^e du «mal nasal est intimement uni à l'os et ne peut pas «"«^^^-.^er ; elle-même, de sorte que le canal est constamment rempli d un

'Ttcrmiion de la glande lacrymale se fait par le rameau la^ crymal de la première branche de la cinquième P'^»'-c- * son innueucc qu'il faut attribuer la séorclion copieuse de lawne»

ÉRYÏIIliME DES PALTiÉRIiS.

qui survient sous le coup de certaines émotions générales ou après irritation de l'œil. En temps ordinaires, la glande sécrète peu ; le liquide qui lubréfie constamment le globe oculaire est en grande partie un produit de la conjonctive.

Le mécanisme d'après lequel les larmes passent du s&c conjonclival dans les voies lacrymales, n'est pas parfaitement connu. Cependant, il parait hors de doute que les contractions du muscle oibiculaire et les mouvements des paupières qui en résultent', chassent le liquide renfermé dans le lac lacrymal et l'obligent î'i pénétrer dans les points lacrymaux, lorsque la fente palpébrale est lermée, au moment du clignement des paupières.

ARTICLE PREMIER

ÉRYTIIÈME DES PAUriÉliES.

niaonostic. — La peau des paupières est d'un rouoe ccarlatc et brjllant qui disparaît sous la pression du doi-t- les paupières sont légèrement gonflées. Les veines superlieielles paraissent plus dilatées et plus apparentes qu'à l'état normal Les malades n accusent pas de douleur, tout au plus une légère sensation de chaleur.

Ehologie. - Cette affection, d'ailleurs assez rare, coïncide ! equemment avec des troubles de la circulation général. ' LUe a ete observée aussi cpme conséquence d'une insolai

Traitement. - On obtient les meilleurs résultats par l'an- P -ca lon de compresses imbibées d'une solution d'aSate de

1,1 .^idinuR poui ,jUO grammes).

p,,,p?.re. surtj: de aZ;trhi^l; <1 elle. Cette teinte plombée m u' ^^'-'"^'^^^ous occupe parfois tout' le po dZ J "o^S'"' passagère,

MALADIES DES PAUPIÈRES

Les personnes sujettes à ces symptômes ont généralement une peau fine et uiie santé générale délicate. Pour les débarrasser du phénomène en question, il faut les engager à éviter îout écart d'une vie régulière, les excès de travail et prescrire, comme moyen local, une solution de tannin (1 gramme pour 100 grammes d'eau).

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