‹ Traité pratique des maladies des yeux [electronic resource]Chapitre 131 sur 160 · ÉRYSIPÈLE DES PAUPIÈRES · texte numérisé non relu

ÉRYSIPÈLE DES PAUPIÈRES

Diagnostic. — Les paupières sont très-gonflées, d une teinte rose et luisante. L' épidémie est parfois soulevé par places, sous forme de vésicules remplies de sérum. Le gonflement des paupières, qui se complique le plus souvent d'un gonflement plus ou moins étendu de la face, empêche le malade de les entrouvrir; la conjonctive est injectée et chémotiquc. Toutes les parties atteintes présentent au toucher une chaleur très-sensible. L'affection n'est pas douloureuse, mais elle s'accompagne souvent de troubles de la digestion, de frissons et de fièvre.

Marche et terminaisons. — L'érysipèle peut se terminer par résolution ou par suppuration. Dans ce dernier cas, û s établit un phlegmon diffus de la paupière donnant la sensation d un empâtement et d'une fluctuation incertaine. La peau prend alors une coloration rouge foncé et devient le siège d une distension fort douloureuse. L'abcès abandonne a lui-même ncut amener des destructions très-éteudues du tissu cellulaire L'inflammation peut aussi s'étendre sur le tissu cellulaire de l'orbite (voy. plus loin), devenir dangereux pour l'œil, et même mortelle, en se propageant sur les enveloppes^ du cerveau.

Étiologie. - L'érysipèle des paupières qui peut avoir sou origine dans un refroidissement, resuite cependant le plus souvent d'une lésion traunialiquc, d'un foyer purulent du voisinage (orgelet, etc.) ou d'une afleclion du sac lacrymal.

TraUcment. - On administre généralement un éinôti.|ue c-4 une purgation. On lecouvre les paupières dune couciie

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