‹ Traité pratique des maladies des yeux [electronic resource]Chapitre 16 sur 160 · CORNÉE ET SCLÉROTIQUE · texte numérisé non relu

CORNÉE ET SCLÉROTIQUE

Anatoinio. — Ces deux membranes, dont l'aspect extérieur est ;i différent, n'en forment qu'une par leur structure.

Elles se continuent l'une dans l'autre sans interruption et jjonstituent pour les milieux de l'œil une en-veloppe entièi'emenl ilose, et perforée seulement par le nerf optique.

I La sclérotique est une membrane fibreuse composée de faisceaux Ile fibres cellulaires qui s'anastomosent et s'entrecroisent perpeniLiculairement; les unes suivant une direction parallèle au mérilien, les autres suivant une direction pai^allèle a. l'équateur de 'œil. Ce tissu est traversé paj' un grand nombre de fibres élasti- [ues et de corpuscules de tissu cellulaire. A l'endroit où le nerf iptique pénètre dans le globe de l'œil, les fibres de la sclérotique 6 divisent en plusieurs coucbes, les plus externes se recourbent [ans une division presque perpendiculaire, et entourent le nerf, lent elles forment l'enveloppe externe fibreuse. Les fibres les ilus internes pénètrent dans le nerf optique et forment une mem- )rane fenétrée qui livre passage aux faisceaux nerveux (membrane riblée). Une couche moyenne, séparée de la couche externe par lu tissu cellulaire, finit par se fondre avec la gaîne du nerf iptique. A cet endroit, c'est-à-dire dans le voisinage le plus rap- •roché du nerf optique, la sclérotique a sa plus grande épaisseur l'""',25) et s'amincit graduellement vers la cornée jusqu'à ■/lO ou i/10 de millimètre. Elle est renforcée considérablement )ar l'épanouissement des insertions des muscles droits et obli- (ues de l'œil.

La sclérotique n'a pas de nerfs; elle n'a que fort peu de vaiseaux qui viennent des vaisseaux ciliaires et forment un réseau à arges mailles sui' les faces externe et interne de la membrane, ••a partie postérieure de ce réseau se réunit autour de l'entrée lu nerf optique en un cercle vasculaire, dont plusieurs branches

CORNÉE ET SCLIÎROTIQUK.

pénètrent clans le nerf optique et dans la choroiVle. De la partie antérieure de ce réseau naissent également des branches perforantes qui se rendent au muscle ciliaire.

La sclérotique est en outre perforée à différents endroits par de petits canaux dont la direction est plus ou moins oblique et qui livrent passage aux nerfs et aux vaisseaux de la choroïde. Le grand nombre de ces canaux vers le nerf optique et vers la cornée dimiuuent sensiblement à ces endroits la consistance de la i membrane. Près de sa jonction avec la cornée et un peu en » arrière, se trouve le canal de Schlemm ; il renferme un plexus de vaisseaux recevant de petites veines du muscle ciliaire et donnant de nombreux vaisseaux en dehors aux veines qui rampent a la surface externe do la sclérotique (Leber).

La cornée est la continuation directe de la sclérotique et doit sa transparence à une homogénéité parfaite de sa substance intercellulaii e. D'après sa forme et son aspect, elle ressemble a un verre de montre enclavé dans l'ouverture antérieure de la sclérotique, dont le tissu dépasse le bord de la cornée de 1 millimètre a pea près, mais un feu plus en haut et en bas que sur les cotes La cornée a sa plus grande épaisseur vers la périphérie (l'>'-,12 et s'amincit graduellement vers le centre (0--,9). Nous y distinguons, d'avant en arrière, trois couches superposées et laciles a

'^^^T'e^"itîiélUim''Ï^^^^ continuation directe de l'épithélium conionctivaL II est pavimenteux et ses cellules les plus superûcieUes sont aplaties/les moyennes rondes et les plus profondes

est séparéJ du tissu propre de la cornée par une lame élastique (membrane de Bowmann), dont 1 existence indépendante est contestée par d'autres observateurs, qui la considèrent comme une couche de fibrilles corneennes condensées

20 Le tissu propre de la cornée est compose de flbiiUe* disposées en lamelles parallèles à la surface de la membrane^ Entre ces lamelles, qui ne sont pas faciles à isoler, a cause de leur encSement, se trouve un système de cellules étoUees sans membran r'nai^s avec des noyaux et des nucléoles (corpuscu e Te la cornée). De ces cellules partent des prolongements six a ngî) p ùs oii moins longs, anastomosés avec ceux voisinag P formant un réseau ou système canaliculaire qui traverse la membrane dans toutes les dlections. On a observé en outre dans è J su le la cornée des cellules plus petites sans membrane qui se déplacent entre les fibrilles (globules migrateurs), au milieu du réseau canaliculé. , ^, ■ „

3" La membrane qui tapisse la cornée vers sa face Pçst r.eure membrane de Descemet, est une membrane ree homop ne élastique et porte sur sa face libre une couche depithcliuin

KÉRATITE SUPERFICIELLE VASCULAIRE.

iaviraenteux qui disparaît graduellement vers sa circonférence. !. cet endroit, la membrane s'épaissit et se divise dans une série ie libres dont les unes s'adossent à la paroi interne du canal de ichlemni , tandis que les autres se réfléchissent sur l'iris {ligament ectiné).

La cornée est sans vaisseau; ses nerfs viennent des nerfs iliaires, au nombre de quinze ou vingt, perdent à leur entrée ans la cornée leur enveloppe et leur moelle, et ainsi réduites à eur cylindre-axe ils deviennent tout à fait transparents. Ils forlent, dans les parties antérieures de la cornée, en se divisant licbotomiquement, des tilets superposés très-nombreux, renfertiant des noyaux situés h l'endroit des divisions. I Les opinions sont partagées sur leur terminaison ; d'après les ns elle est constituée par un réseau placé très-superiîciellement ans la cornée (His), d'autres croient à des divisions encore plus etites (Saemisch), d'autres enfin ont observé que le plexus uereux situé près de la membrane de Bowman donne naissance

des faisceaux de fibrilles à simples contours, qui se divisent en amiflcations très-fines et forment un réseau nerveux à la base de i couche épithéliale. De ce réseau sortent des fibrilles excessiement fines, qui traversent l'épithélium et se terminent librejient par un petit renflement. (Cohnheim.)

I Le caractère chimique du tissu de la cornée est de donner par

II coction une chondrine qui se redissout dans un excès des sub- Eances qui la précipitent (His), tandis que la sclérotique donne, omme les autres tissus cellulaires, de la gélatine,

ARTICLE PREMIER

DES KÉRATITES.

A.. — Kératites superficielles.

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