‹ Traité pratique des maladies des yeux [electronic resource]Chapitre 55 sur 160 · C. — Glaucome consécutif ou secondaire · texte numérisé non relu

C. — Glaucome consécutif ou secondaire

Dans cette complication, il faut distinguer les cas où la nature de la maladie primitive prédispose à la naissance du glaucome, de ceuK où il survient dans un œil déjà malade, comme il l'aurait pu atteindre s'il eût été sain.

Dans le premier groupe, il fautcompter toutesles afi'cclions cctaliques, dans lesquelles une partie des enveloppes de l'œil a cédé à la pression intra-oculaire, par exemple : le slaphylômc de la cornée, celui de la sclérotique, antérieur ou postérieur. Dans ces maladies, il peut arriver que la résistance des enveloppes augmente avec l'âge, taudis que la pression reste la même. Celle-ci agit alors sur la partie la

plus faible de la sclérotique qui correspond à la papille optique. La membrane fenêtrée est alors refoulée, il se forme une excavation de la papille optique, l'œil devient dur et le glaucome est établi. ^ ,

Nous devons encore citer ici les cas où l'iris ou la a choroïde sont soumis à des irritations prolongées, lorsqu'il J existe, par exemple, une cicatrice avec adhérence de l'iris; : lorsqu'à la suite d'un traumatisme de la capsule ou d'une.' discision, le cristallin augmente de volume par le gonQement de sa substance corticale et exerce une pression i sur l'iris. Enfln, après l'abaissement ou la luxation du cristallin, . celui-ci agit comme un autre corps étranger et irrite les|< parties de l'œil avec lesquelles il est en contact; c'est aussi dev cette façon qu'agissent les tumeurs de la choroïde qui > s'accompagnent de glaucome. Dans tous les cas, l'irritatiop prolongée du tractus uvéal amène une hypersécrétion séreuse et une augmentation de la pression intra-oculaire suffisante pour provoquer les phénomènes glaucomateux. j Signalons encore l'iritis séreuse, comme donnant souvent lieu à un glaucome consécutif, et Tes cas de synéchies postérieures totales, où, par suite de l'interruption de la communication entre la chambre antérieure de l'œil et le corps vitre,, les hquides s'amassent derrière l'iris, et y étabhssent une. tension anormale. Dans tous ces cas, le glaucome s etabhf d'autant plus facilement que la sclérotique est plus résistante' et cède avec moins d'élasticité à la pression intra-oculaire.

Un rôle important dans la production du glaucome secondaire revient aux hémorrhagies rétiniennes, sans qu il soit possible d'établir une relation directe entre les doux aflcctions. Ces cas sont d'autant plus extraordinaires, que l'indedonuc s'est montrée souvent impuissante contre cette variété du

glaucome. .

Enfinleglaucomepeutsurvenircommecomplicationlortuitt.

dans des yeux atteints, préalablement de rétinite, d amaurose cérébrale, de cataracte sénilc, de décollement rofinion.

Traitement. .— H se réduit presque exclusivement à l opéralion de Vû'idcctonm qui, selon la grande découverte ce de Graefe, diminue d'une façon permanente 1 exagération do la pression intra-oculaire. La paracenlèse de la chambre antérieure ne produit col oiïet que passagèrement, mai? n cmpôche pas les progrès du glaucome, même si elle est soin cm

Page 1