DÉCOLLEMENT DE LA RÉTINE
, OU brisées (métamorphopsie). Lorsque le décollement inté- I resse la macula elle-même, et que la perception y est abolie, les malades se servent encore de la portion de la rétine qui est restée appliquée sur la choroïde, et il en résulte une fixa- I fion excentrique,' le plus souvent en haut, j Les taches noires qui flottent devant l'œil provicfnnent des opacités du corps vitré dont l'apparition précède ou accompagne souvent le décollement de la rétine. A côté d'elles, les malades voient quelquefois des gouttes de feu, des étoiles brillantes ou des éclairs qui passent rapidement devant leurs yeux. Ces photopsies sont dues à l'irritation ou aux tiraillements de la rétine, qui proviennent des déplacements subits du liquide pendant les mouvements oculaires. ^ Dans le plus grand nombre de cas, la tension du globe de l'œil est diminuée lorsqu'il y a un décollement de la rétine, et l'œil devient de plus en plus mou. Ce n'est que lorsque le décollement rétinien résulte d'une tumeur de la choroïde, qu'il survient une augmentation de la pression intra-oculaire, et que le gb^e devient plus dur.
La marche de cette maladie est généralement progressive. Le décollement peut gagner toute l'étendue de la rétine, qui prend alors la forme d'un infundibulum dont la grande ouverture est dirigée en avant. Cet état est presque toujours suivi de la formation d'une cataracte corticale molle avec des opacités capsulaires, ou d'iritis chronique avec occlusion de la pupille et les symptômes de phthisie du globe oculaire.
Assez souvent, cependant, le décollement de la rétine, arrivé à une certaine étendue, reste stationnaire ; mais ce n'est que tout à fait exceptionnellement qu'on a observé des cas de guérison spontanée par la résorption du liquide sousrétinien, ou parla rupture de la poche rétinienne. Dans ce dernier cas, le liquide s'épanche dans le corps vitré, et la membrane se réapplique à la choroïde et reprend ses fonclioiis. (
U'proimtic est pai' conséquent des plus graves; la guérison, même passagère, est exceptionnellement rare ; dans les cas qui restent stationnaires, la vision est généralement trèsdéfectueuse cl sujette à des variations |)énil)les pour les malades, surtout au début de l'affeclion; ils voient généralemont un peu mieux le matin, lorsqu'à la suite d'un décu-
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bitus dorsal prolongé la rétine s'est partiellement réappliquée; mais cette amélioration disparaît i-apidemcnt. 11 faut encore, pour le pronostic, tenir le plus grand compte du lad, que lorsque le décollement survient dans un œil à la sude d'unecause qui existe également dans l'autre (myopie progressive), celui-ci est souvent, quelque temps plus tard, également atteint de décollement de la rétine.
Étiologic. — Une des causes les plus fréquentes du décoWli'j lement rétinien consiste dans l'existence de la myopie pro-»J o-ressive (sclérectasie progressive), soit qu'il faille attrd)uer a< cette maladie une tendance particulière à des épanchementst séreux à la surface antérieure de la choroïde, soit que le. décollement rétinien résulte mécaniquement de 1 allongement de l'axe antéro-postérieur du globe (voy. StofhyhrM
postérieur, p. 241). , il
Le décollement peut encore être cause par des trauma-i , tismes de l'œil avec épanchements séreux ou hémorrhagiques j entre la choroïde et la rétine. D'autres fois, répanchemejit! séreux avec décollement rétinien survient à la suite de reti- , nites ou de choroïdites. — Dans certaines formes d'irido-choroïdite avec altération consécutive du corps vitre, celm-ci renferme des opacités membraneuses qui adhèrent sur uii point à la rétine, et en se rétractant elles attirent et détachent cette membrane de la choroïde. - On a observe aussi e décollement de rétine occasionné par la compression snlnk des vaisseaux de l'orbite, par des abcès ou des tumeui> intra-orbitaires, qui empêchent la circulation du sang ^uneux. — Une autre cause de décollement réside dans les tumeurs de la choroïde et de la rétine, ou dans a l";;^.^'-^';^ d'un cysticerque sous-rétinien. - Enfin on a vu la retint ^ décoller, à li suite de plaies de la sclérotique, lorsqi e la^ rétraction cicatricielle diminue l'étendue de la surlace a la-a quelle la rétine est indirectement attachée.
Traitement. — .lusque dans ces derniers temps on traitait le décollement réiinieii exclusivement par la médication dtrivative et antiphiogistiquc. De légères purgations, des sinapisnies aux jambes, des ventouses sèches a la nuque, i app ^^ cation périodique de la ventouse de lleurteloup, étaient uinovens ordinaires par lesquels on espérait s opposer aux P -rès de la maladie, ou môme olitcnir la résorption du liqu"'