‹ Traité pratique des maladies des yeux [electronic resource]Chapitre 77 sur 160 · NcotoiiicH · texte numérisé non relu

NcotoiiicH

On appelle ainsi ies interruptio7is dans la continuité du clumip visuel. Ces interruptions peuvent être situées vers le centre du cliamp visuel [scotomes centraux) ou vers la périphérie (scotomes excentriques).

Ces scotomes sont ou nettement limités, ou la région voisine à la défectuosité présente une diminution de la force visuelle.

Dans les cas de scotome central , l'acuité de la vision peut avoir tellement souffert que les malades préfèrent se servir, au lieu du centre de la rétine, de la partie voisine (fixation exccnirique). Dans ces cas, l'examen oi'dinaire à la lampe suffit pour le diagnostic. D'autres (bis, la visidu cenirale n'a pas autant souficrt, et le diagnostic est alors facilite'' par l'exanipii de la pei'ception des couleurs [Lcber). En elfet, dans l'étendue du scotonu; les malades ne reconnaissent pas bien les couleurs qu'ils distinguent parfaitcmeni dans les parties conservées du cham|) visuel.

Kn même temps qu'il existe un scolonie cenh'al, la péri-

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phéric du champ visuel peut être absolument normale, ou elle présente un rétrécissement plus ou moins irréyulier.

Les scotomes centraux, oubien se déclarent très-subitement, ou ils se développent dans l'espace de quelques semaines ou de quelques mois, en même temps dans les deux yeux ou successivement. Pendant cette péi'iode de développement, ils peuvent s'agrandir en direction centrifuge, ou il arrive qu'une diminution générale de la vision se limite peu cà peu dans la région centrale etprend la l'orme d'un scotome.

Une fois que le mal est resté stationnaire pendant plusieurs mois, une aggravation ultérieure devient peu probable, mais on ne peut plus espérer une restitution de la vision dans les parties du champ visuel atteintes d'anestliésie.

Les scotomes excentriques sont souvent situés symétrique- i ment dans les deux yeux. Si la vision périphérique, dans la; | direction du scotome, est parfaitement normale, il n'y a pas i de cécité à craindre. S'il en est autrement, ce trouble visuel : indique fréquemment le début d'une affection amaurotuiue.

A l'ophthalmoscope, on trouve parfois la papille optique et la rétine absolument normales; mais le plus souvent le nerf présente des symptômes d'atrophie. ■]

Pronostic. — Il est rare de voir la vision s'améliorer ou revenir à l'état normal. Toutes les fois qu'après une durée prolongée des scotomes, la périphérie du champ visuel est normale, le pronostic est favorable, en ce sens que cet état ne menace aucunement de cécité. Lorsque la vision excenti'ique (en dehors du scotome et en discontinuité avec celuici) a diminué, l'atl'ection a le caractère de l'amaurose progressive.

Étiolorjie. — La cause de ces scotomes est lrès-ol)scure. On les a attribués à des altérations circonscrites dans la lernnuaison cérélirale des nerfs optiques, ou à une névrite relrobulbaire (de Graefe, Lcher). L'aiïeclion a paru .luel.iucfo.s liéréditaire.

En raison de colle iiicertiludo, le tniUcment doil être base sur la constitulion du malade, cl sur les ciironslances qui p.iraisseiit avoir déterminé ou qui accompagnent la maUitlio.

Des émissions sanguines locales, des révulsifs, un Irailcmnil (iiaphorélique(uiapénlif,ont été parfois utiles. 0 .uilres

SIMULATION d'uNI' AMAUROSIÎ.

ois, on a eu recours avec prolit à un régime tonique, au fer, aux bains chauds, au séjour cà la campagne, etc. L'iodure lie potassium, le lactate de zinc, le nitrate d'argeat, ont été

iHSsi recommandés.

Tout ce qui se rapport-e- aux amauroses cérébrales ou spinales a été traité dans le chapiti'e de la dégénérescence atrophique du nerf optique (voy. p. 317). •

Il reste à indiquer les moyens dont nous nous servons pour constater la simulation d'une amaurose.

Simulation d'une amaurose.

La simulation de la cécité dans un seul œil peut se découvrir facilement par la méthode de de Graefe. On place devant l'œil déclaré sain un prisme avec sa base en haut ou en bas, et l'on engage le malade à fixer un point noir dessiné sur du papier. S'il annonce voir deux points noirs, il est évident qu'il voit des deux yeux.

En se servant d'un prisme de 10 à 15 degrés avec sa base tournée en dehors, on peut juger de l'existence de la vision binoculaire par la déviation de l'œil en dedans, pendant que le prisme se trouve devant l'œil; et par son retour en dehors au moment môme où le prisme est j-etiré devant l'œil {de Weh).

L' amaurose simulée des deux yeux ne peut être découverte que pai' une étude attentive des mouvements pupillaires, et par la pi'isc en considération du mode de développement prétendu, comparé aux résultats de l'examen oph thalmoscopique.

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