‹ Traité pratique des maladies des yeux [electronic resource]Chapitre 82 sur 160 · COUPS ÉTRANGERS DANS LE CORPS VITRÉ · texte numérisé non relu

COUPS ÉTRANGERS DANS LE CORPS VITRÉ

Lorsqu'un corps étranger (grain de plomb, éclats de ca| suie, fragments de fer, de pierre ou de verre) pénètre danM s le corps vitré, et que la lésion des parties qu'il a atteinl|=^ ^ avant de s'arrêter, n'empêche pas l'examen du uidieu l'œil, nous pouvons diagnostiquer sa présence, du moins peO de temps après l'accident, soit par l'ophthalmoscope, soitpaM l'examen endoptique (voy. plus haut page 3/i5), soit enlm pan l'état fonctionnel, et surtout par l'exploration du champ visueU Au bout de quelque temps, il disparait souvent au mihç|a des troubles inflammatoires que sa présence provoque, soi» qu'il s'entoure d'une membrane kystique, au miheu de la., quelle on peut le reconnaître pendant quelque temps encore^ par son retlet jaunâtre métallique, soit qu'il provoque immg^ diatement unehyalite suppurative.

Une fois enkysté, le corps étranger peut rester quelquelois^même longtemps, sans empêcher les fonctions de 1 œiL Lependant cette immunité de l'organe blessé n est janais sure^ car on l'a vue se perdre (probablement par des deplacemeiila du corps étranger enkysté) ;\ une époque tres-eloignec da

l'accideut. i • „ A'aa>

Enli.i, il ne laudrail pas oublier que la P'-c^C"^c corps étranger dans l'œil menace 1 autre d'il d une anetliO»i

sympalhifiue. . . , . - .

l>our toutes ces raisons, il importe toujours, après la peiu tration d'un corps étranger dans le crps vitre, l'extraction n'est i.as possible. Si l'on est assey. heureux pou le trouver encore entre les lèvres de la plaie, on peut, a l.esoin, aerandir celle-ci, pratiquer l'eviraclion, appliquer m

• • œiU'S ÉXKA.MlEnS JIA.\.S LIi CUlU'S VJTllÉ. 'àU^J

l)andeaii contentif, et instituer le traitement exigé par la lésion (compresses fraîches, atropine, etc.).

Si le corps étranger se trouvedéjà danslecorps vitré, et que nous nous décidions à opérer à cause de sa nature et du danger que sa présence occasionne pour les deux yeux, il faut nous éclairer sur son siège exact par l'ophtlialmoscope, et en explorant la surface de la sclérotique à l'aide d'un stylet bou- (onné. Si nous rencontrons un endroit particulièrement douloureux, le corps étianger se trouve probablement dans la région correspondante du corps vitré {de Gruefe). D'ailleurs, la situation de la plaie extérieure, le trajet du corps étrangei' et même un sondage prudent de la plaie doivent faciliter ces leclierches.

Le mode opératoire dont on se sert pour l'extraction de ces corps étrangers varie selon leur siège plus précis. S'ils sont logés dans la partie inférieure du corps vitré et assez loin (lu cristallin, on fait bien de pratiquer à l'endroit correspondant au siège du corps étranger, et à quelques millimètres de distance de l'équateurdu globe, une grande incision de la sclérotique, d'un centimètre et demi d'étendue à peu près. Cetle incision doit. être dirigée parallèlement au bord de la cornée, et traversant naturellement le corps vitré. Cette opération se fait facilement avec un couteau à cataracte; il faut seulement choisu- les points de ponction etdecontre-ponctiou de manière à ne pas intéresser un muscle tout entier dans la section Si cette dernière doit avoir plus d'étendue que 1 intervalle entre deux muscles droits, il vaut mieux couper en partie les deux muscles droits les plus voisins, mais aucun d eux entièrement. De Graefe, qui a formulé ces conseils, est également d'avis de retracer l'incision, si le sié-e du corps étranger le permet, à l'endroit où celui-ci a pc°nétré dans la sclérotique, et de suivre pour Tintroduction de tous |^^^y"struments le même chemin que le corps étranger a

L'incision scléroticalc faite, il faut provoquer, par une légère pression sur le globe oculaire, le prohq.sus du coi'ps vili'e, et pour jieu que notre incision soit rapprochée du corps étranger, on voit se présenter ce dernier dans la i)laie nu dans le voisinage de la plaie. D'autres fois, on perçoit d'abord Jts masses opaques <|ni l'enveloppent habituellement, et nue lions iHMivons saisir lacilen.enl avec despinces, et ramener an

MKVHK.

350 MALADIES UU œKl'S VlXKli.

Lorsque le corps étraugcf, cnlouré des opacités du corps vUré se trouve immédiatement derrière le cristallin, il est préférable d'employer pour son extraction l'incision ineau'e nérinhérique avec iridectomie et extraction du cristalhu, en mo le pratiquer l'opération telle qu'elle a été indiquée ^Ivds Graefe p^ur l'extraction des cyst.cerques du corps i vitré, et dont nous parlerons plus loin.

L'opération que nous venons de décrire trouve enc^jre soû^ application dans les cas où, après l'abaissement de la catai^d^ li^crisMUa déplacé devient le pomt de départ d je aflcc^ tion inflammatoire de l'œil qui, par son '"«^'^"^.«^^'^.^^ -énérale ou sur l'autre œil, peut rendre necessau^ l nten îion hirurgicale. Lorsqu'on aperçoit alors le f - y;:"^;^^ , dans la partie inférieure du corps vitre, on peut entei so| SLcSoi, soit par la simple incision -léroUcaW-^ rèoles déjà indiquées, soit par une mcision Imeaiie pa| ■ .hiiquelvec iriJectomie. Si l'on choisit ce dern>^- pro^ l faudra, après les deux premiers temps de 1 op^iatioi . se? i-vk d'une^urette ou d'un crochet, pour amener lecnstallin au dehors.

Cysticergues du corps vitré. - Lorsqu'on l'occasion d'observer le développement du cysticerque avant son ent dans le corps vit é, ou aperçoit dans le fond de l œil une 0 a i ul grisàti4 siégeLit entre la rétine et la ch^oid^.

;Sq '^^^de^r ' in;;::iptibies. E"f-.^^;^Pî^::;.,^::f:r

l'u'iiico iustiu'à In mcnilmuic lijnloide, il so i Jclailii m

n'auU-CB Ibis 1.1 vésicule se <Ut1«cc sou> l i lolim . <lf pVXil lo décollcmcnl, poiToie, cello im-ml.miio ol s iH hafl»

;:'™Vr.mi,o .l'une vésicile l™-!;»-"'' ^ : ' „ui n-vèf vers si-Dérii-hérie, une nuance blanchalu. un

' ;.;,;,sè pie. 'i,yil.ii.,..e); .... ; «

la lële el le e.ol, lanlèl s'..va.Ke..l. m

dans la vésicule.

Page 1