CYSTICERQUES DU CORPS VITRÉ
Dans les périodes ultérieures, le diagnostic du cysticevque peut devenir difficile à cause des opacités du corps vitré. Ces opacités sont caractéristiques; elles se présentent comme des inendjranes ininterrompues de structure diaplraiie (de flraefe). EUes forment un système de rideaux ou de voiles inultiples, dont les replis se présentent à l'ophthalmoscope ommedes sillons ou des stries foncées dont la configuration - arie avec les mouvements de l'œil.
Les troubles visuels se composent, au début, d'une interruption fixe, nettement limitée du champ visuel, sous forme d'un globe noir, et qui se complique plus tard d'un nuage plus étendu.
La maladie, abandonnée à elle-même, conduit à l'iridocyclife chronique avec des exacerbations périodiques, et finalement à l'atrophie de l'œil. Quelquefois il survient même une panophthalmite purulente avec exoplithalmie. ^ On n'a jamais observé jusqu'ici de cysticerques multiples d'un œil, ni de cysticerque dans les deux yeux du même individu. La présence d'un cysticerque ne parait pas disposer à l'affection sympathique de l'autre œil.
Le cysticerque du corps vitré est assez fréquent dans le nord de l'Allemagne, et beaucoup plus rare dans le raidi de 1 Allemagne, en Suisse et eu France.
La marche spontanée de cette affection, ayant toujours été désastreuse, l'extraction du cysticerque est incontestaldement indiquée.
En cas d'opacités épaisses du corps vitré, il vaut mieux pratiquer l'extraction de la vésicule à travers une incision equatoriale dans la sclérotique (voy. p. 369).
Toutes les fois que l'on peut reconnaître encore l'emplacement que l'entozoaire occupe, de Gmefe, qui certainement a iait le plus grand nombre de ces opérations, conseille en dernier heu la méthode suivante : Le malade étant «,s,sts, on pratique à la partie infériem-e de la cornée r,cv(i'aclion imean-e périphérique (incision, iridcctomie, cyslilomie, ex ■pulsion du cristalhn), selon les j^ègles données dans la description de ce procédé. Ensuite, on pénètre avec le crochet mousse de de Craefe (lig. 81), dans le corps vilré, en se dirigeant vers le cysticoninc. Dos mouvements appropriés,
lappiochent alors Li partie du corps vilré qni renferme 1, cysticerque de plus en plus de la pliie. A mesure , ,. I
352 MAI.ADIKS Di; COHI'S VITHI'.
effet se produit, ce que l'on reconnaît à l'apparition d'opacités jaunâtres, filamenteuses et membraneuses, les mouvements rotatoires du crochet doivent être exécutes plus superficiellement et avec plus de prudence, si 1 on ne veut pas blesser l'entozoairc. Lorsque ce dern.ei- se trouve tout près de la plaie, il vaut mieux retirer entièrement le crochet
FiG. 81. — Crochet mousse de Graefe.
et provoquer l'expulsion du cysticerque par des manœuv e pareilles à celles qui nous servent à faire sortn;la cataracte, c'est-à-dire entre-bâiUer par une légère pression les le^Te3 de la plaie, et appliquer la curette de caoutchouc au ho.d supérieure de la cornée.
PERSISTANCE DE T-'aUTI^-RE UVAT.OÏn!:.
Pendant la vie intra-utérine, l'artère hyaloïde Ira.'ei-se, co^^in^'n sait, le corps -'-/e la papiU. du ner o,..^^ jusqu'à la fossette hyaloïde. Cette artère d.spaïait a la fin do
'''^tsc^ excessivement vares œU'a v,. pors^ pendant toute l'existence. El e se presen o , „t ;
Vvm cordon opaque, entouré d'un ™ " .
oTisàh'C ISuemiscl,); à l'éclan-age oblique, on a '"^ " j . rêcô naî remie coloralion rouge dans ce cordon qu , e\ î cUait peu tendu et présentait dos uZliZeheL). Une autre fois l'artère persistante s altacba.i à une cataracte luxée (Wecfcer).
Pl'.COlJ.F.MRNT PU CORPS VITRK,