‹ Traité pratique des maladies des yeux [electronic resource]Chapitre 85 sur 160 · CATARACTE · texte numérisé non relu

CATARACTE

A. — Considérations GiiNÉnALES.

Lacrttorac^econsislo dans l'oparirication plus ou moins cornplèfedorappareilcristalliiiiou. Au (Icîbul de l'affection, il u'esl pas toujours facile de préciser l'existence et l'éleudac d'un trouble de transparence, sans examen approfondi. Dans ce but, il importe de dilater la pu|)ille à l'aide de l alropine, et dese scrvirde l'éclairage latéral ainsi que du miroir oplillialmoscopique.

A Vcclairivje latéral, les opacités du cristallin présentent une coloration gri.sàtre on lilancliàirc. En exanii-

35() NrAL.uuKS nu cuistaij.in.

liant des vieillards, il Tant prendre garde de ne pas confondre l'aspect phvsiologique du cristallin avec une opaciûcation réelle; car' à un âge avancé le cristallin réaéchit toujours beaucoup plus de lumière, et le noyau prend une teinte jaunâtre. Cependant cette erreur est lacilemenl reconnue, lorsqu'on trouve une force visueUe normale (par • rapport à l'âge du malade), et lorsqu'on trouve la transparence du cristallin, en se servant de l'ophthalmoscope.

Avec le miroir opMhahnoscopique seul et en se servaqt,. d'un faible éclairage, on reconnaît la plus légère opacité, stries ou points qui apparaissent noirs sur le lond rouge de l'œil Ces moyens d'exploration ont mis hors d'usage 1 examen , catoptrique qui consistait dans la recherche des images de Purkinje-Sanson. .

Lorsque l'opacification a envahi une grande partie ou l|Li totalité du cristallin, on la reconnaît à première vue par la. teinte grisâtre ou blanchâtre delà pupille. On ne pourrait I confondre alors la cataracte qu'avec des dépôts plastiques • dans le champ pupiUaire {cataracte fausse); mais dans ce^ dernier cas l'iris est adhérent, d'un aspect anormal, et nous, chercherions en vain l'ombre projetée par le bord pupiliaire ■ de l'iris sur lé cristallin. L'étendue de cette ombre est eni rapport direct avec la distance qui sépare la cataracte de.'

^'lcs troubles visuels varient avec la forme et le siège précis des opacités du cristallin. Lorsque l'opacification a débuté au centre, le malade verra mieux dans des heux^ sombres et dans toutes les circonstances ou la pupille se dilate; le contraire aura lieu quand l'opac.le se trouve a la nérinhérie dii cristallin. . . ,^

' Les malades accusent souvent dans les premiei-s temps d la polyopie; les objets apparaissent entoures d ime ga c. m^ d'un nuige, et ce trouble augmente msens.bleme t e kute nu^nt pendant des mois ou des années, jusqu a ce .juc 1 a.ii ne distingue plus que le jour et la mut.

La marche des cataractes est lion faite de quelques formes particulières (cataract .on^ nitales, traumatiques, etc.), ropacdicalion «^'^ ;^ ! l^^^ li„ chez les individus avances en âge: ses r^V^'^s !, on moins lents ; quel.,nefois même elle parait „;,ire. Oi.emi.Mtelle llnil presque toujours par occup. i

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